Depuis le couvre-feu généralisé, constatez-vous un accroissement de la fréquentation avant 18 heures ? - Le Moniteur des Pharmacies n° 3356 du 13/02/2021 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des Pharmacies n° 3356 du 13/02/2021
 

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A VOTÉ

Auteur(s) : François Pouzaud

NON

Philippe Pasdeloup, titulaire à Bourges (Cher) d’une pharmacie de centre commercial de proximité (10 salariés dont 2 adjoints). Groupement : Alphega Pharmacie ; syndicat : FSPF ; conseiller ordinal suppléant.

Je n’ai pas remarqué une hausse de la fréquentation avant le couvre-feu. Au contraire, j’observe d’une manière assez évidente une baisse des flux de clientèle dont l’impact n’est cependant pas catastrophique sur le chiffre d’affaires. Ma pharmacie est située dans une petite galerie marchande où le supermarché, le bureau de tabac, la boulangerie, etc. baissent le rideau à 18 h. Cette fermeture avancée est plus préjudiciable à l’activité que le confinement de novembre dernier pendant lequel elle a été normale. Outre le couvre-feu, ce mois de janvier poussif se caractérise par l’absence de pathologies hivernales liée au port du masque et au lavage des mains. C’est une sensation très étrange en cette période, alors que les clients ont le sentiment que nous sommes toujours débordés à cette époque de l’année.

OUI

Martin Paré, titulaire à Bourg-en-Bresse (Ain) d’une pharmacie de quartier (14 salariés dont 4 adjoints). Groupement : Hello Pharmacie ; syndicat : FSPF.

L’instauration de ce couvre-feu par le gouvernement fait que la pharmacie connaît une hyper-fréquentation avant 18 h et qu’il n’y a plus personne entre 18 h et 19 h 30, heure de fermeture de l’officine. La clientèle qui fréquente habituellement la pharmacie en fin de journée s’est reportée sur les horaires d’ouverture de l’après-midi. La répartition des flux est donc différente, sans que cela ne se traduise par une perte de chiffre d’affaires. Et sans que l’on ait donné des consignes particulières à la patientèle, car le client est roi et décide du moment où il souhaite venir à la pharmacie. Le couvre-feu ne change pas grand-chose à cette situation.

OUI MAIS

Caroline Bentolila, titulaire à Labenne (Landes), un gros bourg. Son officine emploie 12 salariés dont 4 adjoints. Groupement : iPharm ; syndicat : USPO.

L’activité s’arrête tous les jours à 18 h, mais à la question « Y a-t-il une affluence accrue avant le couvrefeu ? », je répondrais que cela dépend des jours. Au global, la perte de chiffre d’affaires est de l’ordre de 10 % par rapport à une journée normale où la pharmacie est ouverte en continu. Depuis le couvre-feu, on voit, en effet, plus de monde entre 12 h et 14 h. Le soir, la pharmacie reste ouverte jusqu’à 19 h, on a avancé d’une demi-heure l’heure de fermeture et je m’efforce de libérer mon personnel plus tôt, notamment les jeunes mères. Les heures non effectuées, elles les « redonneront » sous forme d’heures supplémentaires. C’est plus simple que de modifier les contrats de travail !

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