Érosion dentaire : QUELS CONSEILS POUR PRÉSERVER SON CAPITAL ÉMAIL ?

Publi rédactionnel réalisé par le département conseil & communication du Le Moniteur des pharmacies en partenariat avec Elmex

Peu connue du grand public, l’érosion dentaire évolue silencieusement mais de façon irréversible. Des messages précoces d’éducation permettent de freiner le processus et de conserver un état fonctionnel et esthétique optimal des tissus. Des conseils d’hygiéno-diététiques et des produits adaptés sont les meilleures armes de prévention à l’officine.

L’érosion dentaire

Qu’est-ce que c’est ?

L'érosion dentaire est une usure de l’émail qui, à l’état sain, recouvre la totalité de la couronne.

1/3 de la population occidentale en présente des signes (1)

De plus en plus fréquente(1)

  • Les études montrent une expansion du phénomène, liée à de nouvelles habitudes de consommation.
  • Toutes les tranches d’âge sont concernées, sur les dents temporaires comme les définitives.

Longtemps silencieuse mais irréversible

  • L'émail est un tissu insensible et inerte : son érosion ne provoque pas de signe d'alerte avant un stade avancé et il ne se répare pas spontanément.

schéma d'un email

Focus sur l'émail

Composition : Tissu le plus dur, minéralisé à plus de 95% : cristaux d'hydroxyapatite (phosphate de calcium), ions chlorures, fluorures, potassium ...
Fonctions : Protège les tissus sous-jacents sensibles, participe à la mastication par sa grande résistance aux contraintes mécaniques.

Quelles sont ses causes ?

  • L'érosion est un processus chimique dû à une exposition excessive de l'émail à des substances acides.
  • En cas d'attaque acide, la salive joue un rôle tampon qui neutralise les ions acides et protège l'émail : lorsque les attaques sont prolongées ou répétées, ce rôle protecteur est dépassé, les minéraux de l'émail se dissolvent, provoquant une perte progressive de tissu .
Principales situations à risque

Exposition excessive de l’émail à des acides d'origine extrinsèque ou intrinsèque ou diminution du débit salivaire

Aliments et boissons acides : fruits, légumes, jus d’agrumes, vinaigre, alcool... La consommation croissante de boissons gazeuses acides (sodas avec ou sans sucres, eaux...) est particulièrement incriminée.
Quel pH pour quelle boisson ?
Vomissements chroniques de la grossesse, reflux gastro-oesophagiens induits par des traitements ou provoqués lors de troubles alimentaires (boulimie, anorexie...).
Médicaments acides comme l’aspirine ou la vitamine C, en particulier les formes effervescentes.
Sportifs : les nageurs réguliers exposés au pH acide de l’eau chlorée, mais aussi par leur alimentation (consommation de boissons énergisantes acides, sécheresse buccale liée à l’effort).
Travailleurs exposés aux produits chimiques acides, oenologues...
Diminution du débit salivaire : vieillissement, déshydratation, pathologie des glandes salivaires, radiothérapie... Certains médicaments : anticholinergiques, neuroleptiques, antihypertenseurs...

Quelles sont ses conséquences ?

Esthétiques

Les dents perdent de leur brillance, elles peuvent présenter des zones translucides, notamment au bord des incisives, ou jaunies lorsque la dentine est dénudée.

Fonctionnelles

L’érosion des pointes des cuspides (protubérances sur la face des molaires et des prémolaires) peut altérer les capacités masticatoires.

Physiopathologiques

Lorsque la dentine est mise à nue, une hypersensibilité dentaire apparaît, en particulier au froid et au chaud.

Le saviez-vous ?

L’érosion dentaire à un stade avancé nécessite des traitements invasifs de restauration (facettes, couronnes...)

Sources
(1) Prévalence des lésions d’érosion sur l’émail dans différents pays, différentes populations et différents groupes d’âge (sélection d’études d’après Jaeggi & Lussi 2006).
(2) Dentifrice elmex Opti-émail vs dentifrice ordinaire Naf. Bain de bouche elmex Opti-émail Professional vs bain de bouche NaF 500 ppm. (3) Par rapport au dentifrice placebo (sans ion stanneux, sans fluorure). Données internes. (4) Par rapport à la solution dentaire placebo (sans ions stanneux, sans fluorure) (p ≤ 0,001). Ganss C, et al. Dent Res 2010;89:1214-1218