Les 23 nouvelles molécules de 2015 - Le Moniteur des Pharmacies n° 3121 du 26/03/2016 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des Pharmacies n° 3121 du 26/03/2016
 

Cahiers Formation du Moniteur

Nouvelles molécules 2015

FESTIN À L’HÔPITAL, FRUGALITÉ À L’OFFICINE ET TOUJOURS PLUS DE THÉRAPIES CIBLÉES

Après le faste de l’année 2014, retour sur une année 2015 moyenne. Au total, 23 nouvelles molécules : 16 à l’hôpital et 7 dans les rayons des pharmacies dont seulement 4 directement lancées sur le marché officinal. Et parmi ces innovations, presqu’une dizaine de nouvelles thérapies ciblées !

L’oncologie toujours numéro 1

En ville, le palmarès global est faible avec seulement 7 nouvelles spécialités (contre 16 en 2014). A l’officine, en 2015 comme en 2014, l’oncologie reste le domaine thérapeutique comprenant le plus de nouveautés. Même situation à l’hôpital, où l’oncologie regagne le haut du tableau avec 8 nouvelles molécules, après avoir laissé la place à la virologie en 2014.

La pneumologie à la 2e place

Avec 3 nouveautés ville et hôpital confondus, la pneumologie prend la 2e place du podium. C’est la bronchopneumopathie chronique obstructive qui se distingue avec Relvar Ellipta en juin et Striverdi Respimat en octobre. Mais l’une des innovations de l’année est la spécialité Ofev, sortie en avril 2015 à l’hôpital dans le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique, et d’ores et déjà disponible en pharmacie d’officine depuis février 2016.

Toujours à l’hôpital, en virologie, la lutte contre l’hépatite C chronique se poursuit avec Viekirax et Exviera.

Parmi les nouvelles molécules commercialisées en 2015 à l’officine, les 3 spécialités d’oncologie (Bosulif-bosutinib, Erivedge-vismodegib et Stivarga-régorafénib) sont des thérapies ciblées.

Que sont les thérapies ciblées ?

Les thérapies ciblées sont la plupart du temps utilisées pour bloquer certains mécanismes spécifiques des cellules cancéreuses. Mais certaines sont indiquées dans le traitement des rhumatismes inflammatoires.

Alors que les chimiothérapies classiques s’attaquent aux cellules en division, qu’elles soient cancéreuses ou non, et provoquent de ce fait des effets indésirables parfois importants, les thérapies ciblées vont spécifiquement agir sur une protéine, un récepteur ou un facteur de croissance de la tumeur. Les thérapies ciblées présentent donc l’immense avantage d’être sans action sur les cellules saines et d’induire des effets indésirables moindres.

Plusieurs familles d’anticancéreux font partie des thérapies ciblées : les anticorps monoclonaux, les inhibiteurs de récepteurs à tyrosine kinase et les inhibiteurs de l’angiogenèse.

L’accès à certaines thérapies ciblées nécessite l’identification de biomarqueurs spécifiques d’une tumeur. Ces biomarqueurs peuvent être des protéines anormalement surexprimées ou à l’inverse absentes de la tumeur par exemple. Il n’existe pour l’heure aucun biomarqueur pour les thérapies ciblées à visée antiangiogénique.

Actuellement, la recherche de 8 biomarqueurs conditionne l’accès à 17 molécules utilisées dans les traitements de 7 types de cancer (poumon, sein, leucémie, cancer colorectal, mélanome, cancer gastrique et tumeur stromale gastro-intestinale). Par exemple, la prescription de bosutinib (Bosulif) est conditionnée par la présence d’un biomarqueur (recherche de la translocation BCR-ABL).

Anne Drouadaine

À L’OFFICINE

BOSULIF BOSUTINIB PFIZER

Inhibiteur de tyrosine-kinase (Bcr-Abl…)

PLACE DANS LA STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE

Sorti de la réserve hospitalière en mars 2015, Bosulif est indiqué dans le traitement de la leucémie myéloïde chronique à chromosome Philadelphie positif chez des adultes en phase chronique, accélérée ou en crise blastique, présentant des résistances ou intolérances aux autres inhibiteurs de tyrosine-kinase disponibles (imatinib, nilotinib et dasatinib). Il constitue, avec le ponatinib, disponible à l’hôpital, une dernière alternative médicamenteuse à l’allogreffe de moelle osseuse.

EFFETS INDÉSIRABLES

Très fréquemment : infection des voies respiratoires, thrombopénie, neutropénie, anémie, leucopénie, appétit diminué, céphalée, toux, diarrhée, vomissements, nausées, douleur abdominale, ALAT et ASAT augmentées, rash, arthralgie, fièvre, œdème, fatigue.

CONTRE-INDICATIONS

– Hypersensibilité au bosutinib ou à l’un des excipients.

– Atteinte hépatique.

GROSSESSE/ALLAITEMENT

– Eviter Bosulif pendant la grossesse.

– Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes de contraception adéquates afin d’éviter toute grossesse pendant le traitement par Bosulif.

– Interrompre l’allaitement au cours du traitement.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A contre-indiquer :

– millepertuis : il diminue les concentrations plasmatiques et l’efficacité du bosutinib en augmentant son métabolisme.

A déconseiller :

– anticonvulsivants inducteurs enzymatiques (carbamazépine, phénytoïne…), rifampicine : ils diminuent les concentrations plasmatiques et l’efficacité du bosutinib en augmentant son métabolisme ;

– inhibiteurs puissants et modérés du CYP3A4 (clarithromycine, kétoconazole, jus de pamplemousse, ritonavir…), inhibiteurs des tyrosines kinases métabolisés : ils entraînent un risque de majoration des effets indésirables de Bosulif en diminuant son métabolisme.

ERIVEDGE VISMODEGIB ROCHE

Antinéoplasique inhibiteur de la voie de signalisation Hedgehog par inhibition de la protéine SMO

PLACE DANS LA STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE

Sortant de la réserve hospitalière, Erivedge (vismodegib) est le premier inhibiteur sélectif de la voie de signalisation Hedgehog. Il est indiqué chez l’adulte dans le traitement des carcinomes basocellulaires métastatiques symptomatiques et des carcinomes basocellulaires localement avancés lorsque la chirurgie ou la radiothérapie ne sont pas adaptées. Erivedge est soumis à un « programme de prévention de la grossesse » spécifique et s’accompagne d’un carnet patient pour les femmes en âge de procréer.

EFFETS INDÉSIRABLES

Très fréquemment : perte d’appétit, dysgueusie, agueusie, nausée, diarrhée, constipation, vomissements, dyspepsie, alopécie, prurit, rash, spasmes musculaires, arthralgie, douleur des extrémités, aménorrhée, perte de poids, fatigue, douleur.

CONTRE-INDICATIONS

– Hypersensibilité au vismodegib ou à un excipient (présence de lactose).

– Femmes enceintes ou allaitantes.

– Femmes en âge de procréer ne respectant pas le programme de prévention de la grossesse d’Erivedge.

– Administration concomitante de millepertuis.

