Le vote de la semaine - Le Moniteur des Pharmacies n° 3256 du 17/01/2019 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des pharmacies n° 3256 du 17/01/2019
 

VAP

Vous avez la parole

Auteur(s) : PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS POUZAUD 

Depuis l’obligation vaccinale, vendez-vous plus de vaccins ?

OUI

Pierre-Edouard Poiré, Saint-Ouen-L’Aumône (Val-d’Oise)

Sur les vaccins ROR et Priorix, mes ventes ont augmenté en 2018 d’environ 5 %. Cette hausse s’explique par les nouvelles obligations exigées pour l’entrée ou le maintien en collectivité des enfants, les parents devant présenter une attestation de vaccination pour pouvoir les inscrire en crèche ou à l’école. Actuellement, les vaccins ont plutôt bonne presse. Il n’y a pas eu ces derniers temps de scandales sanitaires du type grippe aviaire ou sels d’aluminium dans les vaccins, ce qui a permis un retour à la confiance et explique que les ventes se portent bien. Mais cela reste fragile. Il suffit qu’un média tire à boulets rouges sur la vaccination pour qu’elle rechute.

OUI, MAIS…

Anne Aubry, Nice (Alpes-Maritimes)

Autant l’augmentation de mes ventes de vaccins antigrippaux est nette (250 en 2017, 290 en 2018), autant celle enregistrée sur les ventes de Prévenar et d’Infanrix Hexa n’est pas flagrante. L’élargissement de l’obligation vaccinale à des vaccins qui auparavant étaient recommandés n’a donc pas eu un grand impact sur mon secteur. Sur 10 parents clients, 8 avaient l’habitude de faire vacciner leur progéniture avec des vaccins anciennement recommandés. La contrainte vaccinale n’a donc porté que sur 20 % des parents. La communication sur les vaccins obligatoires dont bénéficiaient déjà la grande majorité des enfants a été moins intense que celle sur le vaccin contre la grippe. Le parcours vaccinal contre la grippe a été facilité chez les primovaccinés, ce qui explique que les patients soient venus plus nombreux en chercher à l’officine, mais aussi plus tôt dans la saison.

Elodie Trossero, Cassis (Bouches-du-Rhône)

Je n’ai pas vendu plus de vaccins en 2018. La raison en est simple : les ruptures. C’est d’une grande logique : comme je n’ai pas pu en acheter, je n’ai pas pu en vendre. Les problèmes d’approvisionnement (et non de production, car j’en doute !) ont été nombreux, réguliers sur toute l’année et parfois de longue durée. Ils ont concerné tous les vaccins, même ceux contre la grippe. Parallèlement, sur Cassis, la demande des jeunes mamans n’a pas été plus forte. Soit parce qu’elles sont mères au foyer et qu’elles ne placent pas leurs enfants en collectivité, soit parce qu’elles n’ont pas été sensibles à la communication sur les vaccinations obligatoires.

Pourrez-vous respecter la minute de silence en mémoire de votre consœur de Guyane le samedi 20 avril ?


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