Où l’on reparle du cannabis à usage thérapeutique - Le Moniteur des Pharmacies n° 3263 du 09/03/2019 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des pharmacies n° 3263 du 09/03/2019
 

Expertise

Autour du médicament

Auteur(s) : YOLANDE GAUTHIER 

L’hôpital de la Timone (AP-HM, Marseille, Bouches-du-Rhône) se penche sur les effets du cannabis à usage thérapeutique chez des patients atteints de la maladie de Parkinson. Des données expérimentales ont en effet suggéré que le tétrahydrocannabinol (THC) et le cannabidiol (CBD) pourraient avoir un effet neuroprotecteur et une action positive sur les symptômes parkinsoniens. Sous l’impulsion de la fédération hospitalo-universitaire Dhune, une étude expérimentale va tout d’abord tester différentes combinaisons de THC et CBD, pour n’en retenir qu’une seule qui fera l’objet d’un essai scientifique contrôlé. «   Le dossier est en cours de constitution. L’étude contre placebo inclura 20 patients parkinsoniens ayant déjà été exposés au cannabis de leur propre initiative   », précise le Pr Olivier Blin, directeur de Dhune et chef du service de pharmacologie clinique et pharmacovigilance à l’AP-HM. L’étude pourrait débuter d’ici fin 2019, avec des résultats espérés avant l’été 2020. Elle permettra de définir si les cannabinoïdes sont efficaces sur les signes moteurs (tremblements, rigidité, marche) mais aussi non moteurs (impulsivité, anxiété, dépression, cognition, etc.) de la maladie de Parkinson. Et ouvrira éventuellement la voie à la mise au point de médicaments cannabinoïdes de qualité contrôlée, au rapport bénéfice/risque maîtrisé. «   Nous pourrons peut-être ainsi avoir une approche thérapeutique complémentaire de celle qui agit actuellement uniquement sur les effets moteurs   », s’enthousiasme le Pr Blin.

Dans un autre domaine, une étude américaine a montré les bénéfices du cannabis dans la prise en charge de la douleur chez des sujets âgés de plus de 75 ans : soulagement des douleurs chroniques pour près de la moitié des patients et d’une neuropathie pour 15 %, réduction des troubles du sommeil pour 18 %. Près d’un tiers des personnes indique avoir réduit de ce fait la prise d’antalgiques opioïdes.§

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