GROSSESSE/ALLAITEMENT

– Grossesse contre-indiquée en raison du risque de mort embryofœtale et d’anomalies congénitales sévères, jusqu’à 24 mois après la dernière prise.

– Allaitement contre-indiqué en raison du risque potentiel d’anomalies sévères du développement, jusqu’à 24 mois après la dernière prise.

– Une femme en âge de procréer doit se conformer au programme de prévention de la grossesse et doit utiliser les deux méthodes de contraception recommandées : une méthode très efficace et une méthode barrière durant le traitement et pendant les 24 mois suivant la dose finale, même en cas de menstruations irrégulières ou interrompues.

– Le vismodegib étant présent dans le sperme, les patients masculins doivent utiliser systématiquement un préservatif, si possible avec spermicide, même après vasectomie, lors des rapports sexuels avec une partenaire et ce jusqu’à 2 mois après la dernière prise d’Erivedge.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A éviter :

– inducteurs des CYP (rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, millepertuis) : risque de diminution de l’exposition au vismodegib.

STIVARGA RÉGORAFÉNIB BAYER

Inhibiteur de protéines-kinases impliquées dans l’angiogenèse tumorale, l’oncogenèse et le micro-environnement tumoral

PLACE DANS LA STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE

Stivarga est une alternative thérapeutique supplémentaire en monothérapie dans le traitement du cancer colorectal métastatique déjà traité ou non éligible aux traitements disponibles à base de fluoropyrimidine, anti-VEGF ou anti-EGFR avec un score de performance (indice de l’OMS évaluant l’état général du patient) de 0 à 1 (activité identique à celle précédant la maladie ou activité diminuée mais ambulatoire permettant de mener un travail). Il ne sera utilisé chez ces patients qu’en dernier recours.

Dans le traitement des tumeurs stromales gastro-intestinales non résécables ou métastatiques, Stivarga est indiqué en 3e ligne chez les patients ayant progressé sous imatinib et sunitinib ou n’y répondant pas.

EFFETS INDÉSIRABLES

Très fréquemment : infection, thrombopénie, anémie, diminution de l’appétit et de l’alimentation, céphalées, hémorragies (dont certaines d’issue fatale), hypertension, dysphonie, diarrhée, stomatite, vomissements, nausées, hyperbilirubinémie, syndrome main-pied, éruption cutanée, alopécie, asthénie/fatigue, douleur, fièvre, inflammation des muqueuses, perte de poids.

CONTRE-INDICATIONS

Hypersensibilité au régorafénib ou à l’un des excipients.

GROSSESSE/ALLAITEMENT

– Ne pas utiliser Stivarga pendant la grossesse, sauf nécessité absolue, après évaluation attentive des bénéfices pour la mère et des risques pour le fœtus.

– Les femmes en âge de procréer et les hommes doivent utiliser une méthode de contraception efficace durant le traitement et jusqu’à 8 semaines après son arrêt.

– L’allaitement est interrompu durant le traitement.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A déconseiller :

– inducteurs enzymatiques (rifampicine, phénytoïne, carbamazépine, phénobarbital…), millepertuis : ils entraînent une diminution des concentrations plasmatiques de Stivarga par augmentation de son métabolisme.

– inhibiteurs puissants du CYP3A4 (clarithromycine, itraconazole, kétoconazole…), jus de pamplemousse : ils augmentent les concentrations plasmatiques de Stivarga en diminuant son métabolisme hépatique, avec risque de majoration des effets indésirables.

RELVAR ELLIPTA FLUTICASONE, VILANTÉROL GLAXOSMITHKLINE

Corticoïde anti-inflammatoire (fluticasone), agoniste sélectif des récepteurs bêta-2-adrénergiques de longue durée d’action (vilantérol)

PLACE DANS LA STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE

Relvar Ellipta est indiqué dans le traitement symptomatique de la bronchopneumopathie chronique obstructive chez les adultes dont le volume expiratoire maximal par seconde mesuré, après administration d’un bronchodilatateur, est inférieur à 70 % de la valeur théorique et ayant des antécédents d’exacerbations malgré un traitement bronchodilatateur continu. Il s’agit de la 4e association fixe inhalée d’un corticoïde et d’un bronchodilatateur de longue durée d’action disponible dans cette indication, après Seretide Diskus, Symbicort Turbuhaler et Innovair/Formodual.

EFFETS INDÉSIRABLES

Très fréquemment : céphalées, rhinopharyngite.

Fréquemment : pneumonie, infection respiratoire haute, bronchite, grippe, candidose buccale et pharyngée, douleur pharyngée, sinusite, pharyngite, rhinite, toux, dysphonie, douleur abdominale, arthralgie, douleur dorsale, fractures, fièvre.

CONTRE-INDICATIONS

Hypersensibilité au fluticasone, au vilantérol ou à un excipient (présence de lactose).

GROSSESSE/ALLAITEMENT

– Pendant la grossesse, l’administration de Relvar Ellipta ne peut être envisagée que si le bénéfice attendu pour la mère est supérieur à tout risque éventuel pour le fœtus.

– En cas d’allaitement, évaluer le bénéfice pour l’enfant et la mère afin de décider s’il est préférable d’interrompre l’allaitement ou le traitement.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A éviter, sauf en cas d’absolue nécessité :

– les bêtabloquants : sélectifs ou non sélectifs, ils peuvent diminuer ou antagoniser l’effet de l’agoniste bêta-2-adrénergique.

– médicaments sympathomimétiques : risque de potentialisation des effets indésirables de Relvar Ellipta.

Prudence avec :

– les inhibiteurs puissants du CYP3A4 (kétoconazole, ritonavir…) : risque d’augmentation de l’exposition systémique à la fluticasone et au vilantérol par diminution de leur métabolisme.

STRIVERDI RESPIMAT OLODATÉROL BOEHRINGER INGELHEIM FRANCE

Agoniste sélectif des récepteurs bêta-2-adrénergiques de longue durée d’action

PLACE DANS LA STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE

Striverdi Respimat est indiqué chez l’adulte dans le traitement de la bronchopneumopathie chronique obstructive lorsque les symptômes persistent malgré l’utilisation d’un bronchodilatateur de courte durée d’action. Il s’agit de la 4e molécule agoniste bêta-2-adrénergique de longue durée d’action utilisée dans le traitement de fond de la BPCO. Striverdi Respimat peut compléter l’activité de l’anticholinergique Spiriva Respimat (tiotropium).

EFFETS INDÉSIRABLES

Peu fréquemment : rhinopharyngite, sensations vertigineuses, éruption cutanée.

Rarement : Hypertension, arthralgie.

CONTRE-INDICATIONS

Hypersensibilité à l’odolatérol ou à un excipient.

GROSSESSE/ALLAITEMENT

– Par mesure de précaution, éviter l’administration de Striverdi Respimat durant la grossesse.

– En cas d’allaitement, évaluer le bénéfice pour l’enfant et la mère afin de décider s’il est préférable d’interrompre l’allaitement ou le traitement.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A déconseiller :

– Les bêtabloquants (y compris en collyre) : ils peuvent diminuer ou antagoniser l’effet de l’odolatérol. Ne pas administrer sauf en cas de nécessité absolue et dans ce cas utiliser des bêtabloquants cardiosélectifs.

A éviter :

– Médicaments adrénergiques : ils risquent de potentialiser les effets indésirables de l’odolatérol.

– Les dérivés xanthiques, stéroïdes ou diurétiques : ils risquent de potentialiser les effets hypokaliémiants des agonistes adrénergiques.

– IMAO, antidépresseurs tricycliques, médicaments allongeant l’intervalle QTc : ils risquent de potentialiser l’action de l’odolatérol au niveau cardiovasculaire.

TECFIDERA DIMÉTHYL FUMARATE BIOGEN FRANCE

Activités anti-inflammatoire et immunomodulatrice (mécanisme inconnu)

PLACE DANS LA STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE

Sorti de la réserve hospitalière, Tecfidera (diméthylfumarate) s’ajoute aux autres traitements par voie orale de la sclérose en plaques Gilenya (fingolimod) et Aubagio (tériflunomide). Tecfidera est indiqué dans le traitement des patients adultes atteints de sclérose en plaques de forme rémittente-récurrente.

EFFETS INDÉSIRABLES

Très fréquemment : bouffées congestives, diarrhées, nausées, douleurs abdominales, présence de cétones dans les urines.

CONTRE-INDICATIONS

Hypersensibilité au diméthyl fumarate ou à un excipient.

GROSSESSE/ALLAITEMENT

– Tecfidera n’est pas recommandé pendant la grossesse et chez les femmes en âge de procréer n’utilisant pas de méthode de contraception adéquate.

– En cas de grossesse, l’administration de Tecfidera ne doit être envisagée qu’en cas de nécessité absolue et si le bénéfice attendu pour la mère est supérieur à tout risque éventuel pour le fœtus.

– En cas d’allaitement, évaluer le bénéfice pour l’enfant et la mère afin de décider s’il est préférable d’interrompre soit l’allaitement, soit le traitement.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A déconseiller :

– vaccins vivants : en l’absence d’étude, il est possible que leur administration soit associé à un plus grand risque infectieux. Sauf cas exceptionnels, ils ne doivent pas être administrés aux patients traités par Tecfidera.

A éviter :

– autres dérivés de l’acide fumarique (topiques ou systémiques).

A noter :

– En l’absence d’études, prudence avec les traitements anticancéreux ou immunosuppresseurs.

– Les médicaments néphrotoxiques (aminoglycosides, diurétiques, AINS, lithium) peuvent augmenter le risque de survenue d’effets indésirables rénaux.

– La consommation d’une grande quantité de boissons fortement alcoolisées (taux d’alcool supérieur à 30 %) dans l’heure suivant la prise de Tecfidera est susceptible d’augmenter les taux de dissolution du médicament et donc la fréquence des effets indésirables.

ROACTEMRA SC TOCILIZUMAB ROCHE

Immunosuppresseur : anticorps monoclonal dirigé contre les récepteurs de l’interleukine-6

PLACE DANS LA STRATÉGIE THÉRAPEUTIQUE

Le tocilizumab sort de la réserve hospitalière sous une nouvelle forme injectable sous-cutanée. La forme solution pour perfusion intraveineuse reste disponible à l’hôpital. RoActemra SC est indiqué chez l’adulte dans le traitement de la polyarthrite rhumatoïde active modérée à sévère, en association au méthotrexate (sauf en cas d’intolérance), chez des patients adultes en échec ou intolérants à un ou plusieurs traitements de fond ou anti-TNF.

EFFETS INDÉSIRABLES

Très fréquemment : infections des voies respiratoires supérieures, hypercholestérolémie.

Fréquemment : leucopénie, neutropénie, conjonctivite, douleur abdominale, ulcération buccale, gastrite, œdème périphérique, réactions d’hypersensibilité, réaction au site d’injection, cellulite, pneumonie, herpès labial, zona, augmentation des transaminases hépatiques, prise de poids, augmentation de la bilirubine totale, céphalées, sensations vertigineuses, toux, dyspnée, rash, prurit, urticaire, hypertension.

CONTRE-INDICATIONS

– Hypersensibilité au tocilizumab ou à l’un des excipients.

– Infections sévères ou actives.

GROSSESSE/ALLAITEMENT

– Ne pas utiliser RoActemra durant la grossesse, à moins d’une nécessité absolue.

– Les femmes en âge de procréer doivent utiliser des méthodes de contraception adéquates durant le traitement et jusqu’à 3 mois après l’arrêt.

– En cas d’allaitement, évaluer le bénéfice pour l’enfant et la mère afin de décider s’il est préférable d’arrêter l’allaitement ou de suspendre le traitement.

INTERACTIONS MÉDICAMENTEUSES

A contre-indiquer :

– les vaccins vivants, même atténués, ne doivent pas être administrés simultanément à RoActemra.

À L’HÔPITAL

L’ONCOLOGIE DE NOUVEAU NUMÉRO UN

2015 fait la part belle à l’oncologie : 8 nouvelles molécules sont arrivées à l’hôpital. Mais un des succès de 2015 semble être Ofev dans le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique, commercialisé à l’hôpital en avril 2015 et déjà disponible à l’officine.

ONCOLOGIE

→ CYRAMZA

Ramucirumab LILLY

Le ramucirumab est un anticorps monoclonal recombinant humain antiangiogénique, bloquant le récepteur VEGF de type 2. Cyramza est indiqué dans l’adénocarcinome gastrique ou de la jonction gastro-œsophagienne, localement avancé non résécable ou métastatique, en seconde intention après chimiothérapie à base de sels de platine et de fluoropyrimidine, en association au paclitaxel ou en monothérapie si cette association n’est pas appropriée. Le schéma thérapeutique est de 8 mg/kg de ramucirumab à J1 et J15, associé à 80 mg/m2 de paclitaxel à J1, J8 et J15, avec un cycle de 28 jours. Tension artérielle, protéinurie, NFS et fonction hépatique sont les paramètres faisant l’objet d’une surveillance. Une prémédication par antihistaminique H1 est recommandée. En cas d’effets indésirables légers à modérés sous anti-H1, les cures suivantes nécessiteront une prémédication par anti-H1 + dexaméthasone + paracétamol, et le débit de perfusion sera réduit de moitié. Les effets indésirables classiquement retrouvés sont de type HTA, protéinurie, saignements, hypoalbuminémie, stomatite, œdème périphérique, asthénie, diarrhées, et une toxicité hématologique a priori potentialisée par le paclitaxel. La monothérapie ne fait pas l’unanimité au regard du choix du placebo comme comparateur et de la population incluse qui diffère de celle de l’indication.

La commission de la transparence a jugé que Cyramza, en association au paclitaxel, était une modalité de traitement supplémentaire mais sans amélioration du service médical rendu (ASMR V) ; quant à la monothérapie, elle n’a pas sa place dans la stratégie thérapeutique actuelle. La population cible pour ce médicament est de 1 600 patients par an.

