« En 2016, la visibilitéde nos produits sera amplifiée » - Le Moniteur des Pharmacies n° 3117 du 27/02/2016 - Revues - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
Le Moniteur des Pharmacies n° 3117 du 27/02/2016
 
INTERVIEW PASCAL LEFRANÇOIS, DIRECTEUR GÉNÉRAL DE PIERRE FABRECONSUMER HEALTHCARE

Entreprise

Auteur(s) : Matthieu Vandendriessche

Un an après le déremboursement de StructoFlex, le laboratoire fait le point sur sa stratégie concernant l’automédication.

Comment analysez-vous la progression du marché du selfcare en France en 2015 qui a augmenté de 6,4 % en valeur ?

Cette progression serait davantage liée à des facteurs conjoncturels qu’à une tendance de fond. L’an dernier, les pathologies hivernales ont favorisé la bonne tenue du marché. Le déremboursement des antiarthrosiques symptomatiques d’action lente, en mars, a été l’un des principaux facteurs, même s’il est évidemment accompagné d’une déperdition des ventes par rapport au statut remboursé, d’environ 50 % en unités.

Ce déremboursement a notamment ciblé votre spécialité Structoflex…

Et il s’est accompagné de son délistage. Notre préoccupation en tant que laboratoire est que ce médicament continue à être accessible à nos patients qui souffrent de cette maladie chronique. C’est pourquoi nous continuons de soutenir Structoflex par la visite médicale et en officine mais aussi par une démarche vis-à-vis du public, en particulier avec le site d’informations sur la pathologie mouvactive.com ouvert fin 2015.

En France, le groupe Pierre Fabre se place en 8e position sur le marché de l’automédication (ventes en valeur selon l’AFIPA). Quelle progression visez-vous ?

Ce classement ne reflète pas la réalité de notre position car il ne prend pas en compte une partie majeure de notre activité Oral Care. Nous sommes leaders sur le périmètre des produits et soins de santé grand public et nous ambitionnons de consolider cette position en nous appuyant sur notre nouvelle entité Pierre Fabre Consumer Healthcare. Celle-ci regroupe Oral Care, Healthcare et Naturactive, trois marques fortes sur lesquelles nous allons poursuivre notre investissement en 2016 et les années suivantes, en progression de 10 % en 2017 et 2018.

Quelle est la nature de ces investissements ?

Ils portent sur la R&D, avec l’ouverture d’une nouvelle unité de recherche. Par ailleurs, nous poursuivons la promotion des marques auprès des médecins, des pharmaciens et du public.

Quelles nouveautés vont donc intervenir à l’officine ?

Nous avons par exemple trois lancements prévus en matière de soin dentaire en 2016. L’innovation va porter sur les galéniques, les dosages, les arômes et les packagings. Notre offre produits, bâtie sur des marques fortes comme Nicopass, Nicopatch, Drill, Eludril, Elgydium ou Naturactive verra sa visibilité amplifiée cette année dans les points de vente.

Éthique ou commercial, comment voyez-vous l’avenir de l’officine ?

La pharmacie dispose d’atouts indéniables comme la proximité, la disponibilité et la qualité des produits dans un système organisé autour d’un monopole justifié. Je suis moi-même docteur en pharmacie, je rencontre de nombreux pharmaciens et je les sens très soucieux de leur métier, dispensant de manière cohérente, proposant un conseil personnalisé. L’avenir de la pharmacie passera par un développement de services et de conseils auprès des consommateurs « actients », c’est-à-dire acteur de leur santé.

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