Le vote de la semaine - Le Moniteur des Pharmacies n° 3258 du 01/02/2019 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des pharmacies n° 3258 du 01/02/2019
 

VAP

Auteur(s) : PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS POUZAUD 

Subissez-vous des protestations de la part de vos patients à la suite de la mise en place de nouveaux TFR (notamment sur Lamictal) ?
Quand les princeps n’alignent pas leur prix sur ceux de leurs génériques, au sein des groupes génériques qui se voient appliquer des tarifs forfaitaires de responsabilité (TFR), il arrive que certains patients râlent quelques secondes lorsqu’ils doivent supporter un reste à charge. Je leur donne des explications avec le sourire et tout se passe bien. Le but est de ne pas les agresser avec l’annonce d’une différence à régler. Quoi qu’il en soit, ce cas ne se présente pas souvent dans mon officine. D’une part, parce que la majorité des clients acceptent les génériques, d’autre part, parce que la plupart des princeps font le choix de s’aligner sur les TFR. Cela dit, tarifs forfaitaires ou pas, quand un patient dit non à un générique, c’est un non définitif.

NON, MAIS…

Parfois, les patients protestent un peu mais dans l’ensemble, l’application des TFR ne pose pas de problème particulier dans mon officine. Concernant la dernière vague de TFR, tous mes patients sous Lamictal sont traités avec des médicaments génériques. Ma pharmacie substitue bien (taux de substitution au-delà de 85 %) et je ne me suis jamais fait tirer les oreilles par la déléguée de la Sécurité sociale. Il faut préciser que le Tarn fait partie des rares départements en France où « l’accord tiers payant contre génériques » a été élargi aux ordonnances portant la mention « NS ». Si le médecin la prescrit sur l’ordonnance, le patient doit faire l’avance de son traitement. Le Tarn est donc moins touché que les autres par les problèmes de reste à charge, en cas de TFR. Et, en général, ce que doit régler le patient ne représente pas une grosse somme.

Christel Cambon, Salvagnac (Tarn)

Ma pharmacie a beaucoup de chance et cela est lié à la typologie de ma patientèle. En effet, l’officine dessert une clientèle de quartier plutôt aisée qui est peu regardante à la dépense. Elle se montre peut-être plus réaliste et responsable vis-à-vis des dépenses de santé, et se dit qu’il est préférable de régler un TFR plutôt que d’avoir à prendre en charge le coût de traitements lourds tels qu’une chimiothérapie. Ainsi le règlement d’un TFR est un choix assumé et il n’est jamais contesté par des clients qui me sont fidèles et que je connais depuis quarante ans.

Vous sentez-vous régulièrement en insécurité dans vos officines ?


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