Agencer son officine à moindre coût - Le Moniteur des Pharmacies n° 3167 du 04/03/2017 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des pharmacies n° 3167 du 04/03/2017
 

Cahiers Formation du Moniteur

Entreprise

Auteur(s) : CAHIER RÉDIGÉ PAR CHLOÉ DEVIS 

5 CLÉS POUR INVESTIR À BUDGET MAÎTRISÉ

Face à l’érosion de leurs marges et de leur chiffre d’affaires, les pharmaciens deviennent-ils plus regardants à la dépense en ce qui concerne l’agencement ? Les professionnels du secteur apportent une réponse nuancée : « La notion de capacité d’emprunt et l’avis de la banque ou du comptable restent déterminants », note Michel Julin, directeur France de TH Kohl, mais « il y a bien une plus grande vigilance quant aux sommes engagées ». Pour Bernard Deniel, dirigeant de Média 6, « le budget moyen de nos clients reste le même depuis dix ans… ce qui signifie en valeur relative qu’il a baissé. Néanmoins le «low cost» n’est pas leur demande prioritaire », constate-t-il. De son côté, Pierre Jégou, agenceur, note que depuis quelques années la tendance est à des projets plus « pointus », synonymes d’investissements parfois importants, mais qu’en revanche « il ne faut pas trop s’écarter du budget initial ». Les agenceurs sont unanimes sur un point : ce qui est regardé avant tout, c’est le retour sur investissement. Un objectif qui passe par une approche forcément plus large que purement budgétaire.


VISER UN AMORTISSEMENT À 5 ANS

Le ROI doit être envisagé aujourd’hui à beaucoup plus court terme qu’autrefois. « Une pharmacie ne peut plus se permettre de s’accorder dix ans pour amortir son investissement sans risquer la faillite », avertit Alexandre Genton, directeur marketing de Fahrenberger. « La fréquence des réagencements d’officines est aujourd’hui de 7 ou 8 ans, à l’image des autres commerces », observe quant à lui Philippe Plessis, dirigeant de Proexpace. Cependant, nombre de professionnels de l’architecture commerciale estiment qu’un rafraîchissement s’impose tous les 5 ans en moyenne, surtout pour les structures importantes. Côté financement, « le leasing reste une solution très compétitive et souple au vu des conditions d’emprunt actuelles », ajoute Philippe Plessis.


SE DONNER LES MOYENS D’ÉVOLUER

Si l’officine est sommée de s’aligner sur la dynamique des autres points de vente, c’est parce que le consommateur prend de nouvelles habitudes mais aussi parce que la concurrence directe est rude. De plus, au vu des évolutions du métier lui-même, « il est devenu essentiel d’anticiper ce que sera la pharmacie de demain », fait valoir Philippe Plessis, qui pointe l’essor des transferts et agrandissements, précisément pour saisir des opportunités de développement dans un condiv difficile. Le titulaire doit enfin savoir réagir aux mutations de son environnement immédiat, notamment « un concurrent qui arrive ou qui refait son officine », indique Bernard Deniel. « Parfois, le changement s’impose comme une nécessité pour ne pas perdre de l’argent », rappelle Pierre Jégou.

FUIR L’EFFET SUPERMARCHÉ

Concilier ce besoin de renouvellement et une situation économique parfois difficile conduit les officines à rechercher des solutions à moindre coût. Mais gare, « limiter ses dépenses est souvent synonyme d’un service dégradé », remarque Alexandre Genton. David Van Acker, chez Mobil M, rappelle ce qui est arrivé aux officines qui se sont engouffrées dans le sillage de la GMS dans les années 2000 : « Elles ont fini par toutes se ressembler. Et au bout d’un moment, elles étaient en décalage avec les grandes surfaces elles-mêmes, qui étaient revenues à des agencements plus qualitatifs. Aujourd’hui, même les parapharmacie Leclerc ne font plus dans le tout-métal. »


FAIRE DES CHOIX STRATÉGIQUES

Pour éviter ces impasses, il faut« raisonner au-delà du seul agencement », martèle Alexandre Genton. Celui-ci doit rester un outil de travail au service d’un projet d’entreprise, qui déterminera sa rentabilité. En plus du mobilier, « la plus grosse plus value d’un agencement, c’est l’organisation et la fonctionnalité », or « un modèle pertinent pour une officine ne l’est pas pour une autre », rappelle Pierre Jégou. En amont, il convient donc d’être au clair sur son positionnement commercial et marketing, en tenant compte de certains axes dans l’air du temps : la théâtralisation de l’officine, l’intégration des nouvelles technologies, voire la robotisation qui permet de gagner en temps et en efficacité au profit de la relation avec les patients. « Face à la concurrence, il reste plus que jamais essentiel de valoriser sa compétence d’acteur de santé », ajoute Michel Julin. Titulaire à Ferney-Voltaire, Renaud Lotz (voir témoignage p.14), renchérit : « Faire des choix stratégiques tranchés, c’est aussi éviter des dépenses superflues. » Le mieux peut aussi être le moins, comme l’a constaté cet autre titulaire d’une officine de 25 personnes, confronté aux performances décevantes d’un nouvel agencement haut de gamme. Ayant remplacé une partie de ses gondoles en bois sur mesure par des gondoles en métal, il a vite vu la différence. « Les clients osaient à peine se servir dans les premières. Mais la mise en place des secondes, assortie de promotions, et la suppression d’un beau pôle d’accueil freinant la circulation spontanée, ont généré une hausse de 20 % de CA en six mois. »


OPTER POUR UNE APPROCHE PROGRESSIVE

En matière d’agencement, toucher au volume lui-même – murs, sol, plafond – entraîne d’emblée des coûts élevés. D’où le succès des démarches de « relooking » ou de « restyling » . Elles ont leurs avantages mais aussi leurs limites (voir p.12). Stéphane L’hôtelier, architecte d’intérieur à l’agence UH, conseille d’adopter une approche « à tiroirs ». Pour lui, il s’agit d’abord « d’identifier les manquements de l’agencement existant, ensuite de définir des objectifs prioritaires, et, en fonction de ceux-ci et du financement disponible, de planifier ses investissements ».
A noter enfin qu’un partenaire sérieux doit pouvoir vous conseiller de renoncer ou de reporter un investissement au regard de l’estimation de son potentiel. 

MOBILIER : LES BASIQUES MALINS

Aujourd’hui, meubler son point de vente à moindre frais n’est plus synonyme d’effet supermarché ni d’expéditions hasardeuses sur le Bon Coin ou chez Ikea. Sans parler du « do it yourself » ou du recours au menuisier local. Des solutions, certes, mais périlleuses. A la fois pour l’image de l’officine et en termes de fonctionnalité. En effet, les agenceurs et fabricants spécialisés ont pris en compte les nouvelles contraintes des officines en développant des offres d’entrée de gamme qui restent adaptées aux exigences du métier. La standardisation, la capacité à négocier auprès des fournisseurs, le choix de modes de distribution, comme la vente en ligne, représentent autant de leviers pour réduire les coûts de la conception et de la réalisation.
Privilégié depuis longtemps par la GMS, le matériau le plus économique demeure le métal, à plusieurs titres. Son coût d’abord, « deux à trois fois inférieur à celui des autres matériaux », souligne Bernard Deniel. Et « sa facilité et sa rapidité d’installation, ainsi que son évolutivité, ajoute Philippe Plessis. Avec le côté ‘mécano’ du métal, on peut jouer dans le temps sur la taille des gondoles et des muraux, en rajoutant facilement des éléments en hdiv ou en largeur. » Certains lui préfèreront le bois mélaminé, qui a peu à lui envier en termes de solidité et de modularité, et reste bon marché en blanc.
Pour la conception, l’économie se loge souvent dans la sobriété, qui peut devenir un parti pris. « Mis à part les meubles ‘marqueurs’, le mobilier n’a pas forcément besoin d’être vu, ce sont les produits qui doivent l’être », souligne Philippe Plessis. Là encore, « l'utilisation du mobilier métallique permet d'optimiser le nombre de linéaires et de gondoles en travaillant avec de plus grandes largeurs, et donc de limiter la dépense », note Bernard Deniel. De son côté, Pierre Jégou privilégie du mobilier avec joue (côté de meuble), ce qui permet de poser les tablettes sur des taquets métal bon marché. « A l’inverse, le mobilier sans joue implique de poser les tablettes sur des consoles aluminium ou acier, ainsi que leur crémaillères, ce qui renchérit le coût d’environ 20 % », indique l’agenceur.
L’épure n’exclut pas la personnalisation. Celle-ci peut passer par le « mix matériaux », comme le défend David Van Acker. Ce qui permet de varier la présentation des différentes catégories de produits de l’officine, mettre l’accent sur des présentoirs plus sophistiqués pour une offre différenciante ou encore valoriser les finitions. Le bois, plus ou moins précieux, mais aussi le verre, peuvent ainsi venir rehausser le métal, en restant vigilant car la facture peut vite grimper ! Autres options : des habillages de couleur sur les têtes de gondoles et des possibilités infinies avec l’accessoirisation.
Enfin, l’élément de mobilier emblématique du professionnalisme officinal, c’est le comptoir. « C’est un poste sur lequel il convient de ne pas rogner, qu’il s’agisse du confort des équipes, de celui des clients, ou encore de l’esthétique », insiste François-Xavier Crozet, dirigeant de Rubex Pharma. Ce qui n’empêche pas de le rentabiliser au mieux en le pensant comme un pôle d’achats d’impulsion.

