• fiche (texte) :

    À SAVOIR

    Les maux de gorge peuvent être dus à une pharyngite, infiltration érythémateuse superficielle de l’oropharynx, ou à une angine, inflammation aiguë du parenchyme amygdalien, qui associe mal de gorge, douleur à la déglutition et signes généraux plus ou moins marqués (fièvre, céphalées…).

    Virus ou bactérie ?
    La plupart des pharyngites et des angines sont d’origine virale. Ce sont des formes souvent purement érythémateuses (gorge rouge), associées à une rhinite, une conjonctivite, de la toux ; la fièvre est absente ou modérée et la guérison spontanée survient en 2 ou 3 jours. Dans 25 % des cas, l’angine est d’origine bactérienne, en particulier due au streptocoque bêta-hémolytique du groupe A, avec souvent (mais pas systématiquement) une dysphagie importante et une fièvre élevée.

    À craindre : les complications des angines streptococciques
    Les complications des infections à streptocoque bêta-hémolytique sont actuellement rares mais peuvent être graves. On distingue les complications :

    • immédiates, comme le phlegmon amygdalien (douleur pharyngée unilatérale, dysphagie et otalgie) ;
    • tardives (délai de 1 à 3 semaines) : glomérulonéphrite aiguë et rhumatisme articulaire aigu.

    QUEL TRAITEMENT PROPOSER ?

    Les limites du conseil
    Un test de dépistage rapide (TDR) des antigènes spécifiques du streptocoque du groupe A peut être pratiqué à l’officine chez l’adulte et l’enfant de plus de 3 ans présentant des douleurs de l’arrière-gorge majorées à la déglutition et de la fièvre. Il permet d’orienter vers une consultation médicale si nécessaire. Si le test est négatif, la prise en charge à l’officine peut être symptomatique, avec consultation médicale en l’absence d’amélioration sous 48 heures.

    Associer antalgique et anti-œdémateux
    L’association d’un antalgique et d’un anti-œdémateux sera conseillée :

    • Antalgique/antipyrétique contre douleur et fièvre : ibuprofène, paracétamol et aspirine peuvent être proposés, en tenant compte de leurs contre-indications respectives. Contrôler la température hors traitement antipyrétique ;
    • Traitement à visée anti-œdémateuse : il peut être proposé sous forme de comprimés à base d’enzymes (Maxilase, Mégamylase…) ou sous forme de suppositoires, à base de bismuth, qui luttent contre la congestion de l’oropharynx, en traitement de 3 jours au maximum (Pholcones bismuth…).

    Traitement local
    Les collutoires ont l’avantage d’une bonne imprégnation des amygdales ; les pastilles à sucer sont d’un emploi moins contraignant.

    • Les collutoires : certains collutoires contiennent exclusivement un antiseptique (Collunovar, Hexaspray) ou un anti-inflammatoire (Thiovalone), d’autres associent un antiseptique et un anesthésique (Drill maux de gorge, Humex mal de gorge, Angispray…) ou un antiseptique et un anti-inflammatoire local (Rhinadvil maux de gorge…). Ils sont à conseiller en cas de douleur intense.
    • Les pastilles ou gommes à sucer : de même, certaines pastilles sont à base d’antiseptique seul (Lysopaïne cétylpyridinium…). D’autres conjuguent antiseptique et anesthésique local (Drill, Strepsils lidocaïne…). Les pâtes contenant un principe actif anti-inflammatoire sont bien adaptées au traitement des extinctions de voix (Vocadys…). Les pastilles à sucer à base d’AINS (Strefen) doivent être proposées en tenant compte des contre-indications (grossesse, ulcère de l’estomac, traitement anticoagulant…) et des effets secondaires des AINS.
      Les pastilles ou collutoires contenant un anesthésique doivent être pris après les repas pour éviter tout risque de fausse route des aliments. Ils sont généralement réservés à l’enfant de plus de 12 ans.

    Le traitement homéopathique
    Belladona 5 CH et Mercurius solubilis 5 CH : 3 granules de chaque toutes les 2 heures, puis espacer suivant l’amélioration.

    QUELS CONSEILS DONNER ?

    Un mot-clé : hydrater
    Tout ce qui peut contribuer à hydrater la muqueuse pharyngée soulage la douleur : boissons chaudes sucrées au miel, inhalations de Pérubore…, humidification de l’air…

    Et bien sûr arrêter le tabac
    Le tabac et les atmosphères enfumées renforcent l’irritation de la gorge. Un substitut nicotinique peut être proposé au moins de manière temporaire pour éviter la cigarette pendant la durée de la dysphagie. Ce peut aussi être le premier pas vers un sevrage tabagique.

  • theme (Thème) : ORL (oto-rhino-laryngologie)
  • date_maj (Date de mise à jour) : 2017-06-01
  • lien_fiche_conseil (Lien vers fiche conseil) : Mal-de-gorge
  • Calage (description) :

Après la relance de la DGS, allez-vous lancer la sérialisation dans votre officine dans les prochaines semaines ?


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