Les 32 nouvelles molécules de 2016 - Le Moniteur des Pharmacies n° 3163 du 12/02/2017 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des pharmacies n° 3163 du 12/02/2017
 

Cahiers Formation du Moniteur

Nouvelles molécules

Auteur(s) : CAHIER COORDONNÉ PAR ANNE DROUADAINE, PHARMACIENNE  

AU SOMMAIRE Panorama 2 Une profusion d’innovations qui mérite toute votre attention Par Anne Drouadaine, pharmacienne A l’officine 4 16 molécules Par Anne Drouadaine, pharmacienne A l’hôpital 20 L’infectiologie et l’oncologie au top ! Par Frédéric Chauvelot, pharmacien praticien hospitalier Index 24

UNE PROFUSION D’INN OVATIONS… QUI MÉRITE TOUTE VOTRE ATTENTION

L’année 2016 a été une année propice à l’innovation avec 16 molécules inédites dans les rayons officinaux. De quoi faire oublier 2015 et ses (seulement) 7 nouveautés en ville ! Un bon cru 2016 également à l’hôpital avec 16 nouvelles molécules.
L’oncologie, premier domaine d’innovation
Depuis plusieurs années, l’oncologie atteint le haut du panier avec en moyenne 2 à 3 nouvelles molécules disponibles en ville chaque année. En 2016, 3 innovations : le ponatinib (Iclusig) dans la leucémie myéloïde chronique et la leucémie aiguë lymphoblastique, le tramétinib (Mekinist) dans le mélanome et le céritinib (Zykadia) dans le cancer bronchique non à petites cellules. A l’hôpital, 5 nouveautés sont dénombrées dans ce domaine thérapeutique.
Succès pour l’infectiologie
Le domaine de l’infectiologie tient la dragée haute à l’oncologie avec 6 nouveautés (dont 5 à l’hôpital). Ainsi, 2 références complètent l’arsenal thérapeutique contre la tuberculose pulmonaire multirésistante, le délamanide (Deltyba) et la bédaquiline (Sirturo). Dans un condiv d’antibio-résistance croissante et de faible progrès, on notera la mise à disposition d’un antibiotique dans le traitement des infections bactériennes aiguës de la peau et des tissus mous, le tédizolide (Sivextro), et d’une nouvelle céphalosporine de 3e génération, le ceftolozane, associé au tazobactam dans le traitement des infections intra-abdominales compliquées, des pyélonéphrites aiguës et des infections urinaires compliquées. La stratégie thérapeutique contre les aspergilloses s’étoffe avec la mise à disposition de l’isavuconazole (Cresemba) à l’hôpital, et le passage en ville du voriconazole (Vfend, disponible à l’hôpital depuis 2002).

Pharmacovigilance : une année 2016 sur les chapeaux de roue !
Avec l’affaire Depakine en toile de fond une large partie de l’année, la pharmacovigilance a été au cœur de l’actualité 2016. Le début d’année 2017 a été mouvementé avec le retrait du marché d’Uvestérol D. L’occasion de rappeler quelques faits sur la pharmacovigilance qui garantit l’actualisation permanente des connaissances sur la sécurité d’un médicament.
Environ 60 % des signalements envoyés concernent des effets indésirables graves. Toutefois, il est à noter que tout effet indésirable doit normalement être déclaré, qu’il soit grave ou non et surtout qu’il soit déjà identifié ou non.
Au cours du 2e trimestre 2016, 14 415 signalements ont été rapportés aux Centres régionaux de pharmacovigilance (CRPV) ; un chiffre en nette augmentation (11 042 au second trimestre 2015).
Les déclarations de pharmacovigilance sont encore majoritairement effectuées par des médecins (à 70 %). Les pharmaciens, quant à eux, sont à l’origine de 22 % des signalements aux CRPV. Un chiffre en légère augmentation (20 % en 2015). Les patients sont également de plus en plus nombreux à effectuer eux-mêmes les déclarations (6 % versus 5 % en 2015).

Vigilance durant la période préconceptionnelle
Dépakine n’est pas le seul médicament nécessitant une vigilance lors de délivrance relative aux risques liés à la conception. En cas de doute sur la tératogénicité ou la mutagénicité d’une molécule, adoptez le réflexe de consulter le centre de référence sur les agents tératogènes. Le site du CRAT s’adresse en effet tout particulièrement aux professionnels de santé. Et parce que les risques n’existent pas que pendant la grossesse, mais aussi lors de la conception, une vigilance doit être de mise lors de la délivrance de médicaments reprotoxiques chez l’homme. Le CRAT recense d’ailleurs également les molécules dont l’exposition paternelle peut engendrer des toxicités durant la grossesse. Il conviendra donc d’alerter tout patient traité par un de ces médicaments qu’une grossesse ne peut être projetée : azathioprine, mycophénolate, imatinib, méthotrexate…
Un projet de conception peut être envisagé au moins 3 mois après l’arrêt du traitement (durée correspondant à un cycle de spermatogenèse).
❙ Anne Drouadaine

ONCOLOGIE  LEUCÉMIE MYÉLOÏDE CHRONIQUE, LEUCÉMIE AIGUË LYMPHOBLASTIQUE 

ICLUSIG

PONATINIB INCYTE BIOSCIENCES FRANCE

Inhibiteur de la protéine kinase BCR-ABL
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 100 %.
15 mg, 30 mg, 45 mg, flacon de 30 comprimés pelliculés.
Prescription initiale hospitalière semestrielle. Prescription initiale et renouvellement réservés aux spécialistes en oncologie ou en hématologie, ou aux médecins compétents en cancérologie.
Surveillance particulière : dépistage d’une infection par le VHB (et suivi si nécessaire), fonction cardiovasculaire, hémogramme, tension artérielle, contrôle du taux de lipase sérique.
Place dans la stratégie thérapeutique
Iclusig est un traitement de première intention pour la leucémie myéloïde chronique et la leucémie aiguë lymphoblastique en cas de mutation T315l. En l’absence de mutation, la Commission de la transparence le considère comme un traitement de recours.

Effets indésirables
Très fréquemment : infection des voies respiratoires hautes, anémie, thrombopénie, neutropénie, perte de l’appétit, insomnie, céphalées, étourdissements, hypertension, dyspnée, toux, douleur abdominale, diarrhée, vomissement, constipation, nausée, taux de lipase augmenté, ALAT et ASAT augmentées, éruption cutanée transitoire, sécheresse cutanée, douleurs osseuses, arthralgie, myalgie, douleurs des extrémités, douleur dorsale, spasmes musculaires, fatigue, asthénie, œdème périphérique, pyrexie, douleur.

Contre-indications
Hypersensibilité au ponatinib ou à un excipient (présence de lactose).

grossesse – allaitement
–  Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation d’Iclusig pendant la grossesse. Il ne doit être utilisé uniquement lorsque cela est absolument nécessaire.
–  L’allaitement doit être interrompu.
–  Les femmes en âge de procréer ne doivent pas débuter une grossesse et les hommes ne doivent pas concevoir d’enfant durant le traitement. L’action du ponatinib vis-à-vis de l’efficacité des contraceptifs hormonaux systémiques est inconnue. Une méthode de contraception alternative ou supplémentaire doit être utilisée.



INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A déconseiller :
Inducteurs puissants du CYP3A4 (carbamazépine, phénobarbital, phénytoïne, rifampicine, millepertuis…) : ils diminuent la concentration plasmatique et l’efficacité du ponatinib. §
conseils du pharmacien
  Prudence lors de la conduite de véhicules et l’utilisation de machines. La prise d’Iclusig a, en effet, été associée à une léthargie, des étourdissements et une vue trouble.
  Eviter la consommation de jus de pamplemousse, puissant inhibiteur du métabolisme du CYP3A4.
  Une baisse de la vision ou un trouble de la vue nécessite la réalisation d’un examen ophtalmologique (incluant un fond d’œil) afin de détecter une éventuelle occlusion vasculaire.
POSOLOGIE
–  La posologie initiale est de un comprimé de 45 mg de ponatinib une fois par jour.
–  Le comprimé doit être avalé entier, sans être écrasé ou dissous. La prise peut se faire pendant ou en dehors des repas.
–  Le traitement doit être poursuivi tant qu’aucun signe de progression de la maladie ou de toxicité inacceptable ne se manifeste chez le patient. En cas d’intolérance, un abaissement de la posologie à 30 ou 15 mg par jour est possible.
–  L’arrêt d’Iclusig doit être envisagé si une réponse hématologique complète n’est pas obtenue après 90 jours de traitement.

ONCOLOGIE  MÉLANOME NON RÉSÉCABLE OU MÉTASTATIQUE, PORTEUR D’UNE MUTATION BRAF V600 

MEKINIST

TRAMÉTINIB NOVARTIS PHARMA SAS

Inhibiteur de la protéine kinase MEK et de l’activation de MEK par BRAF
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 100 % uniquement en association au dabrafénib (Tafinlar).
0,5 mg, 2 mg, flacon de 30 comprimés pelliculés.
Prescription hospitalière réservée aux spécialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie.
Surveillance particulière : fonction hépatique et cardiovasculaire, évaluation de la fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG), pression artérielle, surveillance des événements hémorragiques, recherche régulière d’éventuelles nouvelles tumeurs malignes cutanées ou non cutanées.
Place dans la stratégie thérapeutique
En association au dabrafénib, Mekinist est un traitement de première intention du mélanome non résécable ou métastatique porteur de la mutation BRAF V600.