ATTENTION TRAVAUX : 10 IDÉES POUR ALLÉGER LA FACTURE

Attention travaux : 10 idées pour alléger la facture
- Planifier l’implantation en amont pour prévoir la place à réserver à la transitique
- Organiser le chantier avec l’entreprise de manière à réduire l’impact sur l’exploitation : limitation des jours de fermeture, respect strict du planning…
- Oublier le faux plafond au profit d’un plafond brut. Opter pour une peinture noire mate et un éclairage adapté, avec une touche design en prime
- L’option d’un décor de toiles suspendues constitue également un élément de différenciation
- Si vous tenez au faux plafond, les dalles en placoplâtre sont moins onéreuses que les dalles en fibres minérales
- Sur les murs qui ne donnent pas sur l’extérieur, remplacer l’isolant et la peinture par un simple béton lasuré
- Pour la peinture murale, attention au coût élevé des laques, peintures texturées et enduits métalliques
- Côté sols, préférer le PVC aux sols en grès cérame pleine masse ou aux parquets
- Substituer à des cloisons en dur des séparations créées avec du mobilier, plus économiques et évolutives
- De même, derrière les comptoirs, préférer à une cloison fixe un mural OTC en métal avec possibilité d’utiliser le revers pour fixer des tablettes et stocker des marchandises ou installer un préparatoire

FOCUS AGENCEURS

Focus agenceurs
IDPharm/Comptoir Semplice
La société a fait le choix de vendre ses produits prêts à installer uniquement en ligne pour réduire les coûts. Elle propose notamment le comptoir Semplice en bois mélaminé avec possibilité d’ajouter en option une tablette adaptée aux personnes à mobilité réduite et un tiroir à monnaie, disponible en 10 coloris
Coût: 796,00 € HT.

Jean Rolland
Parmi les solutions à petits prix proposées par l’agenceur Jean Rolland : un mobilier métal bi-couleurs avec une signalétique aimantée et donc modulable pour moins de 450 € HT. Du mobilier métal gris clair équipé de bacs soldeurs pour moins de 500 € HT. Ou encore, un module gondoles doubles faces avec barres de charges et têtes de gondoles pour un coût d'ensemble de 1 240 € HT.

Gamme EcoMetal/Média 6
La gamme EcoMetal met à l’honneur le matériau qui lui vaut son nom, à travers un mobilier épuré, rationnel et modulable. Existe en blanc, gris, gris ardoise et noir. Différentes options permettent de le personnaliser.
Coût d’une gondole : à partir de 380 euros HT.

Gamme Prima/Rubex Pharma
L’offre d’entrée de gamme de Rubex Pharma décline comptoirs, présentoirs et gondoles en bois mélaminé blanc 19 mm, livrés et montés, avec habillage couleur au choix parmi 10 coloris.
Chaque élément peut être changé séparément et le SAV est compris.
Coût : de 410 euros HT (demi-présentoir mural) à 1 190 euros HT (comptoir avec présentoir).
Gamme Kohl’N Go/TH Kohl
Cet élément d’exposition linéaire en libre accès est composé de crémaillères design en aluminium à fixer sur les parois, d’un fond en mélaminé de 19 mm d’épaisseur et de 6 étagères en verre avec des soutiens vernis. Les étagères sont mobiles sur l’axe vertical. Sur demande, il est possible de rajouter des tiroirs avec ouverture « push & pull » et des grilles porte-blister.
Coût : à partir de 700 euros HT (tablette en verre trempé).

