NUTRITION INFANTILE A L’OFFICINE :
CONNAITRE LES BESOINS, ORIENTER VERS LES PRODUITS ADAPTES, NOURRIR LE MICROBIOTE INTESTINAL
espace proposé par le département conseil & communication du Moniteur des pharmacies et Biostime

Lieu privilégié des jeunes parents, l’officine a un rôle à jouer dans la promotion de conseils nutritionnels adaptés aux tout-petits. Considérable entre 0 et 3 ans, leur croissance est dépendante de leur alimentation : en couvrant de façon adéquate leurs besoins, la nutrition optimise un développement staturo-pondéral, psychomoteur et cognitif harmonieux.

Quoi de neuf pour l’alimentation de bébé en 2020 ?

Avec une nouvelle législation entrée en vigueur, l’année 2020 marque un tournant dans la qualité des laits infantiles. La marque Biostime met en conformité ses formules mais saisit également cette opportunité pour les améliorer et ainsi encore mieux répondre aux besoins des tout-petits.

Une nouvelle législation entre en vigueur

Depuis le 22 février 2020, une nouvelle législation (1) concernant les laits infantiles 1er et 2e âge est entrée en vigueur. A la lumière des dernières données scientifiques, elle ajoute, restreint ou augmente les teneurs de certains composants de ces préparations.

Repères

D’où vient-elle ?
- Rigoureusement encadrée par les réglementations européennes et françaises, la composition qualitative et quantitative des laits infantiles, leur innocuité et leur adéquation aux besoins selon l’âge sont fondées sur des recommandations scientifiques qui doivent évoluer avec les connaissances les plus récentes.
- Dans ce cadre, la Commission européenne a demandé à un groupe d’experts de l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) sur les produits diététiques, la nutrition et les allergies (NDA) d’intégrer les dernières données scientifiques pour émettre un avis sur la composition essentielle des préparations pour nourrissons et des préparations de suite.
- Rendu en 2014, cet avis (2) est la base d’une nouvelle législation adoptée en 2016 (1) et de nouveaux règlements européens encadrant les laits infantiles 1er et 2e âge.
- Depuis le 22 février 2020, date d’entrée en vigueur fixée par la législation, toute nouvelle production de lait infantile par les fabricants doit être mise en conformité.

Le DHA* devient un ingrédient obligatoire dans les formules infantiles

Pour que les nourrissons nourris au lait infantile reçoivent des quantités de DHA* similaires à celles du lait maternel, tous les laits 1er et 2e âge doivent désormais obligatoirement apporter du DHA* à raison de 12 à 35 mg/ 100 ml (1).

* DHA : acide docosahexaénoïque

Repères

Le DHA*, qu’est-ce que c’est ?
Le DHA (acide docosahexaénoïque) est un acide gras polyinsaturé à longue chaîne de la famille des oméga-3. Il doit être apporté par l’alimentation car il est synthétisé en quantités insuffisantes par l’organisme pour couvrir l’ensemble des besoins du bébé (3).
A savoir : Le DHA* est naturellement présent en quantité suffisante dans le lait maternel lorsque la mère suit un régime alimentaire classique (3).

Quel est son intérêt ?
Le DHA* est un composant structurel du cerveau et de la rétine. Une carence chez le nourrisson augmente le risque de retard cognitif et des troubles de la vision (4).

Le saviez-vous ?

Consciente de l’importance du DHA* dans le développement cérébral des tout-petits, la marque Biostime intégrait déjà cet ingrédient dans chacune de ses formules de lait infantile dès son lancement en 2018.
Conformément à la nouvelle réglementation, les nouvelles formules Biostime proposent des teneurs en DHA* augmentées pour atteindre les niveaux obligatoires.

Téléchargez les fiches produits des laits Biostime

L’ajout d’ARA** en présence de DHA* n’est plus obligatoire mais il est recommandé par des experts

Dans l’ancienne législation européenne de 2006 (5), les formules contenant du DHA devaient ajouter de façon concomitante de l’ARA** dans un rapport de 1:1. Pour la nouvelle réglementation, le groupe scientifique n’a pas renouvelé cette recommandation. L’ajout d’ARA** n’est donc plus obligatoire en 2020.

