30/03/2016 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
© D. R.

JE QUESTIONNE
Précisez le trouble
« Depuis combien de temps ? », «  Est-ce la première fois ? » et « Avez-vous déjà essayé un traitement ? » cernent la demande du patient.

Evaluez les symptômes
« Ressentez-vous une vive douleur ? », « La lumière vous gêne-t-elle ? », « Est-ce que votre vue a baissé ? » et « Avez-vous reçu quelque chose dans l’œil ? » : une seule réponse positive à ces questions impose une consultation en urgence.
Demandez aussi : « Est-il basé sur un cil ? » et proposez de regarder pour évaluer la prise en charge.

Recherchez d’éventuels facteurs favorisants
« Portez-vous des lentilles ? » et « Prenez-vous d’autres traitements par voie oculaire ? » affinent vos conseils.

J’EVALUE
L’orgelet et le chalazion sont des tuméfactions – augmentations de volume – bénignes des paupières. L’orgelet est un furoncle à la base d’un cil, le chalazion est une boule de graisse dans la paupière (voir encadré Le contexte).
Les orgelets simples, datant de moins d’une semaine et non récidivants peuvent être pris en charge à l’officine. Face à un chalazion, mieux vaut orienter vers un médecin, d’autant plus s’il est gros et récidivant. «  Le traitement médical est efficace dans les premiers jours, explique le Dr Claude Elmaleh, ophtalmologiste et membre de la Société française d’ophtalmologie. Souvent, après seulement une semaine, le chalazion est déjà enkysté ».
En attendant la consultation, qui ne présente pas d’urgence, des conseils peuvent être prodigués. Pour la première visite, un généraliste suffit. En cas de persistance des symptômes malgré un traitement bien suivi, consulter un spécialiste.
En revanche, orienter en urgence vers un ophtalmologue en cas de « oui » aux questions (voir Je questionne).

JE PASSE EN REVUE
Orgelet ou chalazion, le conseil officinal est assez proche : application de chaleur sur les paupières, suivie d’un lavage et d’un éventuel collyre antiseptique en attendant de consulter pour une prescription de collyres anti-infectieux et anti-inflammatoire.

Application
> Pourquoi ?
> Chalazion : la chaleur aide à fluidifier et à drainer la glande obstruée. « C’est le conseil le plus efficace et le moins dangereux que l’officinal peut donner », explique le Dr Claude Elmaleh. Il déconseille de le masser car «  le chalazion pourrait être infecté ». Pour le Dr Marc Timsit, ophtalmologue, « vouloir extraire la graisse d’un chalazion par le massage est illusoire. Non seulement, ce n’est pas vraiment efficace mais, en plus, c’est douloureux. Le massage sera surtout recommandé en prévention en cas de chalazions à répétition ».
> Orgelet : l’application de chaleur accélère parfois la guérison et soulage lorsque l’orgelet est « mûr » – purulent – en favorisant l’évacuation du pus. «  Ensuite, on peut tenter de faire sortir le pus en pressant légèrement dessus mais à condition de bien nettoyer l’oeil par la suite, préconise le Dr Marc Timsit. Par contre, cela est peu utile s’il n’est pas mûr ».
> Comment ?
> Compresses pas forcément stériles, gant/linge de toilette propre imbibé d’eau chaude du robinet.
> Masques chauffants. Thera Pearl (Bausch& Lomb) est une compresse plastique micro-ondable, flexible avec élastique de maintien contenant des perles de polymères sphériques qui absorbent la chaleur – ou le froid – et la restituent pendant vingt minutes.…

> Lire la suite (réservé aux abonnés)
> S’abonner

Encadré : Le contexte
>L’orgelet ou compère-loriot , est une infection d’un follicule pilosébacé situé à la base d’un cil, le plus souvent due à un staphylocoque ; c’est un furoncle.
> Le chalazion est une tuméfaction inflammatoire bénigne liée à l’obstruction d’une ou plusieurs glandes de Meibomius, empêchant ainsi l’évacuation du sébum, irritant. Ces glandes sébacées, au nombre de vingt-cinq à trente et situées dans les paupières, sécrètent une substance lipidique, ou meibum, s’intégrant aux larmes pour éviter leur évaporation au contact de l’air. Leur contenu se déverse par des orifices placés sur le bord libre des paupières.

> Les symptômes sont proches au début : paupière rouge, œdème, douleur...


> Lire la suite (réservé aux abonnés)
> S’abonner

À lire dans Porphyre n° 521 d'avril 2016.




Caroline Bouhala

Réagir à l'actualité

Pseudo :
Vous êtes un professionnel de santé ? Faites le savoir dans vos contributions en affichant le pictogramme "Professionnel de santé certifié" . Inscrivez-vous ou identifiez-vous puis transmettez-nous un justificatif de votre qualité de professionnel de santé (photocopie de carte d'étudiant, de diplôme, de carte de l'Ordre...).


Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation du Moniteur des pharmacies.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.

Allez vous signer la pétition #MonHomeoMonChoix pour le maintien du remboursement de l’homéopathie ?


Solutions

Les médicaments à délivrance particulière

Pour délivrer en toute sécurité

Le Pack

Moniteur Expert

Vous avez des questions ?
Des experts vous répondent !



En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK