Pas de risque rétinien pour les analogues du GLP-1 - Le Moniteur des Pharmacies n° 3268 du 06/04/2019 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des pharmacies n° 3268 du 06/04/2019
 

Expertise

Autour du médicament

Auteur(s) : YOLANDE GAUTHIER 

Si les bénéfices cardiovasculaires de certains analogues du GLP-1 (glucagon-like peptide-1), en particulier le liraglutide (Victoza), sont établis, il n’en va pas de même pour l’impact de cette classe sur la rétinopathie sévère. De précédentes publications ont en effet montré une fréquence plus élevée de complications rétiniennes avec des analogues du GLP-1. Une étude française conduite par les Assistances publiques hôpitaux de Paris et hôpitaux de Marseille (AP-HP et AP-HM) sur plus de 3 100 diabétiques de type 2 tend à innocenter ces médicaments : 22,8 % des patients ayant une rétinopathie et 18,7 % des patients sans rétinopathie avaient été exposés à un analogue du GLP-1, une différence jugée non statistiquement significative. Le traitement par analogue du GLP-1 n’apparaît donc pas comme un facteur de risque de rétinopathie, mais il n’en va pas de même pour la durée du diabète ou l’HbA1c. Une diminution brutale de l’HbA1c a d’ailleurs été reliée, dans une autre étude, à une hausse de 87 % du risque de rétinopathie, indépendamment des facteurs de risque conventionnels (ancienneté du diabète, hypertension, hyperlipidémie, etc.).§

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