• fiche (texte) :

    À SAVOIR

    L’insomnie peut se définir par des critères objectifs (durée de sommeil inférieure à 6 heures, temps d’endormissement supérieur à 30 minutes…), mais surtout par des critères subjectifs (sommeil perçu par le patient comme de mauvaise qualité, trop fractionné, fatigue dans la journée, irritabilité…).

    Le sommeil évolue avec l‘âge
    La plainte d’insomnie de la personne âgée doit être relativisée. Le sommeil devient spontanément plus fragmenté, avec des éveils nocturnes fréquents et un réveil matinal précoce. Le temps de sommeil de la sieste peut empiéter sur le temps de sommeil total.

    Insomnie occasionnelle ou insomnie chronique ?

    • Les insomnies occasionnelles : elles peuvent être liées à une mauvaise hygiène de sommeil (prise de café en particulier après 17 heures, sport en fin de journée, travail intellectuel intense avant le coucher…), à l’environnement (température excessive, lumière, bruit…), à l’altitude (au-delà de 2 000 mètres) ou à un stress ponctuel (souci familial ou professionnel…).
    • Les insomnies chroniques : certaines insomnies chroniques ont une cause précise qui nécessite un traitement spécifique. Il est alors inutile, voire nocif, de traiter l’insomnie à l’aide d’un hypnotique. C’est le cas des insomnies organiques liées à des pathologies comme la maladie d’Alzheimer ou le syndrome d’apnées du sommeil (pauses respiratoires pendant le sommeil, occasionnant à chaque fois un microréveil…). De même, les insomnies d’origine psychiatrique (dépression, schizophrénie…) nécessitent un traitement de la cause, éventuellement associé à un hypnotique. Cependant, la plupart des insomnies chroniques n’ont pas de cause évidente. Elles apparaissent dans les suites d’un événement particulier (séparation, deuil…) et sont associées à un retentissement dans la journée.

    Faut-il passer des tests du sommeil ?
    L’enregistrement du sommeil à domicile ou en laboratoire du sommeil (enregistrement de l’électroencéphalogramme, électro-oculogramme et électromyogramme) peut compléter l’examen, mais le diagnostic est avant tout porté sur l’interrogatoire du patient.

    QUEL TRAITEMENT PROPOSER ?

    Les limites du conseil
    Toute insomnie chronique nécessite une consultation médicale à la recherche d’une étiologie spécifique. Un traitement ponctuel peut être proposé en cas d’insomnie occasionnelle. Dans tous les cas, les conseils d’hygiène du sommeil doivent être rappelés.

    Utiliser les plantes en premier lieu
    Les plantes sédatives ont une efficacité confirmée. En cas d’insomnie légère, proposer une tisane de passiflore, valériane, aubépine, mélisse ou eschscholtzia, ou des gélules de ces mêmes plantes (Arkogélules, Elusanes). Des associations de plantes anxiolytiques et sédatives existent sous forme de comprimés, gélules ou solution buvable (Passiflorine, Euphytose, Spasmine, Tranquital…). Un traitement homéopathique peut également être proposé (Sédatif PC, Somnidoron…).

    La mélatonine
    Cette hormone naturelle, qui vise à rétablir les périodes veille/sommeil, est en vente libre pour les dosages de 1 mg par prise dans la limite d’une prise de 2 mg par jour. Elle permet à la fois de limiter les effets du décalage horaire et de favoriser l’endormissement. La mélatonine est présentée seule (Mélatonyl, Mélatonine Solgar…) ou associée à des plantes sédatives (No-vanuit, Somniplex, Euphytose Nuit, Méla-Sommeil…).

    Les hypnotiques en traitement ponctuel
    La doxylamine (Donormyl, Lidène, Noctyl…) est un antihistaminique dont l’effet sédatif peut être mis à profit pour traiter une insomnie occasionnelle. Elle est contre-indiquée en cas d’adénome de la prostate et de glaucome par fermeture de l’angle et peut entraîner une sécheresse de la bouche, une rétention urinaire, des troubles de l’accommodation et une confusion chez le sujet âgé. Le traitement ne doit pas dépasser 5 jours.

    QUELS CONSEILS DONNER ?

    Améliorer l‘hygiène du sommeil

    • Respecter des horaires réguliers pour le coucher et surtout pour le lever. Éviter de rester au lit une fois réveillé.
    • Pas d’activités stimulantes avant le coucher. Éviter le sport, les écrans et l’activité intellectuelle intense le soir.
    • Pas de bain chaud avant d’aller se coucher mais conseillé 2 à 3 heures avant le coucher. Une chambre surchauffée est peu propice au sommeil.
    • Éviter de faire la sieste ou la limiter à 20 minutes au maximum. Au-delà, elle empiète sur le temps de sommeil nocturne.

    Attention à l‘accoutumance aux somnifères
    Lorsqu’un traitement par benzodiazépine est prescrit par un médecin, l’idéal est de prévoir une phase d’arrêt progressif dès la mise en route du traitement. Même lorsque le traitement est ancien, il est toujours possible et souhaitable de l’arrêter, en particulier chez le sujet âgé. Remplir un agenda du sommeil permet de sensibiliser le patient à la qualité de son sommeil (voir sur www.has-sante.fr).

  • theme (Thème) : Troubles psychiques
  • date_maj (Date de mise à jour) : 2017-06-01
  • lien_fiche_conseil (Lien vers fiche conseil) : Insomnies
  • Calage (description) :

Allez-vous profiter de la possibilité offerte aux pharmaciens d’un dépistage gratuit du Covid-19 ?


Solutions

MON ESPACE FORMATION

L’abonnement au Moniteur des pharmacies inclut désormais l’accès à tous les modules de formation en ligne, dont les modules agréés DPC, sans frais supplémentaires.

Les médicaments à délivrance particulière

Pour délivrer en toute sécurité

Le Pack

Moniteur Expert

Vous avez des questions ?
Des experts vous répondent !



En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK