Le vote de la semaine - Le Moniteur des Pharmacies n° 3172 du 08/04/2017 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des pharmacies n° 3172 du 08/04/2017
 

Vous avez la parole

Auteur(s) : PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS POUZAUD 

Pensez-vous pouvoir faire mieux en 2017 au niveau de la ROSP génériques ?
Ma pharmacie se bat pour maintenir le taux de substitution à 85 %. Faire plus pour augmenter la ROSP ? On peut toujours essayer mais je ne suis pas sûr qu’on y arrive. Ça dépendra aussi de l’attitude des médecins par rapport à l’usage de la mention « non substituable ». Sur mon secteur, beaucoup s’en servent encore. Par ailleurs, le pharmacien n’a pas la maîtrise de sa ROSP puisqu’elle est calculée à partir des économies réalisées avec la vente des génériques et que les prix baissent. Pour maintenir ou augmenter cette rémunération, il faudrait changer le mode de calcul. Cette année, plusieurs grosses molécules vont tomber dans le domaine public, cela devrait nous faciliter la tâche. Mais le mieux serait d’augmenter la taille du Répertoire.
Pierre Aubert, Vitrolles (Bouches-du-Rhône)

Ce que nous avons expérimenté dans le Tarn est le seul moyen de stabiliser et augmenter notre ROSP. Dans mon département, le bénéfice du tiers-payant est réservé exclusivement à l’acceptation du médicament générique par l’assuré, y compris pour les prescriptions médicales comportant la mention « non substituable ». Les médecins ont râlé au départ contre ce dispositif de lutte contre l’abus de la mention, mais aujourd’hui il est entré dans les mœurs. Ce n’est pas une mauvaise solution, le libre choix du patient est préservé puisque ce dernier peut repartir avec le princeps, simplement en avançant l’argent. Avant de se faire rembourser sous 5 jours. Grâce à ce dispositif, mon taux de substitution est de 90 %. Mais, entre les manquants des laboratoires de génériques et les personnes très âgées à qui on continue de délivrer le princeps pour ne pas les déstabiliser, ce sera difficile d’aller au-delà.
Bernard Champanet, Albi (Tarn)

Avec un taux de substitution oscillant entre 92 % et 94 %, ma petite pharmacie est au taquet. Compte tenu de sa taille, ma ROSP est en-dessous de la moyenne des 6 000 € par officine. Même si la pharmacie est au maximum, elle n’est pas récompensée à sa juste valeur. Il faudrait que le calcul de la ROSP tienne compte davantage du niveau de substitution atteint, pour valoriser les efforts de la pharmacie, et moins du nombre de boîtes de génériques vendues. Malgré le handicap des volumes, il est hors de question de faire machine arrière et je continue de motiver mes troupes. Il faut aussi qu’il y ait de nouvelles molécules à substituer. Les génériqueurs nous en proposent peu actuellement. Le gros des échéances brevetaires est derrière nous.
Guy Christelle, Pure (Ardennes)

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