Autosondage urinaire : mise en place et précautions à prendre - Le Moniteur des Pharmacies n° 3167 du 04/03/2017 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des pharmacies n° 3167 du 04/03/2017
 

Expertise

Formation

Auteur(s) : STÉPHANIE SATGER 

Méthode fiable et généralement bien acceptée, l’autosondage urinaire

En quoi cela consiste ?

Le patient introduit par le méat urinaire une sonde qui remonte l’urètre jusqu’à la vessie afin d’évacuer l’urine. Le geste ne doit pas être douloureux. Plusieurs sondages sont pratiqués dans la journée. Il peut s’accompagner d’un traitement médicamenteux (anticholinergiques, alpha-1 bloquants) ou d’injection de toxine botulique à faibles doses, pour permettre la relaxation des sphincters urinaires trop contractés.

Pourquoi se sonder ?

Pour assurer une vidange régulière et complète de la vessie afin de limiter les fuites urinaires, les risques d’infections et les complications rénales possibles. L’autosondage facilite aussi la vie sociale (loisirs, sports…) et professionnelle.

A quel rythme ?

Environ 5 à 6 sondages par 24 heures. Il n’y a pas lieu de pratiquer de sondage nocturne (1 au coucher et 1 au réveil et limiter les apports hydriques à partir de 18 h).

Le recueil doit être de 300 à 400 ml toutes les 3 à 4 h avec un maximum de 500 ml pour éviter les tensions de la vessie. Sinon, il faut augmenter le nombre de recueils.

Les apports hydriques quotidiens doivent être de 1,5 à 2 litres afin de permettre une diurèse suffisante et limiter le risque infectieux.

Un sondage est recommandé avant les rapports sexuels.

Certaines situations amènent à augmenter le nombre de sondages, comme les infections urinaires ou l’insuffisance rénale.

La tenue d’un calendrier mictionnel (relevé des horaires, volumes recueillis) peut être utile.

Y a-t-il des précautions ?

Le sondage expose principalement au risque d’infection urinaire.

Limiter les quantités de café ou de thé qui irritent les parois vésicales, prévenir la constipation qui peut gêner le sondage, éviter le port de vêtements trop serrés ou qui favorisent la transpiration.

En cas de faibles saignements de l’urètre, augmenter les apports hydriques et surveiller la température. En cas de saignements plus importants, une consultation s’impose.

Fièvre, douleurs, urines troubles et malodorantes sont les signes d’une infection urinaire. 

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