→ PIXUVRI

Pixantrone SERVIER

La pixantrone est un principe actif cytotoxique qui induirait une cardiotoxicité moindre que la doxorubicine ou la mitoxantrone. Pixuvri est indiqué dans la prise en charge des patients atteints d’un lymphome malin non hodgkinien agressif à cellules B, à rechute multiple ou réfractaire. Il s’utilise en monothérapie à la posologie de 50 mg/m2 J1, J8, J15 de chaque cycle de 28 jours et un maximum de 6 cycles. Les effets indésirables les plus fréquents sont de type neutropénie, nausées et vomissements, chromaturie, dyschromie cutanée, alopécie, atteinte cardiaque et asthénie. La pixantrone est possiblement inhibitrice du CYP1A2 et du CYP2C8, nécessitant une surveillance particulière des médicaments substrats de ces deux isoenzymes en cas de coadministration (théophylline, warfarine, amitriptyline, halopéridol, clozapine, ondansétron, propranolol). Enfin, la pixantrone serait substrat de la P-gp, de la BRCP et de l’OCT1, nécessitant une surveillance particulière de ses effets indésirables lorsque associée à un inhibiteur de l’un de ces transporteurs.

Ce nouveau principe actif constitue un traitement de 3° ou 4° ligne chez des patients réfractaires aux traitements antérieurs, y compris l’autogreffe, sauf si cette dernière n’était pas indiquée, ce qui constitue une population cible de 1 000 à 1 500 patients par an. Le bénéfice de son utilisation sur une 5° ligne ou au-delà n’est pas établi. La commission de la transparence a jugé que Pixuvri n’apportait pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V), en l’absence de démonstration de son efficacité bien qu’il n’existe pas d’alternative médicamenteuse validée en 3° ou 4° ligne. Cette spécialité devra par conséquent faire l’objet d’une réévaluation sous 2 ans.

→ OPDIVO

Nivolumab BRISTOL-MYERS SQUIBB

Le nivolumab est un anticorps monoclonal humain se liant au récepteur PD-1 qui est un régulateur négatif de l’activité des cellules T. Ainsi, cet anticorps potentialise les réponses des cellules T, dont les réponses antitumorales. Opdivo est par conséquent un médicament d’immunothérapie, indiqué aujourd’hui dans la prise en charge des patients atteints d’un mélanome avancé non résécable (stade III) ou métastatique (stade IV) ou d’un cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) de type épidermoïde localement avancé ou métastatique après une chimiothérapie. Le schéma thérapeutique est de 3 mg/kg en perfusion IV d’une heure toutes les 2 semaines. Un certain nombre d’effets indésirables modérés à sévères peuvent justifier une suspension voire un arrêt de traitement. Parmi eux : pneumopathies, diarrhées, élévation des transaminases, néphrite et dysfonction rénale, endocrinopathies et rash d’origine immunologique. Les anticorps monoclonaux humains n’étant pas métabolisés par les enzymes du cytochrome P450 ou d’autres enzymes métabolisant les médicaments, l’inhibition ou l’induction de ces enzymes lors de la coadministration de médicaments ne devraient pas entraîner de modification de ses paramètres pharmacocinétiques. L’utilisation de corticoïdes ou d’immunosuppresseurs doit être évitée avant le début du traitement du fait de leur possible interférence avec son activité pharmacodynamique.

La commission de la transparence a jugé que l’amélioration du service médical rendu est modérée dans le traitement du mélanome.

→ KEYTRUDA

Pembrolizumab MSD

Le pembrolizumab est un anticorps monoclonal se liant au récepteur PD-1 qui est un régulateur négatif de l’activité des cellules T. Keytruda, tout comme Opdivo, est un médicament d’immunothérapie, indiqué dans la prise en charge des patients atteints d’un mélanome avancé non résécable (stade III) ou métastatique (stade IV). Le schéma thérapeutique est de 2 mg/kg, en perfusion IV de 30 minutes toutes les 3 semaines. Diarrhées, nausées, rash, prurit, arthralgies, fatigue sont les effets indésirables de haute fréquence rencontrés sous Keytruda.

L’utilisation de corticoïdes ou d’immunosuppresseurs doit être évitée avant le début du traitement par pembrolizumab du fait de leur possible interférence avec son activité pharmacodynamique. Toutefois, les corticoïdes systémiques ou les immunosuppresseurs peuvent être utilisés après l’instauration du traitement pour prendre en charge les effets indésirables d’origine immunologique.

→ FARYDAK

Panobinostat NOVARTIS

Le panobinostat est un inhibiteur de l’histone-désacétylase induisant un arrêt du cycle cellulaire et/ou l’apoptose. Farydak est indiqué en association avec le bortézomib (Velcade) et la dexaméthasone dans la prise en charge des patients atteints de myélome multiple en rechute ou réfractaire, après au moins deux lignes de traitement antérieur. Le schéma thérapeutique recommandé est de 20 mg per os à J1, J3, J5, J8, J10 et J12 avec un cycle de 21 jours. Si le bénéfice clinique à l’issue des 8 premiers cycles est satisfaisant, il est recommandé de poursuivre 8 cycles supplémentaires. Le panobinostat est substrat du CYP3A4 et de la P-gp, se traduisant par une adaptation de sa posologie en cas d’utilisation concomitante d’un inhibiteur puissant, par une contre-indication à l’utilisation des inducteurs, et par une recommandation de prudence quant à la consommation de carambole, de pamplemousse, de grenade, de jus de pamplemousse et de jus de grenade connus pour inhiber le 3A4.

→ LENVIMA

Lenvatinib EISAI

Le lenvatinib est un inhibiteur de tyrosine-kinase antiangiogénique. Lenvima est indiqué dans la prise en charge des patients atteints d’un carcinome thyroïdien localement avancé ou métastatique, réfractaire à l’iode radioactif et progressif. La posologie est de 24 mg en prise unique journalière, pendant ou en dehors des repas. L’ASMR est jugée mineure comme Nexavar (sorafénib) pour qui il représente une alternative. La population cible estimée est inférieure à 300 patients. Il est probable que le lenvatinib soit inducteur du CYP3A4 et de la P-gp, nécessitant une vigilance particulière en cas d’administration concomitante de médicaments à marge thérapeutique étroite substrats du 3A4.

→ LYNPARZA

Olaparib ASTRAZENECA

L’olaparib est un inhibiteur de PARP (enzymes poly-ADP-ribose) polymérase humaine). Lynparza est indiqué en traitement d’entretien des patientes atteintes d’un cancer épithélial séreux de haut grade de l’ovaire, des trompes de Fallope ou péritonéal primitif, récidivant, avec une mutation du gène BRCA et en réponse à une chimiothérapie à base de platine. De fait, la population cible serait de l’ordre de 250 patientes. Le schéma thérapeutique de départ est de 400 mg (soit 8 gélules) deux fois par jour, une réduction de dose de 50 % voire de 75 % pouvant être opérée en cas d’apparition d’effets indésirables. La dose est prise au moins 1 heure après une ingestion de nourriture et le patient doit s’abstenir de manger pendant de préférence au moins les 2 heures suivantes. L’olaparib est substrat du 3A4 et de la P-gp, ainsi qu’inhibiteur du 3A4, de la P-gp, de BRCP, d’OATP1B1, d’OCT1 et d’OTC2. Aussi le potentiel d’interactions médicamenteuses est important. L’ASMR a été jugée mineure (niveau IV).