MobilM/Comptoirs DKLO, NIVO et FEELO
Parmi les nouveaux comptoirs sortis chez MobilM, DKLO se distingue par ses possibilités de personnalisation avec des volumes qui se décalent en largeur et en profondeur, et un large choix de couleurs et options.
NIVO concilie sobriété et ergonomie : sa hdiv est réglable, de 95 à 105 cm, grâce à une commande tactile intégrée au plateau.
Enfin, FEELO est un mobilier hybride, à la fois comptoir et bureau. Il dispose d’un écran de confidentialité et, dans sa version poste assis, permet un accueil pour personnes à mobilité réduite optimisé.
Coût : non communiqué.

Europ’Metal
La société met son expérience de la grande distribution au service des officines pour la création de zones de libre accès avec du mobilier épuré, robuste et modulable au rapport qualité/prix étudié.
Coût : en fonction de la qualité.

RESTYLING : L’ART DE LA RETOUCHE CIBLÉE

En vogue chez les particuliers, le restyling ou relooking, fait également mouche dans l’univers commercial. L’objectif : « Réactiver l’intérêt du point de vente aux yeux du client », comme le note Alexandre Genton, tout en évitant les contraintes, notamment financières, d’un réagencement complet. « Le coût moyen d’une transformation lourde est d’environ 1 000 euros le m² contre 300 à 400 euros le m² pour un relooking », indique Stéphane L’hôtelier. A la clé, un ROI « entre 5 et 20 % avec une moyenne à deux chiffres », estime Pierre Jégou. Mais il ne faut pas se tromper de raisonnement. « Toute dépense non justifiée, même minimale, reste excessive, met en garde Christophe Lucas, dirigeant de l’agence de communication Des ronds dans l’eau. Il s’agit bien de miser sur le potentiel de l’officine en se donnant du temps pour passer à l’étape supérieure. » Par ailleurs, la démarche « ne répond pas à toutes les contraintes, prévient Stéphane L’hôtelier. Elle ne règlera pas le manque d’espace, par d’exemple ». Dès lors, pour se justifier, les interventions qui seront à prévoir devront porter sur un certain nombre d’éléments-clés en termes d’impact et de différenciation du lieu.


LES FLUX DE CIRCULATION

« Quand les clients vont directement au comptoir, c’est mauvais signe ! », note François-Xavier Crozet. Etablie à l’aide d’une étude de flux, une bonne organisation de ces derniers favorise l’« errance» de la clientèle, et détermine un plan d’exposition des produits percutant, générateur de ventes.
Attention : ne pas oublier de bouger une ou deux gondoles pour casser la routine, « au moins une fois par mois », préconise le dirigeant de Rubex Pharma.


LA SIGNALÉTIQUE ET LA COMMUNICATION VISUELLE

La lisibilité de l’espace de vente et le positionnement de l’officine en général seront valorisés par un travail poussé sur la communication visuelle. Dans ce domaine, une fois définie la charte graphique (typo, logo, couleurs…), les solutions ont l’avantage de pouvoir être déployées rapidement, facilement et à moindre coût.
Du sol au plafond, elles peuvent adopter des formes variées : kakémonos, vitrophanie, bandeaux, bâches… Revoir la signalétique permet de renouveler l’attention de la clientèle, tout en facilitant le repérage. Un exemple d’utilisation éphémère et ludique cité par Rubex : guider les clients vers un nouveau rayon « vétérinaire » avec un marquage au sol sous forme de pattes de chiens et de chats. Attention : l’abus de PLV peut parasiter les messages de l’officine.

LE RELAMPING

Un éclairage inapproprié, ou défaillant, et c’est tout l’agencement qui en pâtit, répètent à l’envi les professionnels du secteur. A fortiori si les teintes dominantes sont sombres. A l’inverse, une bonne utilisation de la lumière permet de moduler l’ambiance, de maximiser la visibilité de l’offre et de la théâtraliser en mettant l’accent sur certains produits ou rayons.
« Le simple fait de revoir son installation dans ce domaine peut générer une hausse rapide de 5 à 10 % du CA, avec des travaux limités au changement du faux plafond », fait valoir Moïse Denage, dirigeant de Monalum. Cependant, alors que l’éclairage représente en moyenne 40 à 60 % de la facture EDF mensuelle, toutes les technologies ne sont pas équivalentes en termes de coût. Le LED demeure la plus avantageuse puisqu’elle permet « une économie de 80 % sur un système classique », indique le spécialiste.
Attention : au rétro-éclairage (fonds de meubles, bandeaux, etc..) gourmand en énergie !


