• fiche (texte) :

    À SAVOIR

    Les troubles du sommeil chez l’enfant peuvent consister en des difficultés d’endormissement, des réveils nocturnes ou des parasomnies.

    Les troubles de l‘endormissement
    Il faut avant tout éliminer une cause organique : douleur, gêne respiratoire par obstruction nasale, toux chronique… Le plus souvent, les difficultés à s’endormir sont liées à une angoisse de la séparation (à partir de 9 mois), à une peur (du noir, du loup…), plutôt à partir de 3 ans, ou à des facteurs extérieurs : trop grande excitation au moment de l’heure du coucher, stimuli visuels ou auditifs trop importants (retour d’un parent, télévision…), bruit, promiscuité…

    Les réveils nocturnes
    Ils sont physiologiques jusqu’à 3 ou 4 mois, rythmés par la sensation de faim, et nécessitent une tétée ou un biberon de lait. Déconseiller l’eau sucrée qui ne calme pas la faim et donne l’habitude du goût sucré.
    S’ils sont inhabituels, les réveils nocturnes peuvent révéler une pathologie organique : douleur (otite, poussée dentaire, douleur abdominale…), obstruction nasale si l’enfant est enrhumé…
    L’insomnie peut aussi relever de mauvaises habitudes : vie familiale instable, changements de lit ou de domicile fréquents, accueil de l’enfant dans le lit des parents…

    Les parasomnies : pas de souvenir au réveil
    Les parasomnies sont des troubles du sommeil qui ne réveillent pas l’enfant, qui ne pertur-bent pas la qualité du sommeil et dont l’enfant ne se souvient pas au réveil :

    • le somnambulisme : c’est une activité motrice automatique, inconsciente durant le sommeil, pouvant induire une conduite dangereuse pour l’enfant lui-même (chute, traumatisme…) ;
    • la somniloquie : elle est beaucoup plus fréquente ; l’enfant parle pendant son sommeil ;
    • les terreurs nocturnes : fréquentes entre 3 et 6 ans, elles débutent brutalement 1 à 3 heures après le coucher. L’enfant s’assied dans son lit, hurle sans être réceptif aux gestes apaisants. La respiration et le pouls sont accélérés, l’enfant transpire abondamment. Au bout de quelques minutes il se rendort brusquement sans s’être réveillé.

    QUEL TRAITEMENT PROPOSER

    Les limites du conseil
    Les troubles rebelles relèvent d’une consultation médicale. Les conseils d’hygiène du sommeil doivent toujours être rappelés.

    Rechercher une cause aux troubles du sommeil
    Toujours rechercher une cause physique pouvant expliquer les troubles du sommeil et si possible y remédier : désinfection rhinopharyngée à l’aide d’un « mouche-bébé » avant le coucher, humidification de la chambre pour atténuer la toux, massage des gencives (Solution gingivale Dolodent, Gel gingival et solution gingivale Delabarre…) ou paracétamol (Doliprane, Dafalgan…) administré au coucher en cas de poussée dentaire.

    Le traitement à base de plantes
    Selon l’âge de l’enfant, certains produits à base de mélisse, verveine, tilleul, passiflore ou camomille peuvent être conseillés, certains associés à du magnésium ou à du tryptophane : Pediakid Sommeil à partir du moment où l’alimentation est diversifiée, Calmosine Sommeil à partir d’un an, Passiflorine à partir de 30 mois, Alvityl Nuit paisible, Somdor + Enfant à partir de 3 ans, Naturactive Sommeil à partir de 12 ans…

    Le traitement homéopathique

    • Troubles du sommeil dus à une poussée dentaire, l‘enfant se calme dans les bras et lorsqu‘on le promène : Chamomilla 9 CH, 3 granules 3 ou 4 fois par jour ou 1 à 3 suppositoires par jour, ou Camilia, 1 unidose 3 à 6 fois par jour. L’administration des unidoses de solution buvable se fait directement dans la bouche du nourrisson maintenu en position semi-assise.
    • Cauchemars, terreurs nocturnes chez un enfant qui a peur de l’obscurité, Stramonium 5 CH, 3 granules matin et soir.
    • En l‘absence de modalités bien définies, conseiller un sirop homéopathique composé : Noctium sirop, Quiétude sirop, tous les deux à partir de 1 an.

    QUELS CONSEILS DONNER

    Les conseils d‘hygiène du sommeil
    Retour au calme avant le coucher : éviter les périodes d’excitation, la télévision. Respecter des horaires de coucher et de lever réguliers. Éviter les changements d’habitat trop fréquents qui perturbent l’enfant. Ne pas prendre l’enfant dans le lit des parents : c’est une habitude dont il est très difficile de se défaire. Ne pas surchauffer la pièce : 18 à 20 °C est la tempéra-ture maximale conseillée.

    Pas d‘hypnotiques chez l‘enfant !
    Les traitements hypnotiques sont contre-indiqués chez l’enfant en dehors de cas particuliers (troubles psychiatriques…).

  • theme (Thème) : Pédiatrie
  • date_maj (Date de mise à jour) : 2017-06-01
  • lien_fiche_conseil (Lien vers fiche conseil) : Troubles-sommeil-enfant
  • Calage (description) :

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