Le vote de la semaine - Le Moniteur des Pharmacies n° 3261 du 21/02/2019 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des pharmacies n° 3261 du 21/02/2019
 

VAP

Vote de la semaine

Auteur(s) : PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS POUZAUD 

Payez-vous la cotisation à l’Ordre de vos adjoints ?
J’exerce seul dans mon officine dans une commune rurale de 500 habitants. J’emploie un pharmacien adjoint qui me remplace un jour par semaine correspondant à mon jour de repos. Mais, avant cette personne, je n’avais jamais pris d’adjoint et j’avoue que prendre en charge sa cotisation ordinale ne m’a jamais traversé l’esprit. Elle ne me l’a jamais demandé non plus. Ceci étant, je ne trouverais pas anormal que l’entreprise paie une partie de sa cotisation, à l’instar de ce qui existe déjà dans notre branche professionnelle en matière de participations, avec la contribution de l’employeur à la complémentaire santé des salariés de l’officine.

OUI, MAIS...

La pharmacie est un lieu de santé, mais aussi une entreprise. Par conséquent, vive la liberté d’entreprise ! Le titulaire doit être libre de faire ce qu’il veut, de payer ou non la cotisation ordinale de son adjoint, et ce dernier doit être libre d’aller dans une autre officine s’il s’y sent mieux traité. Ce sujet relève de la négociation et, bien sûr, le titulaire peut décider de prendre cette cotisation à sa charge s’il estime que son adjoint le mérite. Ma pharmacie n’avait jamais eu d’adjoint car j’ai longtemps exercé avec plusieurs associés. Aujourd’hui, la pharmacie emploie un collaborateur non thésé qui, pour cette raison, est exonéré de cotisation. Mais une fois qu’il sera docteur en pharmacie, je compte bien la prendre en charge.
Pour impliquer mes équipes dans le développement de l’activité de mon entreprise, je leur donne des primes sur objectif. Mais régler la cotisation ordinale d’un adjoint à sa place - qui est ni plus ni moins qu’un impôt - ne rentre pas dans les critères de motivation que j’entends appliquer. Je trouve plus intéressant de donner plus à un salarié en remerciement de services rendus (par exemple, venir travailler quand l’équipe est en sous-effectif, remplacer une personne en arrêt maladie, etc.), plutôt que de lui payer une cotisation. En termes d’effet humain, cela a plus d’impact. De plus, une prime offre plus de souplesse et de liberté que le remboursement d’une cotisation ordinale. Lorsque le processus est enclenché, vous ne pouvez pas dire à votre salarié que vous allez la lui payer une année, et ne pas la lui régler l’année suivante.

Yves Tarnaud, Limoges (Haute-Vienne)

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