**ARA : acide arachidonique

L’absence d’obligation de l’ajout d’ARA** en présence de DHA* dans les formules n’a pas été accueillie unanimement de façon positive. Certains experts appuient notamment leur désaccord sur les observations des études précliniques et cliniques qui suggèrent de meilleurs résultats cognitifs lorsque le DHA* et l'ARA** sont associés dans les préparations pour nourrissons (6, 7, 8, 9). Il a notamment été ainsi montré un temps de concentration plus long et un développement accéléré des capacités à apprendre des nouvelles règles pour les enfants recevant des formules infantiles avec un ratio DHA* : ARA** de 1:1 ou <1 (10,11).

L’apport conjoint de DHA* et d’ARA** dans les formules infantiles est recommandé par des experts (3, 6, 7, 8). Ainsi certains demandent de privilégier les formules enrichies en DHA* et ARA** chez le nourrisson non allaité (3).
A savoir : Chez l’enfant plus âgé, lors de la diversification alimentaire, il est important d’inclure en quantités adéquates des huiles végétales, des œufs, de la viande et du poisson qui sont autant de sources en acides gras essentiels, DHA* et ARA** (3, 12).

Repères

Qu’est-ce que c’est ?
L’acide arachidonique (ARA) est un acide gras de la famille des oméga 6. A l’instar du DHA, sa synthèse par l’organisme peut être insuffisante pour couvrir tous les besoins du nourrisson. L'ARA s'accumule dans le cerveau au cours des 2 premières années de la vie et est fourni par le lait maternel (6,8).

Quel est son intérêt ?
L’ARA participe au développement cérébral de l’enfant, notamment à la myélinisation des fibres nerveuses (3, 10, 11). Au-delà des fonctions neuronales, il est un précurseur des eicosanoïdes, molécules impliquées dans la régulation des réponses immunitaires (3). Il est également retrouvé dans d’autres tissus comme le cœur et les muscles (13).

Le saviez-vous ?

Depuis son lancement en 2018, la gamme Biostime intègre dans ses formules du DHA* et de l’ARA**. Les nouvelles formules de lait infantile Biostime 1er âge et AR 1er âge, contiennent de l’ARA** en plus du DHA* dans un rapport 1:1.

D’autres changements sont notables

Parmi les autres changements de la réglementation 2020, on retient :
- la réduction de la limite supérieure de la teneur en protéines de 3,0 à 2,5 g/100 kcal. Des preuves suggèrent en effet un apport protéique supérieur aux exigences chez les enfants européens.
- des évolutions dans les teneurs imposées d’autres acides gras essentiels (acide linoléique et alpha linolénique) et de certains micronutriments (minéraux et vitamines) pour être plus proche du lait maternel.

La gamme Biostime optimise ses formules

Au-delà des changements requis par la nouvelle législation, la gamme Biostime saisit l’opportunité pour améliorer la composition de ses formules.

Des GOS1 Bio pour un effet symbiotique avec les ferments lactiques Bifidobacterium infantis.

La marque Biostime, profitant de la mise à disposition de sources organiques de GOS1, répondant au cahier des charges bio et dont l’effet prébiotique est reconnu (14), les utilise dorénavant comme sources de fibres dans ses nouvelles formules2.

1 GOS : galacto-oligosaccharides 2 Hors formules AR

Repères

GOS1, qu’est-ce que c’est ?
- Les fibres galacto-oligosaccharides (GOS) sont des oligosaccharides composés de sucres simples non assimilables par l’intestin grêle. Ils sont synthétisés à partir du lactose contenu dans le lait. Ils appartiennent aux substances dites prébiotiques qui servent de substrat énergétique aux bactéries probiotiques. Ils permettraient ainsi le bon développement du microbiote intestinal (15).
- Ajoutés aux probiotiques dans les formules infantiles, ils ont une action symbiotique qui favorise le bon développement du système immunitaire et une bonne digestion (16).

Le saviez-vous ?

Les nouvelles formules de lait infantile Biostime contiennent toujours des ferments lactiques Bifidobacterium infantis, prédominants dans le microbiote des bébés allaités (17). Associés aux GOS bio, ils ont un effet symbiotique.

Et toujours... les points forts de la gamme

Un profil lipidique de qualité grâce à la crème de lait1

Dans toutes les formules Biostime, l’huile de palme est remplacée2 par la crème de lait bio d’Isigny Sainte-Mère, riche en SN2-palmitate (la forme d’acide palmitique la plus représentée dans le lait maternel) (18). La crème de lait est aussi source naturelle de MFGM3 présentant une densité élevée en composés bioactifs (4).