→ ZYKADIA

Céritinib NOVARTIS

Le céritinib est un nouvel inhibiteur de tyrosine-kinase ciblant la translocation ALK+. Zykadia est indiqué dans le traitement du cancer bronchique non à petites cellules (CBNPC) avancé avec réarrangement du gène anaplastic lymphoma-kinase (ALK) chez des patients préalablement traités par crizotinib (Xalkori). Il s’agit par conséquent d’un traitement de 3e ligne. La posologie est de 750 mg en prise unique quotidienne à distance des repas (2 h avant ou 2 h après). Le céritinib est substrat du CYP3A4 et de la P-gp, nécessitant de réduire la posologie d’environ 30 % en cas d’utilisation concomitante d’un inhibiteur puissant du 3A4 et contre-indiquant l’utilisation des inducteurs puissants. Par ailleurs, sa solubilité étant pH dépendante, l’association aux IPP ou anti-H2 est à éviter. Le céritinib est aussi inhibiteur du 3A4, du 2C9, du 2A6 et du 2E1, de la P-gp et de la BCRP. Enfin, il est susceptible d’allonger l’intervalle QT. La commission de la transparence attribue à Zykadia une ASMR de niveau IV. La translocation ALK touchant 3,5 % des patients atteints de CBNPC, la population cible est d’environ 400 patients.

VIROLOGIE

→ EXVIERA

Dasabuvir ABBVIE

Le dasabuvir est le premier inhibiteur non nucléosidique de la protéine NS5B. Il est actif sur la réplication du virus de l’hépatite C de génotype 1. Exviera est indiqué en association avec d’autres médicaments dans la prise en charge des patients souffrant d’hépatite C chronique. Le schéma thérapeutique est de un comprimé d’Exviera matin et soir, associé à Viekirax et à de la ribavirine (sauf génotype 1b non cirrhotique). Le dasabuvir étant toujours administré avec Viekirax (ombitasvir/paritaprévir/ritonavir), le profil d’interaction médicamenteuse est considéré au regard de cette association. L’utilisation concomitante des inducteurs enzymatiques puissants du CYP3A4 (carbamazépine, phénytoïne, phénobarbital, éfavirenz, névirapine, étravirine, enzalutamide, mitotane, rifampicine, millepertuis) est contre-indiquée. De même, l’utilisation concomitante des inhibiteurs du 2C8 (tériflunomide, déférasirox) est contre-indiquée.

Le dasabuvir étant inhibiteur de la protéine BCRP, son association à la rosuvastatine nécessite d’utiliser au maximum 5 mg de cette dernière et de réduire les doses de pravastatine de 50 %. Il est aussi inhibiteur de l’UGT1A1, se traduisant par la contre-indication de l’utilisation des contraceptifs contenant de l’éthinylestradiol et la nécessité de diminuer de 50 % les doses de furosémide. Enfin, le gemfibrozil est contre-indiqué car il inhibe le transporteur d’influx hépatiques OATP1B1.

→ VIEKIRAX

Ombitasvir, paritaprévir, ritonavir ABBVIE

L’ombitasvir est un inhibiteur de la protéine NS5A du VHC, le paritaprévir un inhibiteur de la protéase NS3/4A, et le ritonavir un booster inhibiteur enzymatique. Viekirax est actif sur la réplication du virus de l’hépatite C de génotype 1 et 4. Il est indiqué en association avec d’autres médicaments dans la prise en charge des patients souffrant d’hépatite C chronique. Le schéma thérapeutique est de deux comprimés de Viekirax le matin au moment du repas, associé à de la ribavirine pour le génotype 4 et à Exviera + ribavirine pour le génotype 1 (sauf génotype 1b non cirrhotique). Le ritonavir est un inhibiteur puissant du CYP3A4, contre-indiquant l’utilisation concomitante d’alfuzosine, d’amiodarone, de clarithromycine, de télithromycine, d’acide fusidique, de colchicine, d’antihistaminiques H1, de pimozide, de quétiapine, de ticagrélor, de dérivés de l’ergot, de cisapride, de salmétérol, de sildénafil, de midazolam et de triazolam. Le mitotane et l’enzalutamide sont contre-indiqués car ils sont inducteurs du CYP3A4. Le paritaprévir est inhibiteur des transporteurs d’influx hépatiques OATP1B1 et OATP1B3, et le paritaprévir et le ritonavir sont des inhibiteurs d’OATP2B1, nécessitant une réduction de dose des ARA II. Le paritaprévir et le ritonavir sont aussi inhibiteurs de la BCRP. Leur association à la simvastatine et à l’atorvastatine est contre-indiquée, celle à la rosuvastatine nécessite d’en utiliser au maximum 5 mg et de réduire les doses de pravastatine et d’imatinib de 50 %. Le paritaprévir et l’ombitasvir sont des inhibiteurs de l’UGT1A1 se traduisant par la contre-indication de l’utilisation des contraceptifs contenant de l’éthinylestradiol. L’utilisation concomitante des inducteurs enzymatiques puissants du CYP3A4 (carbamazépine, phénytoïne, phénobarbital, mitotane, rifampicine, millepertuis…) ou des inhibiteurs puissants (antifungiques azolés, antiprotéases du VIH, cobicistat) est contre-indiquée. Enfin, le ritonavir contenu dans Viekirax peut entraîner une résistance aux antiprotéases du VIH chez les patients coïnfectés sans traitement antirétroviral, contre-indiquant son utilisation dans ce condiv.

Viekirax associé à Exviera fait aujourd’hui partie des options thérapeutiques pour les génotypes 1, mais une barrière génétique faible, de nombreuses interactions médicamenteuses et quatre comprimés par jour plus l’ajout de ribavirine peuvent lui faire préférer la combinaison sofosbuvir/lédipasvir. Pour le génotype 4, les données actuelles ne permettent de différencier les associations. L’ASMR des 2 spécialités (Exviera, Viekirax) est jugée mineure (niveau IV), tout comme Daklinza et Olysio, antiviraux d’action directe précédemment commercialisés. La population cible est d’environ 78 000 patients pour Exviera et 90 000 pour Viekirax.