LA FAÇADE

Véritable « carte de visite » de l’officine, la devanture est un levier intéressant pour redynamiser son image à moindre coût. Il suffit pour cela de remplacer l’enseigne et de donner un coup de peinture en misant sur une association de couleurs dans l’air du temps. La croix pourra également être changée avec profit. Concernant la vitrine, mieux vaut ne pas la surcharger mais utiliser quelques éléments de signalétique forts, voire investir dans un écran dynamique. La refonte complète de la signalétique extérieure d’une officine moyenne revient à environ 5 000 euros, de deux à trois fois plus pour une façade importante.
Attention : au décalage trop flagrant entre une façade « reboostée » et un intérieur défraîchi !


LE MOBILIER

Il existe plusieurs façons de donner une seconde jeunesse au mobilier. « On peut ainsi changer ou retravailler certains éléments de meubles avec une approche plus contemporaine et/ou plus fonctionnelle. Ou, plus simplement, les repeindre ou encore les habiller avec des panneaux de particule ou de l’adhésivage de couleur », suggère Christophe Lucas. Comptez 55 € au m² posé pour l’impression adhésive et 85 € au m² posé pour du panneau imprimé (hors conception). Il est aussi possible de prolonger une étagère jusqu’au plafond avec une plaque adhésivée qui masquera un revêtement mural défraîchi. Meubles d’appoint et accessoires permettent également de renouveler le mobilier tout en générant des ventes additionnelles. Par ailleurs, les offres spécifiques à l’officine gagneront à être mises en avant via un mobilier « marqueur », qu’il s’agisse de simples présentoirs ou de véritables corners.
Attention : aux solutions conçues pour être temporaires, comme l’adhésif qui finit par se décoller. 

FOCUS AGENCEURS

Focus agenceurs
Rubex Pharma : bacs soldeurs Kazeo
La mise en place de ces bacs en libre accès, couplée avec les promotions adaptées, génèrerait, selon Rubex, 20 % de ventes supplémentaires chez les pharmaciens équipés.
Coût : 450 euros HT livré prêt à monter.
Proexpace : cross marketing, plexi box et tablettes inclinables
Les cross marketing sont des supports métalliques à fixer entre les comptoirs. Adaptés de la GMS, ils permettent de délimiter des espaces de confidentialité et de présenter des produits.
Coût : de 269 à 369€ l’unité selon les dimensions et la déclinaison.
Les plexi box sont des présentoirs en plexiglas épais et réversibles qui permettent de développer les achats d’impulsion et d’organiser des files d’attentes modulables.
Coût : 125€ l’unité, port inclus.
Les tablettes inclinables accueillent les produits lourds et encombrants comme les boîtes de lait infantile.
Coût : demander un devis.
Promoplast : Pharmust
Cette nouvelle offre de solutions de communication s’articule autour de quatre types d’enseignes, lumineuses ou non, avec des finitions différentes pour s’adapter au style de l’officine, de croix lumineuses équipées d’un cadre alu ajustable qui facilite leur installation sur tous les types de murs, et d’un dispositif d’affichage dynamique connecté en wifi.
Coût :
- affichage dynamique de 129 €/mois à 169 €/mois avec deux formules,
- enseigne entre 1 500 et 10 000 euros,
- croix : à partir de 5 000 euros.

MONALUM : DOWNLIGHT LED BLANC DIAM

Equipé d’un module LED d’une puissance de 40 watts, ce luminaire d’accentuation en aluminium projette un faisceau d’un angle de 60° avec une efficacité lumineuse de 80 Lm/W.
Coût : 139,80 € HT.
A noter que Monalum met également à disposition des officines un écocalculateur en ligne pour simuler les économies d’énergies réalisées avec une solution LED : monalum.com/calculate.
Easy Shop Santé/Fahrenberger
Ce concept clés en main permet de proposer l’offre OTC libre service au centre de l’officine, sous la forme d’un corner. Il est aujourd’hui décliné pour les offres Herboristerie, Maman/Bébé, Optique, Santé connectée, Beauté et Orthopédie.
Coût : non communiqué.

