Publi-rédactionnel réalisé par le département Conseil & Communication du Moniteur des pharmacies pour SANOFI

Dermatite atopique :
face au fardeau de la maladie, votre rôle évolue

La dermatite atopique, aussi appelée eczéma atopique, est une maladie inflammatoire chronique de la peau due à une anomalie de la réponse immunitaire et une déficience de la barrière cutanée. Sa physiopathologie est complexe et son origine multifactorielle, à la fois immunologique, environnementale, génétique et liée au microbiome(1, 2).
La dermatite atopique est une affection fréquente : elle touche environ 2 millions d’adultes et 1,6e million d’enfants et d’adolescents(3, 4, 5).

Prendre conscience du fardeau de la maladie

La dermatite atopique est une maladie chronique globale qui ne se limite pas à la peau. L’eczéma altère la qualité de vie du patient dans son ensemble, d’où la notion de fardeau de la maladie.

Chez l’adulte

Chez l’adulte atteint de dermatite atopique modérée à sévère((6) : près de 9 patients sur 10 souffrent de prurit quotidiennement ; près de 1 patient sur 2 a un sommeil perturbé 5 à 7 nuits par semaine ; près de 1 patient sur 2 présente des symptômes d’anxiété et/ou de dépression.

Chez l’enfant et l’adolescent

Chez l’enfant et l’adolescent atteints de dermatite atopique modérée à sévère(7) : 86 % des enfants évitent au moins une activité quotidienne en période de crise ; près de 1 adolescent sur 3 est victime d’intimidation à cause de sa dermatite atopique.

Un traitement pour chaque patient

La DA est une maladie chronique, les traitements visent à un contrôle optimal de la maladie et à l’amélioration de la qualité de vie du patient. Plusieurs traitements sont disponibles en fonction de la sévérité de la maladie. Des recommandations spécifiques différenciant l’adulte et l’enfant existent et nous vous invitons à les consulter(8).

Dermatite atopique sévère
Hospitalisation - Traitements immunosuppresseurs - Biothérapies
Dermatite atopique modérée
Traitement au long cours avec inhibiteurs de la calcineurine topiques ou dermocorticoïdes de classe II ou III - Wetwrapping - Photothérapie - Soutien psychologique - Climatothérapie
Dermatite atopique légère
Traitement d’attaque avec dermocorticoïdes de classe II ou, selon la localisation des lésions : inhibiteurs de la calcineurine topiques - Antiseptiques locaux dont ceux à base d’argent - Inhibiteurs de la PDE4 topiques
Mesures générales
Programmes d’éducation thérapeutique - Émollients - Bains d’huile - Éviction des allergènes cliniquement pertinents confirmés par des tests allergologiques

Cependant, de nombreuses personnes souffrent d’une dermatite atopique non contrôlée malgré le recours à un ou plusieurs traitements. Une étude montre que près de 3 patients sur 5 n’obtiennent pas une réponse satisfaisante selon les professionnels de santé(9).

Quelle place pour le pharmacien ?

1

Comprendre la maladie et ses traitements afin de pouvoir conseiller au mieux les patients.

Au comptoir, il est important d’informer les patients et de lutter contre les idées reçues :

non
la dermatite atopique n’est pas une maladie contagieuse, allergique ou uniquement liée au stress.
oui
la dermatite atopique est une maladie qui fait souffrir physiquement et psychologiquement, notamment dans sa forme sévère.
2

Accompagner les patients.

Le pharmacien peut donner des conseils pratiques au quotidien(8), comme par exemple bien hydrater sa peau en utilisant des émollients, de préférence après la douche. En parallèle, le pharmacien peut proposer à son patient de vérifier que sa dermatite atopique est bien contrôlée grâce au score ADCT(10).

3

Orienter les patients dans le système de soins.

Suite au score ADCT, le pharmacien peut identifier les patients dont la dermatite atopique est insuffisamment contrôlée, afin de pouvoir les orienter vers leur médecin. La liste des centres experts dans la prise en charge de la dermatite atopique est disponible sur les sites : www.programme-melinda.fr et www.dermatite-atopique.fr

Bibliographie :
(1) Weidinger et al. Lancet. 2016.
(2) Hello M et al. Rev Med Interne. 2016.
(3) Barbarot S, et al. Allergy. 2018.
(4) INSEE. https://www.insee.fr/fr/statistiques/5007688?sommaire=5007726. Consulté le 20 avril 2022.
(5) Silverberg J, et al. Annals of allergy, Asthma & Immunology. 2021.
(6) Simpson EL et al. J Am Acad Dermato. 2016.
(7) Zuberbier, et al. Journal of Allergy and Clinical Immunology 2006.
(8) Wollenberg A, et al. JEADV 2020.
(9) Wei W et al. The Journal of dermatology. 2018.
(10) Pariser DM et al. Curr Med Res Opin. 2020.
7000038084A - 05/2022