INFECTIOLOGIE

→ NEGABAN

Témocilline EUMEDICA

La témocilline est une nouvelle pénicilline à usage parentéral ayant une activité ciblée sur les entérobactéries productrices de bêtalactamases à spectre étendu (EBLSE). Elle est active sur la plupart des aérobies Gram négatif, à l’exception de Pseudomonas æruginosa et Acinetobacter. Elle est inactive sur les anaérobies et les Gram positifs. Negaban est indiqué dans le traitement des infections des voies urinaires compliquées, des voies respiratoires basses, des bactériémies et des infections des plaies, aussi bien chez les patients adultes que les enfants. Il a le statut de médicament orphelin pour le traitement des exacerbations pulmonaires à Burkholderia cepacia chez les patients atteints de mucoviscidose. Le schéma thérapeutique retenu est classiquement de 1 à 2 g/j en 2 administrations IM, IV, ou perfusion, porté à 4 g en cas d’infection sévère. Chez l’enfant la posologie est de 25 à 50 mg/kg/j. Une adaptation de posologie est nécessaire en cas d’insuffisance rénale. Comme pour toute bêtalactamine, le risque de réaction allergique existe. Negaban n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport aux antibiotiques actuellement recommandés dans ces indications. L’intérêt de ce nouveau principe actif réside dans le fait qu’il pourrait être utilisé à la place d’antibiotiques à plus large spectre afin d’abaisser la pression de sélection et ainsi favoriser leur préservation. La population cible est difficile à évaluer. Elle serait au maximum de 188 000 patients.

→ MABELIO

Ceftobiprole NOVEX

Le ceftobiprole est une nouvelle céphalosporine active sur les Gram+ (Staphylococcus aureus dont les méti-R, Streptococcus pneumoniæ dont les péni-R et ceftriaxone-R) et sur les Gram- non multirésistantes. Mabelio est indiqué dans le traitement des pneumonies communautaires et nosocomiales à l’exclusion des pneumonies acquises sous ventilation mécanique. La posologie est de 500 mg toutes les 8 h en perfusion IV de 2 h. Une adaptation de dose est nécessaire en cas d’insuffisance rénale. Il est considéré que Mabelio n’apporte pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V). Sa place actuelle dans le traitement des pneumopathies nosocomiales est difficile à préciser. Dans le traitement des pneumonies communautaires, le ceftobiprole n’a pas de place au regard des alternatives existantes plus simples d’emploi et de spectre plus étroit, d’autant plus qu’il manque des données d’efficacité. En pratique, la population cible sera vraisemblablement très restreinte compte tenu du pourcentage assez faible de patients éligibles à ce traitement.

GASTROHÉPATO-ENTÉROLOGIE

→ REVESTIVE

Téduglutide SHIRE

Le téduglutide est un analogue de synthèse du GLP-2 humain. Revestive est indiqué dans le traitement du syndrome de l’intestin court. Il est utilisé après une phase d’adaptation de 6 à 12 mois de nutrition parentérale et lorsque les possibilités d’adaptation et d’hyperphagie compensatrice n’ont pas permis d’obtenir le sevrage de cette nutrition artificielle. La posologie est de 0,05 mg/kg SC une fois par jour, en alternant les sites d’injection entre les quatre quadrants de l’abdomen. La cuisse peut également être utilisée, mais l’emprunt de la voie IV ou IM est impossible. Compte tenu de son efficacité sur la réduction des besoins en nutrition parentérale, et en l’absence d’alternative thérapeutique, il est jugé que Revestive apporte une amélioration du service médical rendu modérée (ASMR III). La population cible serait d’environ 300 patients. Il s’agit d’un médicament orphelin.

→ TIXTAR

Rifaximine ALFA WASSERMAN

La rifaximine est un antibiotique de la classe des rifamycines. Tixtar est indiqué dans la prévention des rechutes d’épisodes d’encéphalopathie hépatique, complication de la cirrhose, entraînant un dysfonctionnement du cerveau se manifestant par des anomalies neurologiques et psychiatriques. La posologie est de un comprimé à 550 mg deux fois par jour. Les effets indésirables les plus fréquents sont des nausées et des diarrhées. Tixtar apporte une ASMR mineure (niveau IV), la prise en charge reposant tout d’abord sur l’identification et la correction des facteurs déclenchants (infection, hémorragie digestive, consommation excessive de protéine, insuffisance rénale, déshydratation, troubles électrolytiques, médicaments sédatifs, troubles digestifs à type de constipation), puis sur l’utilisation de lactulose (Duphalac) ou du lactitol (Importal), per os ou en lavement, afin de diminuer l’ammoniémie. La population cible de la rifaximine peut être estimée à 2 500 patients.

MÉTABOLISME

CERDELGA

Eliglustat GENZYME

L’éliglustat est un réducteur de substrat indiqué dans le traitement à long terme de la maladie de Gaucher de type 1, à l’exclusion des patients métaboliseurs ultrarapides ou ceux dont le statut métabolique du CYP2D6 est indéterminé, soit une population cible estimée d’environ 230 patients. La dose recommandée est de 84 mg deux fois par jour pour les métaboliseurs intermédiaires et rapides, et de 84 mg une fois par jour pour les métaboliseurs lents. L’éliglustat est substrat du CYP3A4 et du 2D6. Aussi, tous les inducteurs et inhibiteurs enzymatiques de ces cytochromes sont susceptibles de modifier ses concentrations plasmatiques, se traduisant en pratique par des adaptations de posologie. De plus, il est inhibiteur de la P-gp et du 2D6. Au regard de son efficacité, de son profil de tolérance et de son potentiel d’interactions, il a été jugé que Cerdelga n’apportait pas d’amélioration du service médical rendu (ASMR V) par rapport à l’enzymothérapie substitutive de référence incarnée par Cérézyme et Vpriv.

ATU ET RTU : SOYEZ POINTUS !

→ Les ATU (autorisations temporaires d’utilisation) permettent un accès précoce aux médicaments qui sont en phase finale d’évaluation avant l’obtention de l’AMM en France. Une ATU peut aussi être accordée suite à une suspension, un refus ou un retrait d’AMM, pour un produit nécessaire à certains patients. Elles sont délivrées par l’ANSM.

→ On distingue 2 types d’ATU : l’ATU de cohorte et l’ATU nominative.

L’ATU de cohorte est attribuée à la demande d’un laboratoire pour un groupe de patients. La durée est d’un an, renouvelable. Un suivi obligatoire des patients est prévu selon un protocole d’utilisation thérapeutique (PUT).

L’ATU nominative peut être accordée pour un patient nommément désigné à la demande et sous la responsabilité d’un médecin hospitalier. Le produit est délivré via la PUI.

→ La liste des ATU de cohorte et nominatives en cours est disponible sur la liste de l’ANSM.

→ Les RTU (recommandations temporaires d’utilisation) sont élaborées par l’ANSM pour encadrer et sécuriser des prescriptions non conformes à l’AMM, sous réserve qu’il existe un besoin thérapeutique non couvert et que le rapport bénéfice/risques du médicament soit présumé favorable. Elles ont une durée maximale de 3 ans renouvelable. Elles peuvent concerner une seule spécialité ou plusieurs appartenant à un groupe générique ou ayant un mécanisme d’action similaire.

→ En 2015, des RTU ont été définies pour Avastin dans le traitement de la dégénérescence néovasculaire liée à l’âge, Stelara dans le traitement de la maladie de Crohn, Velcade dans le traitement de l’amylose et de la maladie de Randall, Circadin dans le traitement des troubles du rythme veille-sommeil liés à un syndrome de Rett, de Smith Magenis, d’Angelman, d’une sclérose tubéreuse ou des troubles du spectre autistique chez l’enfant de plus de 6 ans, le vérapamil dans le traitement prophylactique de l’algie vasculaire de la face, le thalidomide dans le traitement des aphtoses sévères, de formes cutanées du lupus érythémateux, de formes aiguës sévères de l’érythème noueux lépreux et de la maladie de Crohn active et Truvada dans la prophylaxie préexposition au VIH chez les personnes âgées de 18 ans et plus à haut risque d’acquisition du VIH par voie sexuelle en tant qu’outil additionnel d’une stratégie de prévention diversifiée.

→ Les RTU garantissent également la mise en place d’un suivi des patients dans l’indication dérogatoire, permettant d’améliorer la connaissance du médicament et d’inciter le laboratoire à déposer une demande d’extension d’indication.

ONCOLOGIE

Leucémie myéloïde chronique

Population cible 50 à 200 patients par an.

FICHE TECHNIQUE

Liste I, remb. SS à 100 %.

100 mg, 500 mg, boîtes de 28 comprimés pelliculés. Prescription initiale hospitalière semestrielle et renouvellement réservés aux spécialistes en oncologie ou en hématologie, ou aux médecins compétents en cancérologie.

Surveillance particulière : fonctions hépatique et rénale, NFS, électrocardiogramme, surveillance de l’hypokaliémie et de l’hypomagnésémie.

POSOLOGIE

– 1 comprimé à 500 mg une fois par jour, au cours d’un repas.

– Ne pas prendre de dose supplémentaire en cas d’oubli. Le patient prendra la dose prescrite habituelle le lendemain.

– En cas d’effets indésirables importants, le traitement peut être interrompu puis repris à raison de 400 mg une fois par jour après résolution. A l’inverse, en cas d’absence de réponse complète au traitement dans un délai de 8 à 12 semaines, la posologie peut être augmentée à 600 mg une fois par jour.

CONSEILS DU PHARMACIEN

→ Les vomissements ou diarrhées induits par Bosulif sont susceptibles de réduire l’efficacité des contraceptifs oraux. Portez attention au choix de la contraception chez la femme.

→ Eviter l’utilisation de dompéridone qui allonge l’espace QT pour traiter les nausées et vomissements.

→ L’hydrosolubilité de Bosulif est pH-dépendante in vitro et l’absorption est réduite lorsque le pH gastrique augmente. Préférer donc l’usage d’antiacides d’action rapide à une heure différente de l’administration de Bosulif.

ONCOLOGIE

Carcinome basocellulaire avancé

Population cible 400 à 800 nouveaux patients par an.

FICHE TECHNIQUE

Liste I, remb. SS à 100 %.

150 mg, boîte de 28 gélules.

Prescription hospitalière réservée aux spécialistes et médecins compétents en oncologie.

Surveillance particulière : recherche régulière d’éventuels carcinomes épidermoïdes cutanés, signature d’un accord de soins, test de grossesse négatif mensuel chez les femmes en âge de procréer pour lesquelles la prescription est limitée à 28 jours.

POSOLOGIE

– Une gélule à 150 mg par jour, à avaler avec de l’eau, avec ou sans nourriture.

– Ne pas ouvrir les gélules afin d’éviter l’exposition involontaire des patients et des professionnels de santé.

– En cas d’oubli, reprendre le traitement à la prochaine dose planifiée sans prendre la dose oubliée.

CONSEILS DU PHARMACIEN

→ Pour les femmes en âge de procréer, délivrance effectuée au plus tard 7 jours après le test de grossesse, après avoir vérifié la date et le résultat négatif dans le carnet patient.

→ Pas de don de sang pendant le traitement et jusqu’à 24 mois après la dernière prise.

→ Pas de don de sperme pendant le traitement et jusqu’à 2 mois après l’arrêt du traitement.

ONCOLOGIE

Cancer colorectal métastatique, tumeurs stromales gastro-intestinales

Population cible 6 400 à 7 800 patients par an.

FICHE TECHNIQUE

Liste I, remb. SS à 100 %.

40 mg, boîte de 3 flacons de 28 comprimés pelliculés.

Prescription hospitalière réservée aux spécialistes en oncologie ou aux médecins compétents en cancérologie.

Surveillance particulière : bilan hépatique, pression artérielle, surveillance des paramètres biochimiques et métaboliques (+ surveillance hématologique si risque hémorragique, surveillance des signes d’ischémie myocardique si antécédents de cardiopathie ischémique).

POSOLOGIE

– Pendant 3 semaines : une prise de 160 mg, soit 4 comprimés de 40 mg, à heure fixe chaque jour, après un repas léger contenant moins de 30 % de lipides (portion de céréales, verre de lait écrémé, tranche de pain avec confiture, verre de jus de pomme et tasse de café ou thé). Puis une semaine de pause (1 cycle = 4 semaines).

– En cas d’oubli de dose, la dose doit être prise le jour même, dès que le patient s’en aperçoit. Deux doses ne doivent pas être administrées le même jour pour un oubli.

CONSEILS DU PHARMACIEN

→ En cas de vomissements, ne pas prendre de comprimés supplémentaires.

→ La dose quotidienne de 160 mg apporte 55,8 mg de sodium, à prendre en compte dans la surveillance de l’apport sodé.

→ La cicatrisation peut être retardée. Interrompre le traitement avant toute intervention chirurgicale majeure.

PNEUMOLOGIE

Bronchopneumopathie chronique obstructive, asthme

Population cible non estimable.

FICHE TECHNIQUE

Liste I, remb. SS à 30 % uniquement dans la BPCO.

Furoate de fluticasone 92 µg et trifénatate de vilantérol 22 µg par dose de poudre pour inhalation. Inhalateur de 30 doses.

POSOLOGIE

– 1 inhalation par jour, à la même heure, matin ou soir.

– Ne pas secouer l’inhalateur. Ouvrir le couvercle juste avant de prendre la dose et ne pas bloquer la grille d’aération du dispositif avec les doigts lors de l’inspiration.

– En cas d’oubli, prendre la dose dès que possible dans la journée. La dose suivante sera prise à l’heure habituelle le lendemain, sans la doubler.

– Après inhalation de la dose, nettoyer l’embout buccal avec un chiffon sec, fermer le couvercle et se rincer la bouche.

CONSEILS DU PHARMACIEN

→ Si l’inhalateur est conservé au réfrigérateur, le sortir et le laisser au moins une heure à température ambiante avant de l’utiliser.

→ Inscrire dans l’espace prévu la date à laquelle le dispositif doit être jeté (6 semaines à compter de la date d’ouverture).

→ A chaque ouverture du dispositif, une dose est préparée pour être inhalée et le compteur de doses affiche une dose en moins. Si l’inhalateur est refermé sans inhalation, la dose est perdue.

PNEUMOLOGIE

Bronchopneumopathie chronique obstructive

Population cible 2 470 000 patients atteints de BPCO.

