Quelle place pour les « salles de shoot » en santé publique ? - 26/06/2015 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
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Quelle place pour les « salles de shoot » en santé publique ?

En stand-by suite à l’avis négatif du Conseil d’état rendu en 2013, le projet de salles de consommation de drogue à moindre risque est relancé suite à l’adoption par l’Assemblée nationale, en avril, du principe de leur expérimentation dans le cadre du projet de loi de santé.

Qu’est-ce que c’est ?
Les salles de consommation de drogue à moindre risque (SCMR), dites « salles de shoot », sont des espaces ouverts au public où les usager s peuvent apporter et consommer des drogues dans un environnement hygiénique, sous la supervision de professionnels de santé et médico-sociaux. Aucune substance n’est fournie aux usagers.

À qui s’adressent ces salles ?
Aux usagers majeurs de stupéfiants et autres substances, notamment consommées par voie intraveineuse. Le dispositif vise les toxicomanes désociabilisés, qui consomment dans des lieux publics dans des conditions d’hygiène précaire et ne peuvent/veulent accéder aux centres d’aide et de soins. Ils ne pourront y être poursuivis pour usage et détention illicite de stupéfiants dès lors que la quantité détenue est limitée à l’usage personnel.

Quels sont leurs objectifs ?
Ces salles s’inscrivent dans la politique publique de réduction des risques, c’est-à-dire l’ensemble des dommages sociaux et sanitaires liés à l’usage de drogue. Elles visent à limiter le risque d’overdoses, d’infections liées aux injections (hépatites B et C, VIH) en fournissant des conditions d’hygiène et le matériel d’injection stérile, et à favoriser l’accès aux soins. Le personnel informe sur les modalités de consommation, les mesures d’hygiène et les comportements à risque d’infection mais n’a aucune participation active aux gestes d’injection. Les salles visent aussi à réduire les nuisances liées à la consommation dans l’espace public (seringues usagées, regroupements…).

Quelles sont les craintes exprimées ?

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Repères
> 2012 : projet associatif de création d’une salle soutenu par la mairie de Paris.
> 2013 : accord du Premier ministre, préparation d’un décret soumis pour avis au
Conseil d’État, qui estime que le projet n’est pas conforme à la loi de 1970 (interdit et pénalise l’usage de stupéfiants) et qu’il nécessite un cadre légal.
> avril 2014 : l’Assemblée nationale adopte le principe de l’expérimentation de salles de consommation à moindre risque (SCMR) dans le cadre du projet de loi de modernisation du système de santé.

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À lire dans Porphyre n° 514 de juillet/août 2015




Anne-Gaëlle Harlaut

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