• fiche (texte) :

    À SAVOIR

    Les mycoses génitales de la femme sont dues à un Candida albicans dans 80 à 90 % des cas. Le Candida albicans est saprophyte (sans incidence pathologique) chez 15 à 20 % des femmes.

    Quels sont les signes cliniques ?
    Le début est relativement brutal. Trois signes sont évocateurs :

    • des démangeaisons vulvaires souvent intenses ;
    • des leucorrhées ou « pertes blanches » grumeleuses, de consistance rappelant le lait caillé, blanchâtres, inodores ;
    • des brûlures en fin de miction, mais sans fièvre ni frissons. Il n’y a pas non plus de douleurs pelviennes (fièvre et douleurs pelviennes sont des signes d’infection utéro-annexielle, ou infection génitale haute : c’est une urgence médicale). Les plis cutanés adjacents (périnée, région inguinale) peuvent être atteints, avec prurit et érythème.

    De nombreux facteurs favorisants !
    Lorsque les mycoses sont récidivantes, il faut rechercher les facteurs favorisants :

    • mauvaise hygiène locale : tout ce qui favorise la macération favorise les candidoses (transpiration excessive, port de sous-vêtements synthétiques, linge insuffisamment lavé). L’usage de savons antiseptiques acides favorise également le développement du Candida albicans ;
    • pathologies ou traitements : le diabète, l’immunodépression, les traitements per os antibiotiques ou corticoïdes, en modifiant la flore locale, peuvent déclencher la survenue de mycose vaginale ;
    • grossesse : 10 % des femmes enceintes souffrent d’un épisode de mycose vulvaire pendant leur grossesse. Toute suspicion de mycose chez la femme enceinte nécessite une consultation médicale.

    QUEL TRAITEMENT PROPOSER ?

    Les limites du traitement
    Une mycose chez la femme peut être prise en charge à l’officine dans un premier temps, sauf chez la femme enceinte qui doit consulter un médecin. En l’absence d’amélioration sous 48 heures ou en cas de récidive, conseiller une consultation médicale. En cas de fièvre, de frissons ou de douleurs pelviennes associées, la consultation doit être réalisée en urgence.

    Associer ovules antifongiques...
    Un traitement vaginal par ovules antifongiques imidazolés peut être proposé : Gyno-Pevaryl (administration de 1 ovule 3 soirs de suite, ou forme LP à administration unique et 1 second le lendemain matin si besoin), Lomexin (administration de 1 ovule, à renouveler si besoin au bout de 3 jours), Myleugyn LP (1 ovule le soir et 1 second le lendemain matin si besoin) ou Mycohydralin (boîte de 3 : 1 comprimé vaginal 3 soirs de suite ; boîte de 1 : 1 comprimé vaginal à renouveler si besoin au bout de 3 jours).

    ... et traitement externe
    Appliquer 2 fois par jour pendant 8 jours une crème ou un lait dermique antifongique imidazolé (Myco-Apaisyl, Mycohydralin…). Pendant la durée de l’épisode de mycose, la toilette intime sera faite avec un savon adoucissant à pH alcalin antiprurigineux (Hydralin Gyn, Derm’Intim pH 8, Saforelle, gel Mycolea Rogé Cavaillès, Myleuca, Uriage Gyn-8…).

    QUELS CONSEILS DONNER ?

    Traiter aussi le partenaire
    Traiter simultanément le partenaire par un antifongique en émulsion fluide (matin et soir pendant 8 jours). Il existe des produits lavants spécifiques de l’hygiène intime masculine (Saugella homme).

    Continuer le traitement pendant les règles
    Ne pas interrompre le traitement par ovules pendant les règles. Éviter les tampons qui peuvent adsorber le principe actif.

    Limiter les récidives

    • Éviter le linge synthétique, les pantalons trop serrés.
    • Se doucher en cas de transpiration excessive (fortes chaleurs, sport…).
    • Éviter les gants de toilette, source de contamination.
    • Proscrire les douches vaginales, qui déséquilibrent la flore vaginale. Des bains tièdes à base de bicarbonate de soude (1 cuillère à soupe dans 1/2 litre d’eau tiède) calment les démangeaisons.
    • Laver les sous-vêtements à 70 °C.

    Préférer les préservatifs sans latex pendant le traitement
    Le latex pouvant être altéré par les traitements, les préservatifs qui en contiennent présentent un risque de rupture. Utiliser des préservatifs sans latex ou un autre moyen de contraception pendant la durée du traitement.

    Choisir un gel lavant à pH physiologique
    En dehors des épisodes de mycose génitale, il est préférable de choisir un gel lavant à pH physiologique (environ 5,5) pour respecter la flore microbienne naturelle (Lactacyd Soin lavant, Hydralin Quotidien, Gel fraîcheur intime Rogé Cavaillès…).
    En voyage, des lingettes pour toilette intime peuvent être conseillées (Rogé Cavaillès intime, Saugella antiseptique lingettes en cas de prurit…).

  • theme (Thème) : Gynécologie
  • date_maj (Date de mise à jour) : 2017-06-01
  • lien_fiche_conseil (Lien vers fiche conseil) : Mycoses-genitales
  • Calage (description) :

Allez-vous profiter de la possibilité offerte aux pharmaciens d’un dépistage gratuit du Covid-19 ?


Solutions

MON ESPACE FORMATION

L’abonnement au Moniteur des pharmacies inclut désormais l’accès à tous les modules de formation en ligne, dont les modules agréés DPC, sans frais supplémentaires.

Les médicaments à délivrance particulière

Pour délivrer en toute sécurité

Le Pack

Moniteur Expert

Vous avez des questions ?
Des experts vous répondent !



En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK