Les objets connectés, futur eldorado de la pharmacie - Le Moniteur des Pharmacies n° 3126 du 30/04/2016 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des Pharmacies n° 3126 du 30/04/2016
 
TECHNOLOGIES

Cahier spécial

PharmagoraPlus 2016

Auteur(s) : ANNE-HÉLÈNE COLLIN

Plusieurs conférences pour finalement toutes poser les mêmes questions : qu’est-ce qu’un objet connecté ? Quel est son intérêt dans la prise en charge des patients ? Quel intérêt pour l’officine ? Les objets de santé connectée sont des appareils avec capteur placé sur le patient (comme les tensiomètres) ou non (piluliers…), lié à un logiciel (smartphone, tablette) qui va recevoir et enregistrer les données. Seuls les appareils classés dispositifs médicaux et estampillés CE sont autorisés en pharmacie. Alain Breckler, pharmacien à Herblay (Val-d’Oise), membre du Conseil central A de l’Ordre national des pharmaciens et de la Société française de télémédecine, met en garde : « La frontière entre les objets connectés de santé et ceux du bien-être est ténue. Au pharmacien de faire le tri et, surtout, de bien vérifier auprès d’eux ce que peuvent proposer les laboratoires. »

Quid des données de santé ? La réglementation est claire : elles sont placées chez un hébergeur certifié, dont l’agrément est délivré pour trois ans renouvelables (art. R. 1111-9 et R. 1111-15 du Code de la santé publique).

L’interprofessionnalité, une carte à jouer

Pour le patient, l’intérêt est pluriel : enregistrement des données sur support numérique, avec courbe de résultats, visualisation de l’évolution des constantes et partage simplifié avec le médecin, l’infirmière…

Pour le pharmacien, les objets connectés représentent un nouveau marché. Et qui dit nouveau marché, dit nouvelle patientèle. La mise en place « ne présente pas beaucoup d’immobilisation de stock », indique Perle Miesen, titulaire à Paris. Et c’est aussi l’occasion de moderniser son image. « A condition de communiquer, explique Alain Breckler, car le patient ne s’attend pas à voir les objets connectés à l’officine. »

Des freins ? Le prix, qui va de pair avec le pouvoir d’achat : les objets connectés sont coûteux et pas souvent remboursés. Pourtant, 7 Français sur 10 (source : Pharmaguideur) sont prêts à débourser fortune pour un objet connecté. Voilà une opportunité pour le pharmacien de se démarquer de la concurrence des grandes enseignes en apportant sa valeur ajoutée de professionnel de santé, et de jouer la carte de l’interprofessionnalité.

« La santé connectée et la pharmacie, quelles perspectives en Europe et en Afrique ? », ReMed ; « Développez les objets de santé connectés dans votre pharmacie », Pharmaguideur ; « Savoir vendre les objets connectés à l'officine », Atoopharm

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