Le vote de la semaine - Le Moniteur des Pharmacies n° 3164 du 19/02/2017 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des pharmacies n° 3164 du 19/02/2017
 

Vous avez la parole

Auteur(s) : PROPOS RECUEILLIS PAR FRANÇOIS POUZAUD 

Pourriez-vous décider de retirer la pseudoéphédrine de votre rayon conseil ?

NON MAIS…

Pour l’instant, je ne retire pas cette molécule de mes rayons mais mon contrôle sera plus vigilant. Je procède systématiquement à un interrogatoire pour évaluer le risque pour la personne. Ce n’est pas au pharmacien et au médecin de décider du retrait d’un produit mais à un collège d’experts de l’ANSM. Et s’il estime que son bénéfice est trop faible au regard des risques, il faudra alors respecter toute décision de retrait sans faire d’hypocrisie. On vit dans une société où l’on sort les parapluies par grand beau temps. A vouloir zéro risque, on finira par ne plus rien avoir en vente libre pour se soigner.
Frédéric Fossier, La Croix-en-Touraine (Indre-et-Loire)

NON

Je le ferai seulement si le ministère de la Santé me le demande. En tant que pharmacien, je m’en tiens à mon rôle qui est de conseiller des médicaments en fonction de symptômes et de l’historique thérapeutique du patient. Je ne conseille pas beaucoup la pseudoéphédrine, car il y a des alternatives qui fonctionnent très bien : solutions salées hypertoniques, huiles essentielles… Cette molécule doit être délivrée pour une durée la plus courte possible (3 à 4 jours) et à bon escient. Ainsi, je ne la conseille jamais chez une personne polymédicamentée. J’en vends surtout sur ordonnance car la molécule reste très prescrite par les médecins.
Annie Wala, Roncey (Manche)

NON

Je n’ai jamais constaté dans mon officine d’accident cardio-vasculaire suite à l’utilisation de pseudoéphédrine. C’est une molécule que je conseille de temps en temps et pour l’instant je considère qu’elle est sûre tant que l’on n’a pas démontré qu’elle représente un risque supérieur au bénéfice attendu. J’en ai un peu marre que l’on veuille tout retirer de nos rayons conseil pour des gens qui font n’importe quoi et qui prennent des médicaments comme des bonbons ! C’est donc à nous, pharmaciens, de gérer ces situations et ne pas conseiller cette molécule quand on suspecte un mésusage.
Véronique Dumont, Essoyes (Aube)


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