Coureuse de fonds - Porphyre n° 520 du 26/02/2016 - Revues
 
Porphyre n° 520 du 26/02/2016
 

Exercer

C’est vous

Auteur(s) : Vincent Béclin

Au comptoir, sur les chemins ou à vélo, Isabelle accumule les kilomètres au quotidien. Pour son bien-être ou la bonne cause, à l’image de ce raid en Martinique couru à l’automne 2015. À la clé, des fonds récoltés pour une association d’enfants.

Bien dans ses baskets et le sourire vissé aux lèvres, Isabelle mène sa vie à cent à l’heure. Quand on lui propose, en novembre dernier, de remplacer au pied levé une participante au Raid des Alizés, elle n’hésite pas un instant. Pour cette première compétition multisports féminine et solidaire, le cap est mis sur la Martinique. Mais point de plage, de repos ou de balades à l’horizon, ce sont la saison des pluies et diverses épreuves physiques qui l’attendent.

Cela n’effraie pas Isabelle, préparatrice à Metz (57), qui a toujours pratiqué la course à pied : « J’ai fait beaucoup d’athlétisme étant jeune. J’aurais aimé faire sport-études et m’orienter vers un métier du sport, mais finalement j’ai trouvé ma voie à la pharmacie ». Elle s’est remise sérieusement au running il y a trois ans au sein d’un club de la ville : « Je cours de temps en temps en compétition, parfois pour des associations mais aussi pour ma satisfaction personnelle ». Au quotidien, elle a toujours couru également, jonglant entre sa famille et les remplacements, jusqu’en 2008, année où elle a rejoint la pharmacie de la Patrotte : « Ici, c’est très famille, très convivial, tout en respectant le travail ». L’équipe s’est d’ailleurs mise en quatre pour lui permettre de se préparer dans les meilleures conditions.

Un sourire pour récompense

En Martinique, il a fallu camper, lutter contre les éléments, courir, pagayer, grimper ou faire du vélo dans le but de récolter des fonds pour une association. Associée à deux journalistes – Marjorie Beurton du Républicain Lorrain, qui fait partie de son club de course à pied, et Marjorie Michel de Sud Ouest Bordeaux –, Isabelle a apprécié cette « très belle expérience humaine, physique, où il faut aller chercher ses limites ». Elle n’en a pas pour autant oublié son métier : « J’ai pu observer que les postes de secours étaient dotés de matériels pharmaceutiques pour gérer les ‘‘petits bobos’’. Pour disputer ce genre de raid, il faut être bien préparée physiquement et moralement et savoir gérer son alimentation tout au long des épreuves ».

Au final, son équipe a franchi la ligne d’arrivée et empoché 350 euros pour l’association mosellane Les P’tits potos, qui fait participer des enfants handicapés ou des adultes à mobilité réduite à des courses à pied ou à des randonnées au moyen de joëlettes, des fauteuils monoroue tirés et poussés par des coureurs. Une belle récompense : « Quand on voit les sourires des enfants, c’est merveilleux, ils ont la patate ! »

De bon conseil

Depuis, Isabelle poursuit ses activités à l’officine, où elle gère le merchandising, les stocks et un peu de commandes, tout en passant beaucoup de temps au comptoir. « Je travaille dans un quartier sensible où il y a beaucoup de CMU, de réfugiés, d’aide médicale. C’est un peu difficile, notamment à cause de la barrière de la langue, mais intéressant ». La concurrence est également vive avec les Lafayette et autres officines jouant la carte des prix : « Les gens viennent chez nous pour l’accueil, les conseils, c’est gratifiant ».

Et si elle rêve de prendre le départ du marathon de New York, depuis quelques mois, cette préparatrice a ajouté à ses séances de course à pied de la natation et du vélo de route pour disputer des triathlons, avec le soutien de son compagnon et de ses enfants. Décidément, Isabelle n’a pas fini de courir.

Isabelle Hallinger

Âge : 48 ans.

Formation : CAP, mention complémentaire et BP de préparateur.

Lieu d’exercice : Metz (57).

Ce qui la motive : souris à la vie et la vie te sourira ! C’est essentiel pour que la journée se passe bien.

Si vous étiez une titulaire ?

Je serais attentive à ce que tout le monde travaille dans le même sens, avec un maximum de communication.

Si vous étiez une cliente ?

J’attendrais un bon accueil, des conseils donnés avec le sourire et que l’on réponde à mes attentes.

Si vous étiez un médicament ?

Je serais un anticancéreux sans effets secondaires pour soulager les douleurs, trop fréquentes chez nombre de patients.

Pourrez-vous respecter la minute de silence en mémoire de votre consœur de Guyane le samedi 20 avril ?


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