RÉAGENCEMENT : TROIS DÉMARCHES À LA LOUPE


LA PHARMACIE DE LA POTERIE À FERNEY-VOLTAIRE (AIN)

La pharmacie de la Poterie à Ferney-Voltaire (ain)
Pour son titulaire Renaud Lotz, « l’agencement participe d’une logique d’entreprise qui consiste à faire avancer le point de vente au rythme de l’environnement ». Et de préciser qu’il faut « saisir les opportunités, que ce soit sur le plan économique, réglementaire ou immobilier, pour répondre au mieux aux attentes de nos clients/patients ». Ce parti pris amène le titulaire et son associé à apporter des changement tous les 3 à 4 ans, par tranches ou globaux à leur officine de 500 m2, reprise en 2001. « Les générations précédentes pouvaient se faire plaisir sans regarder de trop près la rentabilité dans un condiv économique plus favorable qu’aujourd’hui.
Face aux incertitudes actuelles, on ne peut se permettre d’engager des investissements avec un ROI trop lointain, ce qui nous priverait de la possibilité d’évoluer », analyse le pharmacien. Mais il ne s’agit pas pour autant d’une approche « low cost », précise-t-il, car « cela impliquerait d’exclure des possibilités pour se concentrer sur une approche prix alors que nous préférons faire des arbitrages en fonction de la typologie de notre clientèle ». C’est dans cette optique que les titulaires ont décidé de mettre l’accent sur la qualité de la délivrance. « D’une part, les comptoirs ont été remplacés par des boxes individualisés qui ne prennent pas plus de place. D’autre part, toute l’OTC a été rebasculée dans la surface commerciale au sein d’un espace dédié où les marques s’expriment via la communication des labos », détaille Renaud Lotz, qui a travaillé avec l’agence Proexpace. Les économies réalisées sur les 15 m de linéaires supprimés derrière les comptoirs ont été réinvestis dans la formation. Résultat : « Un ROI en hausse de 40 à 50 % sur les prescriptions grâce à l’amélioration de l’écoute du client ». Autre axe d’optimisation, pour Renaud Lotz, le choix de solutions industrielles standardisées pour une partie du mobilier. Là encore, « il peut être préférable de reporter un investissement ou de le réduire pour mettre l’accent sur la relation humaine », plaide-t-il.

LA PHARMACIE DU TERRE FORT À SAINT-HILAIRE-DE-RIEZ (VENDÉE)

La pharmacie du Terre Fort à Saint-Hilaire-dE-Riez (Vendée)
Située dans une zone commerciale, la pharmacie du Terre Fort manquait de visibilité. La démarche de restyling engagée par Mobil M a donc porté uniquement sur la façade, afin de lui permettre de se démarquer par rapport aux imposantes enseignes situées à proximité. « L’analyse de l’environnement immédiat est un élément essentiel dans ce type de projet », indique Frédéric Bâtard-Grandvoinet. Première contrainte, l’impossibilité d’intervenir sur l’étage, qui n’appartient pas à l’officine. Par ailleurs, il a finalement été décidé de ne pas tenir compte du code couleur – rouge et orange – de l’intérieur de la pharmacie. Non seulement parce que cet espace est appelé à être réagencé ultérieurement, mais aussi en raison de la proximité d’une enseigne également de couleur rouge. C’est donc un gris soutenu qui a été adopté pour l’extérieur du rez-de-chaussée sur l’ensemble du bâtiment. L’enseigne, en caissons à débord pour lui donner du relief, est déclinée en vert et bleu et des structures verticales colorées, évoquant un jeu de mikado, apportent des repères visuels sur la façade. Le totem a également été refait. Le grillage séparant le parking de l’officine a été remplacé par un muret qui reprend la signalétique de la pharmacie. Ainsi, « l’espace complet de la pharmacie, extérieur inclus, est clairement délimité », note Frédéric Bâtard-Grandvoinet.

LA PHARMACIE DE SAINT-JUST À SAINT-JUST-LE MARTEL (HAUTE-VIENNE)

La pharmacie de Saint-Just à Saint-Just-Le Martel (haute-vienne)
Sur ce projet réalisé par Pierre Jégou Agencement dans le cadre d’un transfert, l’objectif de la titulaire était de renforcer la notion de proximité avec la patientèle, en disposant d’un espace fonctionnel et rationnel pour l’exposition des produits. L’absence de signalétique répond à la volonté de sortir des codes conventionnel de l’officine, tout en assurant un merchandising clair et visible. Le choix d’un agencement épuré et aérien, mariant le bois et les couleurs claires, permet d’asseoir le positionnement design de l’officine. Enfin, le souhait de la pharmacienne de créer une atmosphère apaisante tout en apportant une touche d’originalité s’exprime notamment par l’implantation d’un espace central pour enfants, qui rappelle une montgolfière.

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