Effets indésirables
Très fréquemment : hypertension, hémorragie, toux, dyspnée, diarrhée, nausées, vomissements, constipation, douleur abdominale, sécheresse buccale, éruption cutanée, dermatite acnéiforme, sécheresse cutanée, prurit, alopécie, fatigue, œdème périphérique, pyrexie, augmentation des ASAT.

Contre-indications
Hypersensibilité au tramétinib ou à un excipient.

grossesse – allaitement
–  Mekinist ne doit pas être administré aux femmes enceintes ou qui allaitent.
–  En cas d’allaitement, évaluer le bénéfice pour l’enfant et la mère afin de décider s’il est préférable d’interrompre l’allaitement ou le traitement.
–  Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode contraceptive efficace durant le traitement et les 4 mois suivant son arrêt.
–  Les patients de sexe masculin doivent être informés du risque potentiel d’altération de la spermatogenèse, pouvant être irréversible. Le tramétinib peut avoir un effet délétère sur la fertilité, chez l’homme comme chez la femme.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A noter :
–  le tramétinib étant substrat de la glycoprotéine P (P-gp), prudence en cas d’association à de puissants inhibiteurs de la P-gp (vérapamil, ciclosporine, ritonavir, quinidine, itraconazole…) en raison du risque d’augmentation de l’exposition au tramétinib ;
–  le tramétinib peut inhiber transitoirement les substrats du transporteur membranaire BCRP au niveau intestinal. Respecter un intervalle de 2 heures entre la prise de Mekinist et les autres médicaments (méthotrexate, norfloxacine, statines…). §
conseils du pharmacien
  Conserver au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C. Après ouverture, le flacon peut être conservé 30 jours à une température ne dépassant pas 30 °C.
  Mekinist ne doit pas être pris au repas.
  Le risque potentiel de fatigue, de sensations vertigineuses ou de troubles oculaires peut modifier l’aptitude à conduire des véhicules et à utiliser des machines.
  Signaler au médecin tout symptôme évoquant un saignement (sang dans les selles ou selles noires, sang dans les urines, douleurs d’estomac, vomissements de sang…).
POSOLOGIE
–  La dose recommandée est de 2 mg une fois par jour.
–  Prendre le comprimé avec un grand verre d’eau, sans le mâcher ni l’écraser. Il doit être pris sans nourriture, au moins 1 heure avant un repas, ou 2 heures après.
–  En cas d’oubli, ne pas prendre la dose s’il reste moins de 12 heures avant la prise suivante. En cas de vomissements, ne pas reprendre de dose.

ONCOLOGIE  CANCER BRONCHIQUE NON À PETITES CELLULES 

ZYKADIA

CÉRITINIB NOVARTIS PHARMA SAS

Inhibiteur de tyrosine kinase ciblant ALK
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 100 %.
150 mg, boîte de 150 gélules.
Prescription hospitalière réservée aux spécialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie.
Surveillance particulière : fonction hépatique et cardiaque, fréquence cardiaque, pression artérielle, surveillance pulmonaire, glycémie à jeun, lipasémie, amylasémie.
Place dans la stratégie thérapeutique
Zykadia est un traitement de troisième ligne du cancer bronchique non à petites cellules ALK+ en échec au crizotinib (Xalkori).

Effets indésirables
Très fréquemment : anémie, diminution de l’appétit, nausées, diarrhée, vomissements, douleurs abdominales, constipation, troubles oesophagiens, rash, fatigue, anomalies du bilan hépatique et de la créatininémie.

Contre-indications
Hypersensibilité au céritinib ou à un excipient.

grossesse – allaitement
–  Zykadia ne doit pas être utilisé durant la grossesse.
–  En cas d’allaitement, évaluer le bénéfice pour l’enfant et la mère afin de décider s’il est préférable d’interrompre l’allaitement ou le traitement.
–  Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode contraceptive efficace pendant le traitement et au moins 3 mois après son arrêt.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A déconseiller :
–  les inhibiteurs puissants du CYP3A (ritonavir, kétoconazole, voriconazole…) : ils augmentent les concentrations plasmatiques de céritinib. Une réduction de la dose de Zykadia peut être nécessaire ;
–  les inducteurs puissants du CYP3A et de la P-gp (carbamazépine, rifampicine, millepertuis…) : ils diminuent les concentrations plasmatiques et l’efficacité du céritinib ;
–  éviter l’administration concomitante de substrats du CYP3A (ciclosporine, fentanyl, tacrolimus, quinidine…) ou du CYP2C9 (phénytoïne, warfarine…) à marge thérapeutique étroite.

A noter :
–  l’efficacité des contraceptifs oraux peut être réduite ;
–  prudence en cas d’administration concomitante de substrats de la BCRP (rosuvastatine…) et de la P-gp (digoxine, dabigatran, colchicine, pravastatine…) ;
–  le céritinib pouvant allonger l’intervalle QT, prudence en cas d’utilisation chez les patients prenant des antiarythmiques ou médicaments allongeant l’intervalle QT (dompéridone, clarithromycine, méthadone…) ;
–  prudence en cas d’utilisation d’antisécrétoires (antihistaminiques H2, inhibiteurs de la pompe à protons) : risque de diminution de la biodisponibilité du céritinib en raison de son absorption pH-dépendante. §
conseils du pharmacien
  Le céritinib doit être pris à jeun.
  Eviter la consommation de pamplemousse ou jus de pamplemousse qui pourrait augmenter la biodisponibilité du céritinib.
  Prudence en cas de conduite de véhicules ou d’utilisation de machines (risque de fatigue et de troubles visuels).
POSOLOGIE
–  La dose recommandée est de 750 mg une fois par jour, soit 5 gélules, à la même heure chaque jour. Les gélules doivent être avalées entières (sans être mâchées ou écrasées) avec de l’eau.
–  Les gélules doivent être prises à jeun. Le patient ne doit pas consommer de nourriture au minimum pendant les 2 heures qui précèdent et les deux heures qui suivent la prise.
–  En cas d’oubli, le patient doit rattraper la dose oubliée sauf si la dose suivante est prévue dans moins de 12 heures.
–  En cas d’intolérance, une réduction posologique est possible par paliers de 150 mg par jour.

ENDOCRINOLOGIE  DIABÈTE DE TYPE 2 

TRULICITY

DULAGLUTIDE LILLY FRANCE

Agoniste du récepteur du GLP-1 à action prolongée
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 65 %.
0,75 mg, 1,5 mg, boîte de 4 stylos préremplis.

Place dans la stratégie thérapeutique
Trulicity est une alternative thérapeutique supplémentaire de prise en charge des patients diabétiques de type 2 lorsqu’il est utilisé en bithérapie avec la metformine, en trithérapie avec la metformine et un sulfamide hypoglycémiant ainsi qu’en trithérapie avec la metformine et l’insuline.
En revanche, il n’a pas sa place dans la stratégie thérapeutique lorsqu’il est utilisé en monothérapie ou en bithérapie avec l’insuline.

Effets indésirables
Très fréquemment : hypoglycémie, nausée, diarrhée, vomissement, douleur abdominale.
Fréquemment : diminution de l’appétit, dyspepsie, constipation, flatulence, distension abdominale, reflux gastro-œsophagien, éructation, fatigue, tachycardie sinusale, bloc auriculoventriculaire de 1er degré.
Contre-indications
Hypersensibilité au dulaglutide ou à un excipient.

grossesse – allaitement
L’utilisation du dulaglutide n’est pas recommandée pendant la grossesse et l’allaitement.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

La vidange gastrique est retardée par le dulaglutide. Cela peut donc avoir une influence sur la vitesse d’absorption des médicaments administrés de façon concomitante par voie orale.
Prudence en cas d’administration concomitante de médicaments nécessitant une absorption gastro-intestinale rapide, et avec les formulations à libération prolongée (risque de séjour gastrique prolongé avec libération accrue). §
conseils du pharmacien
  Conserver Trulicity au réfrigérateur dans l’emballage d’origine et à l’abri de la lumière. Pendant son utilisation, il peut être conservé en dehors du réfrigérateur pendant 14 jours au maximum à une température inférieure à 30 °C.
  Le stylo est à usage unique. Retirer le capuchon de la base, le positionner pour l’injection, déverrouiller la molette en la faisant tourner, appuyer sur le bouton à l’extrémité du stylo et attendre le second clic. L’injection est alors réalisée et une partie grise devient visible, témoin de la bonne réalisation. Jeter le stylo.
  Si nécessaire, le jour de la semaine prévu pour l’injection peut être modifié dans la mesure où la dernière dose a été administrée au moins 3 jours avant (72 heures).
  En cas d’administration au moment d’un repas avec un sulfamide hypoglycémiant ou de l’insuline, il est important de tester sa glycémie.
POSOLOGIE
–  Avant injection, vérifier la limpidité de la solution. Si elle contient des particules ou si elle est trouble et/ou colorée, l’injection ne doit pas être réalisée.
–  En cas d’oubli, administrer la dose dès que possible si le délai avant la dose suivante est d’au moins 3 jours (72 heures). Si le délai est inférieur, la dose omise ne doit pas être administrée.

ENDOCRINOLOGIE  DIABÈTE DE TYPE 2 

XULTOPHY

INSULINE DÉGLUDEC, LIRAGLUTIDE, NOVO NORDISK

Insuline basale, analogue du GLP-1
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 65 %.
100 U/ml + 3,6 mg/ml, boîte de 5 cartouches en stylos préremplis.
Prescription initiale réservée aux spécialistes en endocrinologie, diabète et maladies métaboliques ou en médecine interne. Renouvellement non restreint.
Place dans la stratégie thérapeutique
L’association fixe Xultophy permettant l’administration d’insuline dégludec et de liraglutide en une injection quotidienne est pertinente (et remboursée) pour les patients dont le traitement par la trithérapie metformine, insuline basale et liraglutide sous forme d’association libre est optimisé.

