VIVE LE « SLOW PHARMACIE » ! - Pharmacien Manager n° 231 du 01/03/2023 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Pharmacien Manager n° 231 du 01/03/2023
 

QUOI DE NEUF ?

Auteur(s) : F.C.

Titulaire à Villeurbanne (69), Barbara Le Boënnec a professionnellement une seule ambition « redonner ses lettres de noblesse à la pharmacie, revenir sur le cœur du métier et en être fière ». Pour cela, elle entend créer une communauté sur le réseau social LinkedIn autour de ses convictions : cibler les patients chroniques pour mieux les prendre en charge. La preuve que son modèle fonctionne, la pharmacie Tolstoï, dont elle est titulaire depuis 2010, dégage une rentabilité meilleure que la moyenne : « Mon EBE [excédent brut d’exploitation, NdlR] est de 16 % hors rémunération du titulaire, contre 12 % en moyenne. Mon chiffre d’affaires (CA) de 1,4 M€. L’officine fonctionne avec un équivalent temps plein (ETP) pour 600 K€, contre 300 K€ en moyenne. Chaque vente me rapporte 16,50 €, contre 10 € en moyenne… Comment ? Je simplifie l’offre, uniquement pour le patient malade. Cela me fait gagner du temps [pas de parapharmacie à gérer par exemple, NdlR] et de l’énergie », égrène-t-elle. Le modèle, baptisé « Pharmacie CSP », comme « Conseil, Santé, Prévention », repose sur des questionnaires préétablis pour le suivi des patients et l’observance (la pharmacie consacre, en moyenne, 5 heures par an à ces derniers), mais aussi sur l’optimisation du back-office grâce à l’automatisation des commandes (un médicament délivré est immédiatement recommandé pour éviter les manquants).

Barbara Le Boënnec commence à communiquer sur ce modèle sur LinkedIn, où elle entend partager sa façon de fonctionner. « J’espère que les pharmaciens retrouveront une autonomie pour gérer leur entreprise et ne seront plus sous l’emprise d’un seul discours, celui d’entreprises qui ont des choses à vendre », explique celle qui est associée dans une deuxième officine convertie au modèle et qui est en train d’investir dans une troisième. In fine, la pharmacienne aimerait contribuer à la définition d’un label, qui permettrait à l’Assurance maladie de rémunérer un « pharmacien correspondant » avec des critères tels que la part du médicament dans le chiffre d’affaires, le nombre de passages des patients par an, etc.

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