1 Conformément à la réglementation en vigueur 2 Pour favoriser l’agriculture française 3 MFGM : Milk Fat Globule Membrane (membrane des globules gras du lait)

Téléchargez le remis scientifique
« Un apport lipidique de qualité grâce à la crème de lait »

> Des engagements pour la nature

1. Respect du mode de production Bio, sans pesticides et fongicides interdits, sans OGM.
2. Lait et crème de lait en circuit court et 100 % normand : le lait utilisé provient exclusivement de 33 fermes bio de la Coopérative d’Isigny Sainte-Mère. La collecte se fait dans un rayon de 100km autour de la coopérative
3. Sans huile de palme*

*Pour favoriser l’agriculture française

En savoir plus sur les engagements de Biostime



(1)
Règlement délégué (UE) 2016/127 de la commission du 25 septembre 2015 complétant le règlement (UE) no 609/2013 du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les exigences spécifiques en matière de composition et d'information applicables aux préparations pour nourrissons et aux préparations de suite et les exigences portant sur les informations relatives à l'alimentation des nourrissons et des enfants en bas âge
(2)
« Scientific Opinion on the essential composition of infant and follow-on formulae ». EFSA Panel on Dietetic Products, Nutrition and Allergies. EFSA Journal, 2014. 12(7): p. 3760.
(3)
« Pourquoi doit-on craindre les carences lipidiques en pédiatrie ? » Tounian P., Bellaïche M., Legrand P. Réalités pédiatriques 2019; 232:29-33
(4)
« Human Milk Lipids» Kozelto B. Ann, Nutr Metab 2016; 69 (suppl 2):28- 40
(5)
Directive 2006/141/CE de la Commission du 22 décembre 2006 concernant les préparations pour nourrissons et les préparations de suite et modifiant la directive 1999/21/CE
(6)
« Arachidonic acid needed in infant formula when docosahexaenoic acid is present. » Brenna, J.T. Nutr Rev, 2016. 74(5) : p. 329-36
(7)
« Should Infant Formula Provide Both Omega-3 DHA and Omega-6 Arachidonic Acid? » Koletzko B. et al. Annals of Nutrition and Metabolism, 2015. 66(2-3): p. 137- 138
(8)
« An update on adding docosahexaenoic acid (DHA) and arachidonic acid (AA) to baby formula » Tai EK et al. Food & Function, 2013. 4(12): p. 1767-1775
(9)
« The European Food Safety Authority recommendation for polyunsaturated fatty acid composition of infant formula overrules breast milk, puts infants at risk, and should be revised. » Crawford MA et al.
(10)
« Long-chain polyunsaturated fatty acid supplementation in infancy reduces heart rate and positively affects distribution of attention » Colombo J et al. Pediatr Res. 2011; 70(4): 406–410.
(11)
« Long-term effects of LCPUFA supplementation on childhood cognitive outcomes » Colombo J et Al. Am J Clin Nutr. 2013 Aug;98(2):403-12
(12)
« Estimated Dietary Intakes of Arachidonic Acid and Docosahexaenoic Acid in Infants and Young Children Living in Developing Countries » Forsyth S et al. Ann Nutr Metab 2016; 69 : 64-74
(13)
« The Essentiality of Arachidonic Acid in Infant Development » Hadley KB, et al. Nutrients 2016; 8(216):1-47
(14)
« Prebiotic effect during the first year of life in healthy infants fed formula containing GOS as the only prebiotic: a multicentre, randomised, double-blind and placebo-controlled trial » Sierra C et al. Eur J Nutr. 2015; 54(1): 89-99
(15)
« Galactooligosaccharides: Novel Components of Designer Foods » Sangwan V et al. Journal of Food Science 2011; 76(4): R103-R111
(16)
« The First Microbial Colonizers of the Human Gut: Composition, Activities, and Health Implications of the Infant Gut Microbiota » Milani C et al. Microbiol Mol Biol Rev [Internet]. 2017;81(4):1–67
(17)
«Diversity of Bifidobacteria within the Infant Gut Microbiota» Turroni F, Peano C, Pass DA, Foroni E, Severgnini M, et al. PLoS ONE 2012; 7(5): e36957
(18)
« Place des lipides dans l’alimentation du nourrisson » Guesnet P, et al. Cahiers de la nutrition et de la diététique 2013 ; 20(2):79-87


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