Effets indésirables
Très fréquemment : hypoglycémie.
Fréquemment : diminution de l’appétit, nausées, diarrhées, vomissements, constipation, dyspepsie, gastrite, douleurs abdominales, reflux gastro-œsophagien, distension abdominale, réactions au site d’injection.

Contre-indications
Hypersensibilité à l’insuline dégludec, au liraglutide ou à un excipient.

grossesse – allaitement
Xultophy ne doit pas être utilisé en cas de grossesse ou d’allaitement.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A noter :
–  prudence avec les bêtabloquants qui peuvent masquer une hypoglycémie ;
–  un ajustement posologique peut être nécessaire avec certaines substances :

• susceptibles de réduire les besoins de Xultophy : antidiabétiques, inhibiteurs de la monoamine-oxydase, bêtabloquants, IEC, salicylés, stéroïdes anabolisants, sulfamides,

• susceptibles d’augmenter les besoins en Xultophy : contraceptifs oraux, thiazidiques, glucocorticoïdes, hormones thyroïdiennes, sympathomimétiques, hormones de croissance, danazol ;
–  prudence avec l’octréotide et le lanréotide qui peuvent réduire ou augmenter les besoins en Xultophy. §
conseils du pharmacien
  Avant ouverture, conserver au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C. Après ouverture, le stylo peut être conservé au réfrigérateur ou à une température ne dépassant pas 30 °C.
  Le produit doit être jeté 21 jours après sa première ouverture.
  Consulter un médecin en cas de douleur intense et persistante au niveau de l’estomac (risque de pancréatite aiguë).
  L’alcool peut intensifier ou réduire l’effet hypoglycémiant de Xultophy.
POSOLOGIE
–  En cas d’oubli, réaliser l’injection dès que l’omission est constatée. Un intervalle minimum de 8 heures devra toujours être respecté entre 2 injections.
–  L’injection est réalisée en veillant à effectuer une rotation régulière des sites d’injection afin de diminuer le risque de développer une lipodystrophie.

PNEUMOLOGIE  BRONCHOPNEUMOPATHIE CHRONIQUE OBSTRUCTIVE 

INCRUSE

UMÉCLIDINIUM GLAXOSMITHKLINE

Antagoniste des récepteurs muscariniques de longue durée d’action
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 65 %.
55 µg/dose, boîte de 1 inhalateur de 30 doses.
Place dans la stratégie thérapeutique
L’uméclidinium, bronchodilatateur de longue durée d’action, est pertinent dans le traitement symptomatique continu de la BPCO lorsque les symptômes persistent malgré l’utilisation pluriquotidienne d’un bronchodilatateur de courte durée d’action.

Effets indésirables
Fréquemment : rhinopharyngite, infection des voies respiratoires supérieures, infection urinaire, sinusite, céphalée, tachycardie, toux.
Peu fréquemment : pharyngite, dysgueusie, fibrillation auriculaire, rythme idioventriculaire accéléré, tachycardie supraventriculaire, extrasystoles supraventriculaires, constipation, sécheresse buccale, rash.

Contre-indications
Hypersensibilité à l’uméclidinium ou à un excipient (lactose).

grossesse – allaitement
–  En l’absence de données, l’administration d’Incruse chez la femme enceinte ne doit être envisagée que si les bénéfices attendus pour la mère justifient le risque éventuel pour le fœtus.
–  En cas d’allaitement, évaluer le bénéfice pour l’enfant et la mère afin de décider s’il est préférable d’interrompre l’allaitement ou le traitement.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Le risque d’interactions est faible, du fait des faibles concentrations plasmatiques obtenues après administration par voie inhalée.
A déconseiller :
Autres antimuscariniques de longue durée d’action (glycopyrronium, tiotropium) : risque de potentialisation des effets indésirables. §
conseils du pharmacien
  Ne sortir l’inhalateur de la barquette que lorsque le traitement doit être débuté. Inscrire, dans l’espace prévu, la date à partir de laquelle l’inhalateur ne doit plus être utilisé, à savoir 6 semaines après l’ouverture de la barquette.
  Ne pas secouer l’inhalateur.
  Le patient peut ne pas ressentir le produit ou le goût même si l’inhalateur est utilisé correctement.
  Si l’inhalateur est conservé au réfrigérateur, il doit être resté à température ambiante pendant au moins 1 heure avant l’utilisation.
  En cas de douleur ou gêne au niveau de l’œil (vision floue, halos visuels…), arrêter le traitement et consulter un médecin. Il peut s’agir d’une crise de glaucome aigu à angle fermé.
POSOLOGIE
–  Faire glisser le couvercle vers le bas jusqu’à entendre un « clic ». Le compteur de doses affiche une dose en moins et le médicament est prêt à être inhalé. Si la dose n’est pas décomptée, elle ne sera pas délivrée.
–  Pour prendre l’inhalation, expirer en dehors de l’inhalateur autant que possible. Serrer les lèvres autour de l’embout buccal. Ne pas bloquer la grille d’aération avec les doigts. Inspirer profondément et régulièrement, puis retenir son souffle aussi longtemps que possible (au moins 3-4 secondes). Retirer l’inhalateur de la bouche. Expirer lentement et doucement.
–  Après utilisation, nettoyer l’embout buccal à l’aide d’un chiffon sec puis faire glisser le couvercle vers le haut.

PNEUMOLOGIE  FIBROSE PULMONAIRE IDIOPATHIQUE 

OFEV

NINTÉDANIB BOEHRINGER INGELHEIM FRANCE

Inhibiteur de tyrosine kinase
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 30 %.
100 mg, 150 mg, boîte de 60 capsules.
Médicament d’exception.
Prescription hospitalière réservée aux spécialistes en pneumologie.
Surveillance particulière : fonction hépatique (mesure des taux de transaminases hépatiques et de bilirubine), pression artérielle.
Place dans la stratégie thérapeutique
Il n’existe pas de traitement curatif de la fibrose pulmonaire idiopathique. Les traitements ont pour but de ralentir la progression de la maladie. Ofev constitue une alternative à la pirfénidone (Esbriet) chez les patients ayant un diagnostic confirmé de fibrose pulmonaire idiopathique de forme légère à sévère.

Effets indésirables
Très fréquemment : diarrhée, nausées, douleurs abdominales, augmentation des enzymes hépatiques.
Fréquemment : perte de poids, baisse d’appétit, saignement, vomissements, augmentation des transaminases (ALAT, ASAT) et de la gamma-glutamyltransférase.
Peu fréquemment : hypertension artérielle, pancréatite, hyperbilirubinémie, augmentation du taux sanguin de phosphatases alcalines.

Contre-indications
Hypersensibilité au nintédanib, à l’arachide, au soja ou à un excipient (lécithine de soja).

grossesse – allaitement
–  Ofev ne doit pas être utilisé durant la grossesse.
–  L’allaitement n’est pas recommandé au cours du traitement.
–  Les femmes en âge de procréer doivent être informées que la grossesse doit être évitée durant le traitement. Une méthode contraceptive efficace est recommandée durant le traitement et au moins 3 mois après son arrêt. En l’absence de données sur d’éventuelles interactions entre nintédanib et contraceptifs hormonaux, deux méthodes efficaces dont l’une mécanique doivent être mises en place.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A déconseiller :
Inducteurs puissants de la glycoprotéine P (rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, millepertuis) : ils peuvent diminuer l’exposition systémique au nintédanib.

A noter :
Prudence en cas d’administration d’inhibiteurs puissants de la glycoprotéine P (kétoconazole, érythromycine, ciclosporine) : ils peuvent augmenter l’exposition systémique au nintédanib, et donc les effets indésirables. Surveiller étroitement la tolérance.§
conseils du pharmacien
  En cas d’oubli d’une prise, poursuivre le traitement aux heures habituelles, sans doubler les doses pour compenser l’oubli.
 Prudence : Ofev peut avoir une influence mineure sur l’aptitude à conduire ou à utiliser des machines.
POSOLOGIE
–  La dose recommandée est de 150 mg de nintédanib 2 fois par jour, administrée à environ 12 heures d’intervalle.
–  Prendre les capsules avec des aliments. Elles doivent être avalées entières avec de l’eau, sans être mâchées ni écrasées.
–  En cas d’intolérance, la dose peut être abaissée à 100 mg 2 fois par jour.

DERMATOLOGIE - RHUMATOLOGIE  PSORIASIS, SPONDYLARTHRITE ANKYLOSANTE ET RHUMATISME PSORIASIQUE 

COSENTYX

SÉCUKINUMAB NOVARTIS PHARMA SAS

Anticorps monoclonal immunosuppresseur inhibiteur de l’interleukine-17A
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 65 %.
150 mg/ml, boîte de 1 à 2 stylos ou seringues préremplis.
Médicament d’exception. Prescription initiale hospitalière annuelle et renouvellement réservés aux spécialistes en dermatologie, en rhumatologie, ou en médecine interne.
Place dans la stratégie thérapeutique
Dans le psoriasis en plaques, Cosentyx doit être réservé aux patients ayant une atteinte chronique sévère définie par un échec à au moins deux traitements parmi les traitements systémiques non biologiques et la photothérapie, et une forme étendue et/ou un retentissement psychosocial important. Dans la spondylarthrite ankylosante, il peut être utilisé en 2e intention après échec des anti-TNF. Dans le rhumatisme psoriasique, la place de Cosentyx par rapport aux anti-TNF, en tant que traitement de première ligne de médicament biologique, n’est pas précisée.

Effets indésirables
Très fréquemment : infections des voies respiratoires hautes.
Fréquemment : herpès buccal, rhinorrhée, diarrhée.
Peu fréquemment : candidose buccale, pied d’athlète, otite externe, neutropénie, conjonctivite, urticaire.

Contre-indications
–  Hypersensibilité au sécukinumab ou à un excipient.
–  Infection évolutive et cliniquement grave (par exemple une tuberculose active).

grossesse – allaitement
–  Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation de Cosentyx pendant la grossesse.
–  En cas d’allaitement, évaluer le bénéfice pour l’enfant et la mère afin de décider s’il est préférable d’interrompre l’allaitement ou le traitement.
–  Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode contraceptive efficace pendant le traitement par Cosentyx et au moins 20 semaines après son arrêt.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A contre-indiquer :
Vaccins vivants

A noter :
Le sécukinumab peut normaliser les taux de CYP450 et diminuer l’exposition aux traitements concomitants métabolisés par ces cytochromes. Prudence avec les substrats du CYP450 à index thérapeutique étroit nécessitant une adaptation posologique individuelle (warfarine par exemple). Une surveillance thérapeutique doit alors être envisagée.§
conseils du pharmacien
  Conserver au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C dans l’emballage d’origine, à l’abri de la lumière.
  Ne pas agiter avant emploi.
  Si possible, les zones de peau lésées par le psoriasis ne doivent pas être utilisées comme sites d’injection.
  La réponse clinique est généralement obtenue après 16 semaines de traitement.
  Consulter rapidement un médecin en cas de signes évoquant une infection.
POSOLOGIE
–  Psoriasis en plaques, rhumatisme psoriasique associé au psoriasis en plaques, rhumatisme psoriasique répondant de façon inadéquate aux anti-TNF alfa : 300 mg en injection sous-cutanée (soit 2 injections sous-cutanées de 150 mg) aux semaines 0, 1, 2 et 3 en traitement d’initiation, puis tous les mois à partir de la 4e semaine en traitement d’entretien.
–  Rhumatisme psoriasique, spondylarthrite ankylosante : 150 mg en injection sous-cutanée aux semaines 0, 1, 2 et 3 en traitement d’initiation puis tous les mois à partir de la 4e semaine en traitement d’entretien.

DERMATOLOGIE - RHUMATOLOGIE  PSORIASIS ET RHUMATISME PSORIASIQUE 

OTEZLA

APRÉMILAST CELGENE

Immunosuppresseur inhibiteur de la phosphodiestérase 4
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 30 %.
Etui d’initiation du traitement (4 comprimés de 10 mg + 4 comprimés de 20 mg + 19 comprimés de 30 mg) ; 30 mg, boîte de 56 comprimés.
Prescription réservée aux spécialistes en dermatologie, rhumatologie, ou médecine interne.
Place dans la stratégie thérapeutique
Dans le psoriasis en plaques modéré à sévère chronique, Otezla est un traitement de seconde intention chez les patients adultes en cas d’échec, de contre-indication ou d’intolérance aux autres traitements systémiques non biologiques (ciclosporine, méthotrexate, puvathérapie). Il peut permettre de retarder la mise sous traitement par biothérapie.
Dans le rhumatisme psoriasique, la place d’Otezla est limitée. Il peut avoir un intérêt en cas de réponse insuffisante ou d’intolérance à un traitement de fond antérieur lorsqu’une biothérapie n’est pas envisagée.
Effets indésirables
Très fréquemment : diarrhée, nausées.
Fréquemment : bronchite, infection des voies respiratoires supérieures, rhinopharyngite, appétit diminué, insomnie, migraine, céphalées de tension, toux, vomissements, dyspepsie, selles fréquentes, douleur abdominale haute, reflux gastro-oesophagien, dorsalgie, fatigue.

Contre-indications
– Hypersensibilité à l’aprémilast ou à un excipient (lactose).
– Grossesse.

grossesse – allaitement
–  L’aprémilast est contre-indiqué pendant la grossesse et ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.
–  Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode contraceptive efficace pendant le traitement.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A contre-indiquer :
Inducteurs puissants de l’isoenzyme CYP3A4 (rifampicine, phénobarbital, carbamazépine, phénytoïne et millepertuis). §
conseils du pharmacien
  En cas d’insuffisance pondérale à l’initiation du traitement, le poids doit être contrôlé à intervalles réguliers. En cas de perte de poids inexpliquée et significative, le patient doit consulter le médecin pour un éventuel arrêt du traitement.
  En cas d’oubli, la dose omise doit être prise le plus rapidement possible, sauf s’il est presque l’heure de la prochaine dose.
POSOLOGIE
–  La dose recommandée est de 30 mg deux fois par jour par voie orale, le matin et le soir à environ 12 heures d’intervalle. Otezla peut être pris indifféremment par rapport aux repas.
–  Un schéma d’initiation du traitement est défini : 10 mg le matin à J1, 10 mg matin et soir à J2, 10 le mg le matin et 20 mg le soir à J3, 20 mg matin et soir à J4, 20 mg le matin et 30 mg le soir à J5, 30 mg matin et soir les jours suivants.
–  La dose d’Otezla doit être diminuée à 30 mg une fois par jour en cas d’insuffisance rénale sévère.

DERMATOLOGIE PSORIASIS EN PLAQUES 

TALTZ

IXÉKIZUMAB LILLY FRANCE

Anticorps monoclonal immunosuppresseur inhibiteur de l’interleukine-17A
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 65 %.
80 mg/ml, boîte de 1 stylo ou seringue préremplis.
Médicament d’exception.
Prescription initiale hospitalière annuelle et renouvellement réservés aux spécialistes en dermatologie, ou en médecine interne.
Place dans la stratégie thérapeutique
Taltz doit être réservé, chez l’adulte, au traitement du psoriasis en plaques chronique sévère, défini par une forme étendue et/ou un retentissement psychosocial important et un échec (réponse insuffisance, contre-indication ou intolérance) à au moins deux traitements parmi les traitements systémiques non biologiques et la photothérapie.

Effets indésirables
Très fréquemment : infections des voies respiratoires supérieures, réactions au site d’injection.
Fréquemment : infection fungique à dermatophytes, douleur oropharyngée, nausées.
Peu fréquemment : grippe, rhinite, candidose buccale, conjonctivite, cellulite, neutropénie, thrombopénie, urticaire.

Contre-indications
– Hypersensibilité à l’ixékizumab ou à un excipient.
– Infection active cliniquement grave (par exemple une tuberculose active).

grossesse – allaitement
–  Eviter l’administration de Taltz pendant la grossesse.
–  En cas d’allaitement, évaluer le bénéfice pour l’enfant et la mère afin de décider s’il est préférable d’interrompre l’allaitement ou le traitement.
–  Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode contraceptive efficace pendant le traitement et au moins 10 semaines après son arrêt.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A noter :
L’ixékizumab peut conduire à une normalisation des taux de CYP450 et à une diminution de l’exposition des médicaments administrés concomitamment et métabolisés par le CYP450. Une surveillance est donc préconisée lors de l’utilisation de substrats du CYP450 à marge thérapeutique étroite, à dose individuelle (par exemple, la warfarine). §
conseils du pharmacien
  Conserver au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C. Taltz peut être conservé en dehors du réfrigérateur jusqu’à 5 jours à une température ne dépassant pas 30 °C.
  Avant l’injection, penser à sortir Taltz du réfrigérateur au moins 30 minutes avant son utilisation, pour que la solution se réchauffe à température ambiante.
  Ne pas secouer la solution (stylo ou seringue) afin d’éviter le risque de formation de bulles pouvant dénaturer le produit. Ne pas utiliser la solution si elle est trouble et/ou de couleur marron ou si elle contient des particules.
POSOLOGIE
–  La posologie est de 160 mg en injection sous-cutanée (soit 2 injections) à la semaine 0, puis de 80 mg (soit 1 injection) aux semaines 2, 4, 6, 8, 10 et 12, puis une dose d’entretien de 80 mg toutes les 4 semaines.
–  La première injection doit être réalisée par le médecin.
–  Il est recommandé d’alterner les sites d’injection et d’éviter les zones de peau présentant des lésions psoriasiques. Ne pas injecter dans les zones de peau rouge, dure ou présentant des hématomes, des cicatrices ou des vergetures.
–  L’arrêt du traitement doit être envisagé en l’absence de réponse au bout de 16 à 20 semaines.

GASTRO-ENTÉRO-HÉPATOLOGIE  SYNDROME DE L’INTESTIN COURT 

REVESTIVE

TÉDUGLUTIDE SHIRE FRANCE

Analogue du GLP-2
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 65 %.
5 mg, poudre et solvant pour solution injectable, boîte de 28 flacons de 5 mg de poudre et 28 seringues préremplies de 0,5 ml de solvant + 6 pistons.
Prescription hospitalière réservée aux spécialistes en gastro-entérologie, hépatologie ou aux médecins compétents en nutrition.
Place dans la stratégie thérapeutique
Revestive peut être utilisé chez les patients ayant un syndrome du grêle court, après une phase d’adaptation de 6 à 12 mois en nutrition parentérale, pour lesquels les possibilités d’adaptation et d’hyperphagie compensatrice n’ont pas permis d’obtenir le sevrage de la nutrition parentérale.