FICHE TECHNIQUE

Liste I, remb. SS à 30 %.

2,5 µg/dose en solution pour inhalation, boîte de 1 cartouche de 60 doses avec 1 inhalateur.

POSOLOGIE

– 5 µg par jour, soit 2 bouffées en une prise par jour, à heure fixe.

– En cas d’oubli, prendre la dose habituelle à l’heure prévue le lendemain, sans doubler la dose.

– Si l’inhalateur n’a pas été utilisé pendant 7 jours, libérer une bouffée vers le sol.

– Jeter l’inhalateur au plus tard après 3 mois d’utilisation, même s’il n’est pas vide.

CONSEILS DU PHARMACIEN

→ Lire attentivement le mode d’emploi pour enclencher l’inhalateur avant la première utilisation.

→ Nettoyer l’embout buccal avec un linge humide au moins une fois par semaine.

→ L’inhalateur dispose d’un indicateur de doses : lorsque celui entre dans la zone rouge, il reste environ 14 bouffées, soit 7 jours de traitement.

→ Ne pas utiliser chez les patients asthmatiques ou en traitement de secours pour un épisode aigu de bronchospasme.

→ Arrêter immédiatement Striverdi Respimat et consulter un médecin en cas de sensation d’oppression dans la poitrine, de toux, de respiration sifflante ou d’essoufflement juste après avoir inhalé le médicament.

NEUROLOGIE

Sclérose en plaques rémittente-récurrente

Population cible 50 000 patients.

FICHE TECHNIQUE

Liste I, remb. SS à 65 %.

120 mg, boîte de 14 gélules, 240 mg, boîte de 56 gélules.

Médicament d’exception.

Prescription initiale et renouvellement réservés aux spécialistes en neurologie.

Surveillance particulière : hémogramme, fonctions rénale et hépatique.

POSOLOGIE

– Commencer le traitement par 1 gélule de 120 mg 2 fois par jour, au moment des repas.

– Après 7 jours de traitement, la dose est augmentée pour atteindre la dose recommandée d’une gélule de 240 mg 2 fois par jour.

– En cas d’oubli, prendre la dose oubliée à condition d’espacer d’au moins 4 heures les 2 prises quotidiennes. Sinon prendre la prochaine dose au moment prévu sans doubler la dose.

– En cas d’effets indésirables gênants (bouffées congestives, effets irritants gastro-intestinaux), il est possible de réduire temporairement la dose à 120 mg 2 fois par jour. Revenir à la dose recommandée au cours du mois suivant.

CONSEILS DU PHARMACIEN

→ Ne pas écraser, ouvrir, dissoudre, sucer ou mâcher les gélules car le pelliculage gastrorésistant évite les effets irritants intestinaux.

→ Signaler tout signe d’infection au médecin.

RHUMATOLOGIE

Polyarthrite rhumatoïde

Population cible

– 19 500 à 26 000 patients (réponse inadéquate ou intolérance à un traitement du type méthotrexate).

– 6 000 à 8 000 patients (réponse inadéquate ou intolérance à un traitement de fond dont au moins un anti-TNF).

FICHE TECHNIQUE

Liste I, remb. SS à 65 %. Médicament d’exception.

162 mg/0,9 ml, boîte de 4 seringues préremplies. Prescription initiale hospitalière annuelle.

Prescription réservée aux spécialistes en rhumatologie et médecine interne.

Surveillance particulière : dépistage de la tuberculose et surveillance des symptômes, bilan hépatique, dosage des neutrophiles, plaquettes et paramètres lipidiques.

POSOLOGIE

– Une injection de 162 mg en sous-cutané est réalisée chaque semaine.

– Alterner les sites d’injection recommandés : abdomen, cuisse, partie supérieure du bras.

– Ne jamais réaliser l’injection dans un grain de beauté, une cicatrice ou des zones où la peau est sensible, contusionnée, rouge dure ou non intacte

– En cas d’oubli d’une injection sous-cutanée, la dose suivante sera réalisée à la date prévue sans doubler la dose. Un intervalle de 7 jours au minimum est nécessaire entre 2 injections. Dans certains cas, la posologie nécessite une injection tous les 15 jours. Dans ce cas, en cas d’oubli, la dose oubliée est immédiatement injectée et l’injection suivante réalisée à la date prévue, toujours en respectant un intervalle de 7 jours au minimum entre 2 prises.

– Si le patient passe de la forme intraveineuse (hospitalière) à la forme SC, la première injection SC est réalisée à la date prévue pour l’injection intraveineuse suivante, sous la supervision d’un professionnel de santé qualifié.

CONSEILS DU PHARMACIEN

→ Conserver au réfrigérateur entre 2 °C et 8 °C. Une fois sorti, conserver à une température inférieure à 30 °C et administrer dans les 8 heures.

→ Ne pas secouer la seringue avant injection. L’injection doit être débutée dans les 5 minutes suivant le retrait du capuchon afin d’éviter que le médicament ne se dessèche et bloque l’aiguille.

→ Pensez à montrer à chaque professionnel de santé consulté la carte de surveillance du traitement.

→ Signaler au médecin tout symptôme suggérant une infection.

PNEUMOLOGIE

→ OFEV désormais disponible en ville

Nintédanib BOERHINGER INGELHEIM

→ Le nintédanib est un inhibiteur de tyrosine-kinase. Ofev est indiqué dans la prise en charge de la fibrose pulmonaire idiopathique chez les patients adultes atteints de formes légères à sévères. Il possède le statut de médicament orphelin. La posologie est de 150 mg 2x/j, pouvant être abaissée à 100 mg 2x/j en cas d’effets indésirables, sachant que la prise médicamenteuse doit se faire avec des aliments. Les effets indésirables les plus fréquents résident en des troubles digestifs de type diarrhées, nausées, vomissements, et élévation des enzymes hépatiques. Le nintédanib est substrat de la glycoprotéine P, aussi la prudence est requise en cas d’administration concomitante d’inhibiteurs puissants de la P-gp (kétoconazole, érythromycine, cyclosporine) en raison du risque de surdosage. De même, il est nécessaire de substituer les inducteurs puissants de la P-gp (rifampicine, carbamazépine, phénytoïne, millepertuis) sous peine d’inefficacité. En revanche, le risque d’interactions avec le CYP450 est faible.

→ La commission de la transparence a jugé que l’amélioration du service médical rendu d’Ofev était mineure (ASMR IV). Ce nouveau principe actif est une alternative à la pirfénidone (Esbriet) indiquée dans les formes légères à modérées, sachant qu’aucun traitement curatif n’existe à ce jour. L’arsenal thérapeutique actuel permet de ralentir la progression de la maladie. La population cible est estimée à un peu moins de 5 000 patients. Le nintédanib est aussi développé dans l’indication du cancer bronchique non à petites cellules sous le nom de Vargatef.

Ofev est disponible en ville depuis février 2016. Consultez l’article « Ofev, dans la fibrose pulmonaire idiopathique » publié dans « Le Moniteur des pharmacies » n° 3114 du 6 février 2016.

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