L’infection à H. pylori d’Hermès Thomas - Le Moniteur des Pharmacies n° 3450 du 28/01/2023 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des Pharmacies n° 3450 du 28/01/2023
 

EXPERTISE

CONSEILS ASSOCIÉS

Auteur(s) : Nathalie Belin

M. Thomas, a déjà souffert de douleurs gastriques calmées par un IPP. Ces derniers mois, elles sont réapparues à distance des repas et parfois la nuit. Un test respiratoire à l’urée marquée a été effectué, diagnostiquant une infection à H. pylori. Un traitement a été prescrit ainsi qu’un nouveau test respiratoire (Helikit) pour le contrôle de l’éradication.

CONSEILS COMPLÉMENTAIRES

Rappeler l’objectif. L’éradication d’Helicobacter pylori passe par un traitement nécessitant des prises pluriquotidiennes qui vise à prévenir la survenue de pathologies graves : ulcère gastrointestinal (10 % des personnes infectées) et cancer gastrique (1 %)*. L’objectif est également une rémission de la gastrite permettant d’arrêter les IPP au long cours.

Expliquer les effets indésirables attendus et possibles. Selles noires (liées au bismuth), diarrhées, nausées ou encore goût métallique (dû au métronidazole) sont très fréquents mais sans gravité, tout comme une décoloration de la langue. L’alcool doit être évité jusqu’à 24 heures après l’arrêt du traitement pour prévenir un effet antabuse. Céphalées, fatigue, somnolence, vertiges peuvent également survenir tout comme une candidose buccale ou génitale. Déconseiller l’exposition au soleil ou prévoir une photoprotection du fait possible de photosensibilisation lié à la tétracycline.

Informer des signes nécessitant l’arrêt du traitement et un avis médical : réactions cutanées sévères (incluant des dermatoses bulleuses), apparition de troubles neurologiques (pouvant suggérer une encéphalopathie liée au bismuth) tels que tremblements, délire, confusion, troubles de la marche, de l’écriture, hallucinations… ou encore fièvre et raideur de la nuque.

* La recherche de Helicobacter pylori, Haute Autorité de santé, 2019.

ACCOMPAGNER LA DISPENSATION

Pylera : les gélules se prennent après chacun des 3 repas et au coucher, de préférence à la suite d’une petite collation. La présence d’aliment augmente le temps de rétention gastrique et donc l’exposition de la bactérie au traitement. Les gélules sont à avaler en position assise avec un grand verre d’eau, surtout le soir pour limiter le risque d’œsophagite liée à la cycline. Pour la même raison, ne pas s’allonger immédiatement après l’administration. Les sels de fer, de calcium, de magnésium sont à proscrire pour ne pas diminuer l’absorption de la cycline. Eviter également les produits laitiers.

Oméprazole : les prises doivent avoir lieu au petit déjeuner et au dîner en même temps que l’administration de Pylera.

Pourrez-vous respecter la minute de silence en mémoire de votre consœur de Guyane le samedi 20 avril ?


Décryptage

NOS FORMATIONS

1Healthformation propose un catalogue de formations en e-learning sur une quinzaine de thématiques liées à la pratique officinale. Certains modules permettent de valider l'obligation de DPC.

Les médicaments à délivrance particulière

Pour délivrer en toute sécurité

Le Pack

Moniteur Expert

Vous avez des questions ?
Des experts vous répondent !