Effets indésirables
Très fréquemment : infection respiratoire, céphalées, douleurs abdominales, météorisme, vomissements, nausées, complication d’une stomie gastro-intestinale, œdème périphérique, réaction au site d’injection.
Fréquemment : grippe, diminution de l’appétit, anxiété, troubles du sommeil, paresthésies, insuffisance cardiaque congestive, bouffées vasomotrices, dyspnée, toux, pancréatite, occlusion intestinale, cholestase et cholécystite, dermite allergique, éruption cutanée, arthralgies, coliques néphrétiques, sensibilité de l’angle costovertébral, douleur thoracique, sueurs nocturnes, augmentation de la protéine C réactive.

Contre-indications
–  Hypersensibilité au téduglutide, à un excipient ou à des traces de résidus de tétracycline.
–  Cancer actif ou suspecté.
–  Antécédents de cancer de l’appareil gastro-intestinal, dont le système hépatobiliaire, au cours des cinq dernières années.

grossesse – allaitement
Par mesure de précaution, il est préférable d’éviter l’utilisation de Revestive durant la grossesse et l’allaitement.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

Aucune étude d’interaction n’a été réalisée. Une augmentation de l’absorption de médicaments administrés concomitamment est possible.
D’après une étude in vitro, le téduglutide n’inhibe pas les enzymes du CYP3A4. §
conseils du pharmacien
  Avant l’instauration du traitement, les apports liquidiens et nutritionnels intraveineux doivent être optimisés et stabilisés.
  La solution doit être utilisée immédiatement après reconstitution.
  Contacter impérativement un médecin en cas de prise de poids soudaine, d’œdème des chevilles et/ou de dyspnée, particulièrement pour les patients souffrant d’une affection cardiovasculaire (insuffisance cardiaque, hypertension).
POSOLOGIE
–  La dose recommandée est de 0,05 mg/kg de poids corporel une fois par jour chez l’adulte et chez l’enfant.
–  La solution reconstituée est injectée par voie sous-cutanée en alternant les sites entre les quatre quadrants de l’abdomen. En cas de douleurs, l’injection dans la cuisse est également possible.
–  Afin d’optimiser la tolérance, une diminution progressive de la dose peut être envisagée sous étroite surveillance.
–  En cas d’oubli, Revestive doit être administrée dès que possible le même jour.
–  Une évaluation du traitement est réalisée après 6 mois de traitement. Chez l’enfant et l’adolescent, l’évaluation a lieu plus tôt : après 12  semaines de traitement.

GYNÉCOLOGIE  MÉNOPAUSE 

DUAVIVE

BAZÉDOXIFÈNE, ESTROGÈNES CONJUGUÉS MSD FRANCE

Modulateur sélectif des récepteurs aux œstrogènes (SERM)
FICHE TECHNIQUE
Liste I, non remb. SS.
0,45 mg/20 mg, boîte de 28 comprimés à libération modifiée.
Place dans la stratégie thérapeutique
Duavive n’a pas été évalué par la Commission de la transparence de la HAS. Il est indiqué dans le traitement des symptômes (bouffées de chaleur…) liés au déficit en estrogènes chez les femmes ménopausées non hystérectomisées, et pour lesquelles une thérapie hormonale contenant des progestatifs n’est pas appropriée.

Effets indésirables
Très fréquemment : douleur abdominale.
Fréquemment : candidose vulvovaginale, constipation, diarrhée, nausée, spasmes musculaires, augmentation du taux de triglycérides dans le sang.
Peu fréquemment : cholécystite.

Contre-indications
–  Hypersensibilité au bazédoxifène, aux œstrogènes conjugués ou à un excipient (présence de saccharose, lactose et maltitol liquide).
–  Cancer du sein connu ou suspecté, ou antécédents.
–  Présence, suspicion ou antécédents de tumeurs malignes œstrogénodépendantes.
–  Saignement génital non diagnostiqué.
–  Hyperplasie endométriale non traitée.
–  Thromboembolie veineuse en cours ou antécédents.
–  Troubles thrombophiliques connus.
–  Maladie thromboembolique artérielle en cours ou antécédents.
–  Maladie hépatique aiguë ou antécédents, tant que les tests de la fonction hépatique ne reviennent pas à la normale.
–  Femmes en âge de procréer.
–  Porphyrie.

grossesse – allaitement
Duavive est contre-indiqué aux femmes enceintes, allaitantes ou en âge de procréer.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A contre-indiquer :
Progestatifs, autres œstrogènes ou modulateurs sélectifs des récepteurs aux œstrogènes.

A noter :
Le métabolisme des œstrogènes et du bazédoxifène peut être augmenté par le phénobarbital, la phénytoïne, la carbamazépine, la rifampicine, le millepertuis… §
conseils du pharmacien
  Après ouverture du sachet, la plaquette doit être utilisée dans les 60 jours.
  Bouger régulièrement pendant de longs voyages.
  Arrêter le traitement 4 à 6 semaines avant une intervention chirurgicale programmée entraînant une immobilité prolongée.
  Arrêter le traitement et contacter immédiatement le médecin en cas de gonflement douloureux d’une jambe, de douleur soudaine dans la poitrine, de dyspnée (risque thrombo-embolique). Idem en cas d’augmentation importante de la pression artérielle, d’apparition pour la première fois de céphalée migraineuse, d’ictère ou de dégradation de la fonction hépatique.
POSOLOGIE
–  La dose recommandée est de un comprimé une fois par jour, à avaler en entier, au moment ou en dehors des repas.
–  En cas d’oubli, prendre le comprimé dès que possible et poursuivre le traitement. En cas d’oubli de plus d’un comprimé, la patiente doit uniquement prendre le dernier comprimé oublié et ne pas doubler la dose habituelle pour compenser l’oubli.

INFECTIOLOGIE  ASPERGILLOSE, CANDIDÉMIE, INFECTIONS FONGIQUES À SCEDOSPORIUM SPP OU FUSARIUM SPP 

VFEND

VORICONAZOLE PFIZER PFE FRANCE

Antifongique triazolé
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 65 %.
50 mg, boîte de 28 et 56 comprimés pelliculés, 200 mg, boîte de 14, 28 et 56 comprimés pelliculés, 40 mg/ml, flacon de 70 ml de suspension reconstituée utilisable.
Prescription hospitalière.
Place dans la stratégie thérapeutique
Prescrit à l’hôpital depuis 2002, Vfend doit être principalement administré aux patients atteints d’infections évolutives, pouvant menacer le pronostic vital. C’est également un traitement de première intention en prophylaxie chez les patients recevant une allogreffe de cellules-souches hématopoïétiques à haut risque d’infections fongiques invasives.

Effets indésirables
Très fréquemment : œdème périphérique, céphalées, atteintes visuelles, détresse respiratoire, diarrhée, vomissements, douleurs abdominales, nausées, anomalie des tests de la fonction hépatique, rash, pyrexie.

Contre-indications
Hypersensibilité au voriconazole ou à un excipient (lactose dans les comprimés, saccharose dans la poudre pour suspension buvable).

grossesse – allaitement
–  Vfend ne doit pas être utilisé durant la grossesse.
–  L’allaitement doit être interrompu durant le traitement.
–  Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode contraceptive efficace pendant le traitement.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A contre-indiquer :
–  cisapride, pimozide, quinidine : risque d’allongement de l’espace QTc et de survenue de torsades de pointe ;
–  rifampicine, carbamazépine, phénobarbital : diminution significative de la concentration de Vfend ;
–  efavirenz (dose supérieure ou égale à 400 mg une fois par jour), ritonavir à doses élevées (400 mg et plus 2 fois par jour) : diminution significative de la concentration de Vfend ;
–  alcaloïdes de l’ergot de seigle : risque d’ergotisme ;
–  sirolimus : risque d’augmentation significative de la concentration de sirolimus ;
–  millepertuis : diminution significative de la concentration de Vfend. §
conseils du pharmacien
  Les conditions de prise par rapport au repas sont différentes selon la forme galénique employée : comprimé ou suspension buvable.
  Avant reconstitution, la poudre pour suspension buvable est à conserver au réfrigérateur entre + 2 °C et + 8 °C. Après reconstitution, la solution doit être conservée à température ambiante (inférieure à 30 °C) pendant 14 jours maximum.
  Ne pas s’exposer au soleil durant le traitement. En cas d’exposition, porter des vêtements pour se protéger ou utiliser des écrans solaires à indice élevé.
POSOLOGIE
–  Le traitement varie selon le poids du patient. L’initiation du traitement est réalisée chez l’adulte soit par voie injectable à l’hôpital, soit per os. Chez l’enfant, l’initiation par voie orale n’est pas recommandée.
–  Pour les patients de moins de 40 kg, la dose de charge pendant les 24 premières heures est de 200 mg (ou 5 ml de suspension buvable) toutes les 12 heures, puis la dose d’entretien est de 100 mg (ou 2,5 ml) 2 fois par jour.
–  Pour les patients de plus de 40 kg, la dose de charge est de 400 mg (ou 10 ml) toutes les 12 heures, puis en entretien 200 mg (ou 5 ml) 2 fois par jour.
–  La dose d’entretien chez l’enfant est de 9 mg/kg 2 fois par jour (dose maximale : 350 mg 2 fois par jour).
–  Les comprimés doivent être pris au moins une heure avant un repas ou une heure après.
–  La suspension buvable doit être prise au moins une heure avant un repas ou deux heures après.

