Les salaires sont-ils, selon vous, assez élevés en officine ? - Le Moniteur des Pharmacies n° 3418 du 21/05/2022 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des Pharmacies n° 3418 du 21/05/2022
 

CONTACT

A VOTÉ

Auteur(s) : François Pouzaud

NON MAIS

Eddy Raveneau, titulaire dans le centre-ville d’Angers (Maine-et-Loire), emploie 8 salariés dont 1 adjoint. Groupement : Le Gall ; syndicat : aucun.

Il y a une grande hétérogénéité des niveaux de compétences des salariés en officine. Les collaborateurs qui n’apportent pas de valeur ajoutée et font le minimum sont bien payés par rapport au travail fourni. A l’inverse, les préparateurs et adjoints de qualité ne sont pas assez valorisés. Cette différenciation est compliquée à appliquer car la pénurie de personnel limite le choix de recrues. L’entreprise doit aussi contrôler sa masse salariale dans un condiv où ses marges se resserrent. Il ne faut pas croire que les missions liées au Covid-19 ont permis de constituer un trésor de guerre. Les deux confinements de 2020 ont entraîné une baisse de chiffre d’affaires et de marge que l’on a pu compenser par l’activité de 2021 et le prêt garanti par l’Etat. Il ne reste qu’un petit bonus pour investir dans les salaires et la formation des équipes.

NON MAIS

Elisabeth Troisgros, titulaire d’une pharmacie de quartier à Cap-d’Ail (Alpes-Maritimes), emploie 5 salariés dont 1 adjoint. Groupement : HPI Totum ; syndicat : FSPF.

Les salaires, si on se rapporte à la grille en vigueur, sont effectivement très bas. Mais ils ne reflètent pas ceux réellement pratiqués. Pour fidéliser ses collaborateurs, il faut payer le prix, bien au-delà de la grille qui, de fait, ne sert plus à rien. Elle garde un avantage : lorsqu’il y a une augmentation de la valeur du point, mon expert-comptable l’applique d’office sur les salaires existants sauf avis contraire de ma part. Pour l’instant, c’est tenable car la pharmacie n’a pas été perdante pendant ces deux années de crise sanitaire grâce à la vaccination et aux tests antigéniques. Je croise les doigts pour que ma marge reste ce qu’elle est et puisse supporter l’impact de l’inflation sur les salaires.

NON MAIS

Isabelle Guignard, titulaire d’une pharmacie de quartier à Rochefort (Charentes-Maritimes), emploie 4 salariés dont 1 adjoint. Groupement : P & P ; syndicat : FSPF

Il faut reconnaître que les salaires des coefficients de démarrage pour les préparateurs et adjoints sont un peu bas. Mais cette grille est obsolète et ne veut plus rien dire car au moment de l’embauche, c’est le salarié qui dicte ses conditions. Elle sert encore pour le calcul de l’ancienneté et l’évolution de carrière. Outre le fait d’embaucher au-dessus de la grille deux préparateurs (un avant et un autre pendant le Covid-19), j’ai revalorisé rapidement leur salaire après leur recrutement, mis en place des primes et un comité d’entreprise privatif. C’est le prix à payer pour être certain de pouvoir recruter et conserver un personnel de qualité.

Les résultats de notre sondage

Votez sur lemoniteurdespharmacies.fr

Sur une base de 356 votes

Sondage réalisé du 4 au 11 mai 2022

Vous sentez-vous régulièrement en insécurité dans vos officines ?


Décryptage

NOS FORMATIONS

1Healthformation propose un catalogue de formations en e-learning sur une quinzaine de thématiques liées à la pratique officinale. Certains modules permettent de valider l'obligation de DPC.

Les médicaments à délivrance particulière

Pour délivrer en toute sécurité

Le Pack

Moniteur Expert

Vous avez des questions ?
Des experts vous répondent !