NÉPHROLOGIE  POLYKYSTOSE RÉNALE AUTOSOMIQUE DOMINANTE 

JINARC

TOLVAPTAN OTSUKA PHARMACEUTICAL FRANCE SAS

Antagoniste de la vasopressine
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 30 %.
15 mg, 30 mg, boîte de 7 comprimés.
Plaquettes de 56 comprimés (2 x 28 cp) : 15 mg/45 mg, 30 mg/60 mg, 30 mg/90 mg.
Médicament d’exception. Prescription initiale hospitalière semestrielle et renouvellement réservés aux spécialistes en néphrologie.
Surveillance particulière : fonction hépatique (transaminases et bilirubine), surveillance des symptômes évoquant une atteinte hépatique, créatinine sérique, électrolytes, acide urique.
Place dans la stratégie thérapeutique
L’utilisation de Jinarc doit être limitée aux seuls patients atteints de polykystose rénale autosomique dominante avec un débit de filtration glomérulaire > 30 ml/min/1,73 m2 et avec une néphromégalie importante associée à un risque de perte de fonction rénale et des signes d’évolution rapide de la maladie (douleurs rénales, hémorragie…). Une perte significative du DFG d’au moins 5 ml/min/an justifie également son utilisation.

Effets indésirables
Très fréquemment : polydipsie, céphalées, vertiges, diarrhée, sécheresse buccale, nycturie, pollakiurie, polyurie, fatigue, soif.

Contre-indications
–  Hypersensibilité au tolvaptan ou à un excipient.
–  Augmentation des enzymes hépatiques et/ou signes d’atteinte hépatique avant l’initiation du traitement et répondant aux critères d’arrêt définitif du tolvaptan.
–  Anurie.
–  Déplétion volémique.
–  Hypernatrémie.
–  Patients ne pouvant ressentir ou satisfaire leur soif.
–  Grossesse et allaitement.

grossesse – allaitement
– Contre-indiquée.
–  Les femmes en âge de procréer doivent utiliser une méthode contraceptive efficace.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A déconseiller :
–  inducteurs puissants du CYP3A : diminution de l’efficacité de tolvaptan ;
–  médicaments augmentant la natrémie (formes effervescentes salées, solutions hypertoniques de NaCl…) entraînant un risque d’hypernatrémie ;
–  analogues de la vasopressine (desmopressine) : risque de diminution de l’efficacité par le tolvaptan. §
conseils du pharmacien
  Boire de l’eau ou d’autres liquides en quantité suffisante. Jinarc ne doit pas être pris avec du jus de pamplemousse.
  En cas d’incapacité à boire ou si l’accès à l’eau est limité, le traitement doit être interrompu.
  Boire 1 à 2 verres de liquide avant le coucher même en l’absence de soif et la nuit à chaque épisode de nycturie.
  Contacter un médecin en cas de signes d’atteinte hépatique (fatigue, fièvre, anorexie, nausées, vomissement, prurit, urines foncées, jaunisse…).
POSOLOGIE
–  Jinarc doit être administré 2 fois par jour. Les 2 doses sont différentes. La dose du matin, la plus forte, doit être prise au moins 30 minutes avant le petit déjeuner. La seconde dose doit être prise 8 heures plus tard et peut être prise avec ou sans nourriture.
–  Le comprimé doit être pris sans être croqué avec un verre d’eau.
–  La dose initiale est de 60 mg par jour (45 mg + 15 mg), puis est progressivement augmentée pour arriver à une dose fractionnée de 90 mg (60 mg + 30 mg) puis 120 mg (90 mg + 30 mg). Un intervalle d’au moins une semaine doit être respecté entre chaque augmentation de dose afin d’éviter une intolérance.

BRINTELLIX

VORTIOXÉTINE LUNDBECK SAS

Modulateur des récepteurs sérotoninergiques, inhibiteur des transporteurs de la sérotonine
FICHE TECHNIQUE
Liste I, remb. SS à 30 %.
5 mg, 10 mg, 15 mg, 20 mg, boîte de 28 comprimés pelliculés.
Place dans la stratégie thérapeutique
Brintellix est une nouvelle alternative dans le traitement des épisodes dépressifs majeurs de l’adulte. En première intention, l’ANSM recommande l’utilisation d’un inhibiteur sélectif de la recapture de la sérotonine, un inhibiteur de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline ou un antidépresseur de la classe des « autres antidépresseurs » (dont la vortioxétine).

Effets indésirables
Très fréquemment : nausées.
Fréquemment : rêves anormaux, sensations vertigineuses, diarrhée, constipation, vomissements, prurit incluant prurit généralisé.
Peu fréquemment : bouffée de chaleur, sueurs nocturnes.

Contre-indications
Hypersensibilité à la vortioxétine ou à un excipient.

grossesse – allaitement
–  Brintellix ne doit pas être utilisé pendant la grossesse, sauf si l’état clinique de la femme l’exige.
–  En cas d’allaitement, évaluer le bénéfice pour l’enfant et la mère afin de décider s’il est préférable d’interrompre l’allaitement ou le traitement.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A contre-indiquer :
 Inhibiteurs de la monoamine-oxydase non sélectifs ou inhibiteurs sélectifs de la MAO-A : risque de syndrome sérotoninergique. Le traitement ne doit pas être instauré pendant au moins 14 jours après l’arrêt d’un IMAO non sélectif irréversible et doit être arrêté au moins 14 jours avant le début d’un traitement par IMAO non sélectif irréversible.

A noter :
–  prudence avec les inhibiteurs sélectifs irréversibles de la MAO-B (sélégiline, rasagiline), les médicaments sérotoninergiques, le millepertuis : surveiller attentivement l’apparition d’un syndrome sérotoninergique ;
–  prudence en cas d’association avec les médicaments abaissant le seuil épileptogène (antidépresseurs, neuroleptique, tramadol…) ;
–  prudence en cas d’association aux inhibiteurs puissants du CYP2D6 et aux inducteurs du cytochrome P450, aux médicaments anticoagulants oraux ou antiplaquettaires, au lithium et au tryptophane. §
conseils du pharmacien
  Alerter à propos du risque de syndrome sérotoninergique se traduisant par les symptômes suivants : agitation, hallucinations, coma, tachycardie, hyperthermie, hyperréflexie, nausées, vomissements, diarrhée. Le cas échéant, arrêter immédiatement Brintellix et instaurer un traitement symptomatique.
  Les effets indésirables sont généralement légers à modérés. Ils surviennent durant les 2 premières semaines de traitement et ne nécessitent généralement pas d’arrêt du traitement.
  En cas d’oubli, prendre la dose suivante à l’heure habituelle, sans doubler la dose.

POSOLOGIE
–  La dose initiale recommandée est de 10 mg de vortioxétine une fois par jour chez les adultes âgés de moins de 65 ans. Le comprimé peut être pris avec ou sans aliments.
–  En fonction de la réponse au traitement et de la tolérance, la dose peut être augmentée jusqu’à un maximum de 20 mg une fois par jour ou diminuée à un minimum de 5 mg une fois par jour.
–  Le traitement doit être poursuivi au moins 6 mois après la disparition des symptômes dépressifs.

UROLOGIE  INCONTINENCE URINAIRE 

BETMIGA

MIRABÉGRON ASTELLAS PHARMA

Antispasmodique urinaire, agoniste puissant et sélectif des récepteurs bêta-3 adrénergiques
FICHE TECHNIQUE
Liste I, non remb. SS.
25 mg, 50 mg, boîte de 30 comprimés à libération prolongée.
Place dans la stratégie thérapeutique
Betmiga est indiqué dans le traitement symptomatique de l’impériosité urinaire et de la pollakiurie et/ou de l’incontinence urinaire par impériosité chez les adultes présentant un syndrome d’hyperactivité vésicale. En l’absence d’étude versus anticholinergique, sa place n’est pas définie et le choix de son utilisation est laissé à l’appréciation des prescripteurs.

Effets indésirables
Fréquemment : infection urinaire, tachycardie, nausées, constipation, diarrhée, céphalée, étourdissement.
Peu fréquemment : infection vaginale, cystite, palpitations, fibrillation auriculaire, dyspepsie, gastrite, urticaire, éruption cutanée, éruption maculeuse, éruption papuleuse, prurit, œdème articulaire, prurit vulvovaginal, augmentation de la pression artérielle, des GGT et des transaminases.

Contre-indications
–  Hypersensibilité au mirabégron ou à un excipient.
–  Hypertension artérielle sévère non contrôlée définie par une pression artérielle systolique ≥ 180 mmHg et/ou une pression artérielle diastolique ≥ 110 mmHg.

grossesse – allaitement
–  Betmiga n’est pas recommandé durant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de contraception.
–  Betmiga ne doit pas être utilisé pendant l’allaitement.


INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A noter :
–  le mirabégron inhibe de façon faible le CYP3A et de façon modérée le CYP2D6 : prudence en cas d’administration concomitante de médicaments à marge thérapeutique étroite métabolisés de façon importante par le CYP2D6 (flécaïnide, propafénone, antidépresseurs tricycliques) ;
–  le mirabégron peut inhiber faiblement la glycoprotéine P : à prendre en compte en cas d’association à des substrats sensibles de la P-gp (dabigatran ou digoxine par exemple) ;
–  chez les patients traités par un inhibiteur puissant du CYP3A (kétoconazole, ritonavir, clarithromycine…) et atteints d’une insuffisance rénale légère à modérée, ou atteints d’une insuffisance hépatique légère, la dose de Betmiga recommandée est de 25 mg par jour seulement. §
conseils du pharmacien
  En cas d’oubli, prendre la dose oubliée le plus tôt possible, sauf s’il reste moins de 6 heures avant la prochaine dose.
  La pression artérielle doit être mesurée à l’instauration du traitement puis régulièrement, en particulier chez les patients atteints d’hypertension artérielle.
POSOLOGIE
–  La dose recommandée est de 50 mg une fois par jour, à prendre pendant ou en dehors des repas.
–  Le comprimé doit être avalé entier, sans être croqué, fractionné ou écrasé, et pris avec une boisson.

L’INFECTIOLOGIE ET L’ONCOLOGIE AU TOP !

En 2016, l’oncologie et l’infectiologie ont brillé avec la mise à disposition à l’hôpital de cinq nouvelles molécules chacune, dont quatre nouveaux antibiotiques.
Cardiologie

 ENTRESTO
Sacubitril, valsartan Novartis
Entresto est une association fixe de valsartan, inhibiteur du récepteur de l’angiotensine, et de sacubitril, inhibiteur de la néprilysine (endopeptidase neutre), enzyme de dégradation du système des peptides natriurétiques, permettant la régulation du tonus vasculaire, la natriurèse et l’équilibre de la fonction cardiaque. Il est indiqué dans le traitement de l’insuffisance cardiaque chronique à fraction d’éjection réduite. La dose initiale recommandée est 49 mg/51mg 2 fois par jour, à l’exception des patients insuffisants rénaux avec un débit de filtration glomérulaire compris entre 30 et 60 ml/min., des patients insuffisants hépatiques modérés,

des patients présentant une pression artérielle systolique comprise entre 100 et 110 mmHg, pour qui la dose initiale sera de 24 mg/26 mg, 2 fois par jour. La dose doit être doublée toutes les 2 à 4 semaines jusqu’à la dose cible de 97 mg/103 mg, 2 fois par jour, en fonction de la tolérance. Entresto ne doit pas être administré de façon concomitante avec un IEC ou un sartan et compte tenu du risque potentiel d’angiœdème, il doit être initié au moins 36 heures après l’arrêt du traitement par IEC. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés sont des hypotensions, une hyperkaliémie ou une altération de la fonction rénale. La Commission de la transparence a jugé qu’Entresto apportait une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) chez des patients avec insuffisance cardiaque de classe II ou III (limitation modeste à marquée de l’activité physique), avec une fraction d’éjection ventriculaire gauche inférieure ou égale à 35 %, qui restent symptomatiques malgré un traitement par IEC ou sartan et qui nécessitent une modification de traitement. La population cible est estimée entre 16 000 et54 000 patients.


Hématologie

 PRAXBIND
Idarucizumab BOEHRINGER INGELHEIM
L’idarucizumab est un agent neutralisant spécifiquement l’effet anticoagulant du dabigatran (Pradaxa), inhibiteur direct de la thrombine, sans interférer sur celui des autres anticoagulants oraux. Il s’agit d’un fragment d’anticorps monoclonal se liant avec une affinité 300 fois plus puissante pour le dabigatran que pour la thrombine. Praxbind est l’antidote du dabigatran, indiqué quand une réversion rapide des effets du Pradaxa est nécessaire pour une urgence chirurgicale ou en cas de saignements incontrôlés ou menaçant le pronostic vital. La dose recommandée est de 5 g par voie IV sous forme de deux perfusions consécutives de 5 à 10 minutes chacune, ou sous forme de bolus. L’administration d’une deuxième dose de 5 g peut être envisagée en cas de réapparition d’un saignement ou de nécessité d’une deuxième intervention chirurgicale. Après l’administration de Praxbind, un autre traitement antithrombotique (HBPM) peut être commencé à tout moment si l’état du patient est cliniquement stable et si une hémostase adéquate a été obtenue. Le traitement par Pradaxa peut être réintroduit 24 heures après. Aucune étude d’interaction médicamenteuse n’a été réalisée, mais elles sont jugées peu probables. Aucun effet indésirable n’a été identifié. Le plan de gestion des risques prévoit le suivi des risques d’immunogénicité, d’hypersensibilité et d’événements thrombotiques. La Commission de la transparence considère que Praxbind n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport aux traitements symptomatiques actuels. Praxbind est cependant considéré comme le traitement de première intention afin d’obtenir une réversion rapide des effets du dabigatran. La population cible est estimée à 2 200 patients par an.


Immunologie

 SYLVANT
Siltuximab JANSSEN-CILAG
Le siltuximab est un anticorps monoclonal agissant en formant des complexes stables avec l’IL-6. Sylvant est indiqué pour le traitement des patients atteints de la maladie de Castleman multicentrique, non infectés par le VIH et l’herpès-virus HHV-8. La dose recommandée est de 11 mg/kg en perfusion intraveineuse toutes les 3 semaines jusqu’à échec du traitement. La Commission de la transparence considère l’amélioration du service médical rendu comme mineure (ASMR IV) avec une population cible estimée à environ 60 à 80 patients.


Infectiologie

 CRESEMBA
Isavuconazole NOVEX
Cresemba est un antimycosique triazolé à large spectre à base d’isavuconazole, indiqué dans le traitement de l’aspergillose invasive et de la mucormycose. La dose de charge est de 200 mg toutes les 8 heures pendant 48 heures, suivie d’une dose d’entretien de 200 mg/j. Le passage à la voie orale se pratique ensuite à posologie constante lorsque la situation clinique l’indique. Le potentiel d’interactions médicamenteuses avec les inducteurs ou inhibiteurs du CYP 3A4 est important. Cresemba est une alternative thérapeutique de 1re intention dans l’aspergillose invasive (1 200 patients/an), notamment pour les insuffisants rénaux, et de 2e intention chez les patients ne pouvant recevoir l’amphotéricine B dans la mucormycose (80 patients). L’ASMR a été jugée de niveau V (absence d’amélioration).

 DELTYBA
Délamanide Otsuka
Le délamanide est un nouvel antibiotique, premier représentant de la classe des nitro-dihydro-imidazooxazoles, ayant une activité bactéricide contre Mycobacterium tuberculosis. Il est indiqué dans le traitement de la tuberculose pulmonaire multirésistante, en association lorsque l’utilisation d’un autre schéma thérapeutique efficace est impossible pour des raisons de résistance ou d’intolérance. La posologie est de 100 mg, 2 fois par jour pendant 24 semaines, au cours des repas. Un allongement de l’intervalle QT s’instaure lentement au cours des 6 à 10 premières semaines, puis se stabilise. Les effets indésirables les plus fréquents sont des nausées, des vomissements et des sensations vertigineuses. Deltyba apporte, au même titre que Sirturo (bédaquiline), une ASMR de niveau III, avec une population cible de 45 patients par an.

 SIRTURO
Bédaquiline JANSSEN-CILAG
La bédaquiline est un nouvel antibiotique, premier représentant de la famille des diarylquinolines, ayant une activité bactéricide contre Mycobacterium tuberculosis. Sirturo est indiqué en association dans le traitement de la tuberculose pulmonaire multirésistante quand tout autre schéma est impossible pour cause de résistance ou d’intolérance. La posologie est de 400 mg en prise unique journalière, semaines 1 et 2, puis de 200 mg, 3 fois par semaine (avec un intervalle d’au moins 48 heures entre chaque prise), des semaines 3 à 24. La bédaquiline est substrat du CYP3A4. Céphalées, sensations vertigineuses, nausées, vomissements et arthralgies sont les effets indésirables les plus fréquents. L’ASMR a été jugée de niveau III avec une population cible de 45 patients par an.

 SIVEXTRO
Tédizolide MSD
Le tédizolide est un nouvel antibiotique de la classe des oxazolidones, actif contre les bactéries à Gram positif. Sivextro se positionne comme une alternative au linézolide et aux autres anti-staphylococciques. Son intérêt réside dans son activité sur le S. aureus résistant à la méticilline (SARM), le S. aureus de sensibilité intermédiaire/hétérogène aux glycopeptides, ainsi que sur les entérocoques résistants à la vancomycine. Il est indiqué dans le traitement des infections bactériennes aiguës de la peau et des tissus mous chez l’adulte, et se présente sous forme de comprimés pelliculés ou de poudre pour solution à diluer pour perfusion, permettant un relais par voie orale des patients initiés avec la formulation parentérale. La dose recommandée est de 200 mg une fois par jour pendant 6 jours. La sécurité et l’efficacité n’ont pas été établies au-delà. Les effets indésirables les plus fréquemment rapportés étaient des nausées, des céphalées, une diarrhée et des vomissements, de sévérité légère à modérée. Sivextro fait l’objet d’un plan de gestion des risques définissant les risques liés à son utilisation tels que les myélosuppressions, les diarrhées à Clostridium difficile ou l’émergence de résistances, ainsi que les informations manquantes chez la femme enceinte ou allaitante, en cas d’utilisation au-delà de 7 jours, ou encore son potentiel d’interaction médicamenteuse. Le risque de diminution de l’efficacité des contraceptifs oraux n’est pas connu, nécessitant l’utilisation d’une méthode contraceptive supplémentaire.
Bien qu’il apporte une simplification du schéma thérapeutique par rapport au linézolide, les données insuffisantes sur son efficacité clinique et sa tolérance ont fait que la Commission de la transparence a considéré que Sivextro n’apportait pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V). Le nombre de patients susceptibles de recevoir Sivextro sera très restreint.

 ZERBAXA
Ceftolozane/tazobactam MSD
Zerbaxa est l’association fixe d’une nouvelle céphalosporine de 3e génération, le ceftolozane, et d’un inhibiteur de bêta-lactamases, le tazobactam, possédant une activité bactéricide élargie à certaines entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (EBLSE), telles que Pseudomonas æruginosa, les entérobactéries des infections communautaires (Escherichia coli, Proteus mirabilis, Proteus vulgaris, Salmonella spp…) ainsi que les entérobacteries dites « nosocomiales » productrices de céphalosporinases (Citrobacter koseri, Morganella morganii, et Serratia marcescens…). Son intérêt potentiel réside dans son activité sur certaines bactéries à Gram négatif résistantes, permettant de traiter les patients atteints d’infections suspectées ou documentées à EBLSE ou à Pseudomonas æruginosa, dans le cadre d’une stratégie d’épargne des carbapénèmes. Zerbaxa est indiqué dans le traitement des infections intra-abdominales compliquées, des pyélonéphrites aiguës et des infections urinaires compliquées. La posologie est de 1 g ceftolozane/0,5 g tazobactam en perfusion IV toutes les 8 heures, dose abaissée à 500 mg ou 250 mg, voire 250 mg ou 125 mg en cas d’insuffisance rénale modérée ou sévère. Les effets indésirables les plus fréquents sous traitement sont de type nausées, céphalées, constipation, diarrhées, et fièvre. Compte tenu de la documentation insuffisante sur l’efficacité clinique de Zerbaxa, la Commission de la transparence a considéré qu’il n’y avait pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V).


Métabolisme

 GALAFOLD
Migalastat AMICUS
Le migalastat est une molécule chaperon qui se lie sur le site de certaines mutations sensibles de l’α-galactosidase A, restaurant son activité enzymatique. Galafold est indiqué dans le traitement de la maladie de Fabry des adultes et des adolescents de 16 ans et plus, porteurs d’une mutation sensible. Ce médicament est une alternative aux traitements d’enzymothérapie substitutive Fabrazyme ou Replagal, ces spécialités ayant démontré leur efficacité en termes de réduction du nombre d’inclusions de GL-3 dans l’endothélium vasculaire rénal et de diminution de la douleur. Il apporte une amélioration du service médical rendu mineure (ASMR IV) avec une population cible de 225 patients.


Neurologie

 WAKIX
Pitolisant BIOPROJET
Le pitolisant est un agoniste inverse des récepteurs H3 à l’histamine. En augmentant l’activité des neurones histaminergiques cérébraux et donc la libération d’histamine, le pitolisant stimulerait la vigilance et l’éveil. Wakix est indiqué pour le traitement de la narcolepsie avec ou sans cataplexie. Il doit être utilisé à la dose efficace la plus faible, en fonction de la réponse et de la tolérance du patient, sachant que la dose thérapeutique optimale doit être atteinte par palier : 9 mg/j la 1re semaine, puis 18 mg/j la 2e, pour atteindre 36 mg/j la 3e. A tout moment, la dose peut être diminuée (jusqu’à 4,5 mg/j) ou augmentée (jusqu’à 36 mg/j) selon la réponse du patient et l’apparition d’éventuels effets indésirables. La dose quotidienne doit être administrée en une seule prise le matin au cours du petit-déjeuner et avant midi. Les événements indésirables les plus fréquents sont essentiellement des insomnies, de l’anxiété ou de l’irritabilité, une dépression, des troubles du sommeil, des céphalées, des vertiges, des tremblements, des troubles digestifs de type nausées, vomissements ou dyspepsie, ainsi que de la fatigue. Le pitolisant est substrat du CYP2D6 et du CYP3A4 et inhibiteur de l’OCT1. Eviter l’association aux contraceptifs oraux. Une autre méthode contraceptive fiable doit être utilisée. L’amélioration du service médical rendu par Wakix a été jugée mineure (ASMR IV), avec une population cible d’au maximum 4 800 patients, sachant que sa place dans la stratégie thérapeutique de la narcolepsie ne peut être actuellement définie. La prescription initiale annuelle est réservée aux spécialistes et/ou services spécialisés en neurologie et aux médecins exerçant dans les centres du sommeil. Il s’agit d’un médicament orphelin.


Oncologie

 BLINCYTO
Blinatumomab AMGEN
Le blinatumomab est un anticorps monoclonal sélectif du CD19 des cellules de lignée B et du CD3 des lymphocytes T. Blincyto est indiqué dans la prise en charge de la leucémie aiguë lymphoblastique (LAL) à précurseurs B avec chromosome Philadelphie négatif en rechute ou réfractaire. Il s’administre en perfusion IV continue à l’aide d’une pompe à perfusion programmable. La posologie est de 9 µg/j de J1 à J7, puis de 28 µg/j de J8 à J28 pour la cure 1, suivie d’une fenêtre thérapeutique de J29 à J42, puis de 28 µg/j de J1 à J28 pour la cure 2. Les patients en rémission complète après 2 cures peuvent recevoir jusqu’à 3 cures supplémentaires de consolidation. Fièvre, infections et toxicité neurologique (tremblements, étourdissements, encéphalopathie, paresthésie) sont fréquemment retrouvées. Il s’agit d’un traitement de 2e ligne et plus. L’ASMR a été jugée modérée (ASMR III). La population cible serait de 100 à 150 patients par an.

 COTELLIC
Cobimetinib ROCHE
Le cobimetinib est un inhibiteur de l’activation des protéines MEK1 et 2. Certains patients atteints d’un mélanome expriment une forme mutée de la protéine BRAF responsable d’une suractivation de MEK 1 et 2. Cotellic est indiqué en association au vemurafenib (Zelboraf) dans le traitement des patients atteints d’un mélanome non résécable ou métastatique porteur d’une mutation BRAF V600. La posologie est de 60 mg une fois par jour de J1 à J21 suivie d’une fenêtre thérapeutique de 7 jours. Les effets indésirables les plus fréquents sont des troubles gastro-intestinaux, des affections cutanées (éruption, dermatite…), une fièvre, une hypertension, des hémorragies et une rétinopathie sérieuse. Il s’agit d’un traitement de première intention au même titre que l’association trametinib (Mekinist)/dabrafenib (Tafinlar). L’ASMR a été rendue modérée (niveau III), avec une population cible estimée à 1 097 patients.

 DARZALEX
Daratumumab JANSSEN-CILAG
Le daratumumab est un anticorps monoclonal qui se lie à la protéine CD38 exprimée en grande quantité à la surface des cellules tumorales du myélome multiple. Darzalex est indiqué en monothérapie pour la prise en charge du myélome multiple en rechute et réfractaire, en troisième ligne après un inhibiteur du protéasome et un agent immunomodulateur. La dose recommandée est de 16 mg/kg en perfusion intraveineuse une fois par semaine des semaines 1 à 8, puis une fois tous les 15 jours des semaines 9 à 24, puis une fois par mois à partir de la semaine 25. La Commission de la transparence n’a pas encore statué sur l’amélioration du service médical rendu.

 GAZYVARO
Obinutuzumab ROCHE
L’obinutuzumab est un anticorps monoclonal anti-CD20 recombinant humanisé. Gazyvaro est indiqué en association au chlorambucil en première intention pour le traitement de la leucémie lymphoïde chronique non précédemment traitée, et présentant des comorbidités les rendant inéligibles à un traitement à base de fludarabine. Le schéma thérapeutique se compose de 6 cycles de 28 jours : un premier durant lequel le patient est traité à J1, J2, J8 et J15, puis de cinq autres où le patient est traité à J1. La posologie est de 1 000 mg en dose totale, fractionnée pour la première administration entre J1 et J2. L’amélioration du service médical rendu a été jugée modérée (ASMR III), avec une population cible estimée à environ 1 000 patients par an.

 TAGRISSO
Osimertinib AstraZenecaL’osimertinib est un inhibiteur de tyrosine kinase (ITK) ciblant la mutation EGFR (récepteurs du facteur de croissance épidermique), présente dans 10 à 15 % des cancers bronchiques non à petites cellules (CBNPC), et la mutation T790M retrouvée chez environ 50 à 60 % des patients prétraités par ITK anti-EGFR et constituant un facteur de résistance à ces traitements. Tagrisso est indiqué dans le traitement des patients atteints d’un CBNPC localement avancé ou métastatique, avec mutation EGFR T790M. La dose recommandée est de 80 mg une fois par jour avec ou sans nourriture, chaque jour à la même heure. Si une réduction de la posologie est nécessaire, la dose est abaissée à 40 mg une fois par jour. Les événements indésirables les plus fréquents sont des diarrhées, stomatites, rashs, sécheresse cutanée, périonyxis, prurit, et diminution des éléments figurés du sang. L’osimertinib peut augmenter l’exposition aux substrats de la protéine de transport BCRP (rosuvastatine par exemple). Il est recommandé d’éviter l’utilisation concomitante d’inducteurs puissants du CYP3A (millepertuis contre-indiqué). En revanche, les agents modificateurs du pH gastrique peuvent être utilisés de façon concomitante sans restriction.
Une AMM « conditionnelle » a été délivrée pour ce médicament, signifiant que des preuves supplémentaires sont attendues. Les seules données disponibles concernant Tagrisso sont non comparatives, ne permettant pas de quantifier son apport thérapeutique. Aussi, la Commission a considéré que Tagrisso n’apportait pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V). La population cible est de 1 850 patients par an.


Pneumologie

 UPTRAVI
Sélexipag ACTELION
Le sélexipag est un agoniste du récepteur de la prostacycline, entraînant une vasodilatation, un effet antiprolifératif et antifibrotique. Uptravi est indiqué pour le traitement au long cours de l’hypertension artérielle pulmonaire de classe II-III, en association ou en monothérapie. Céphalées, diarrhées, nausées et vomissements, douleurs de la mâchoire, myalgies, arthralgies et bouffées vasomotrices sont les effets indésirables les plus fréquents, notamment pendant la période d’adaptation de dose. Le 24 janvier 2017, l’ANSM a demandé aux prescripteurs de ne pas initier de nouveaux traitements par Uptravi suite à la survenue de décès au cours de la phase initiale de traitement. L’imputabilité du selexipag n’est pas établie et fait actuellement l’objet d’investigations approfondies. 

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