• fiche (texte) :

    À SAVOIR

    Toute plaie représente une porte d’entrée infectieuse et un risque de tétanos.

    Examiner la plaie à l‘officine

    • La plaie saigne-t-elle ? Dans 99 % des cas, le saignement est arrêté par simple compression avec la paume de la main pendant quelques minutes, puis relais par un pansement compressif.
    • Quelle est la cause de la plaie ? Les coupures, piqûres, abrasions exposent à un risque infectieux lié au degré de souillure de l’objet (terre, rouille, sang…). Les morsures ou griffures d’animal présentent un risque élevé d’infection à streptocoque, staphylocoque, Pasteurella
    • Quelle est la localisation de la plaie ? Les plaies à proximité des tendons, articulations ou trajets nerveux, celles des mains et du visage sont à examiner par un médecin au moindre doute.
    • Le terrain est-il particulier ? Les terrains particuliers liés à l’âge (personne âgée, nourrisson), aux pathologies existantes (diabète, artériopathie, hémophilie…) ou aux traitements médicamenteux en cours (anticoagulants, immunosuppresseurs…) nécessitent le recours au médecin.

    QUEL TRAITEMENT PROPOSER ?

    Les limites du conseil
    Le patient porteur d’une plaie potentiellement grave ou infectée doit être dirigé vers un médecin, après une première désinfection à l’officine si nécessaire.

    Les premiers gestes à effectuer face à une plaie simple

    • Nettoyer la plaie pour éliminer le maximum de corps étrangers : jet d’eau du robinet, savon.
    • Rincer pour éliminer toute trace de savon (incompatibilité avec de nombreux antiseptiques) à l’eau ou au sérum physiologique.
    • Désinfecter à l’aide d’un antiseptique à large spectre (type chlorhexidine).
    • S’assurer que la vaccination antitétanique est à jour : en cas de doute ou de mauvaise couverture vaccinale, adresser le patient à un médecin ou à l’hôpital qui pratiquera une vaccination antitétanique et, en cas de plaie majeure, une injection de gammaglobulines.
    • S’informer des pathologies et des traitements en cours.
    • Orienter le patient en fonction de la gravité de la plaie et du contexte.

    Choisir un pansement adapté
    Les plaies superficielles, après désinfection, doivent être recouvertes d’un pansement pour protéger la plaie et favoriser la cicatrisation.
    Deux techniques opposées coexistent :

    • cicatrisation sous pansement sec : pratique mais la formation d’une croûte retarde la cicatrisation. Pour les zones de flexion nécessitant un pansement mince et facilement déformable, préférer un support en polyuréthane (Nexcare Aqua, Urgo waterproof…) et/ou un pansement spécifique (Velpeau pansement pour doigt…). Le polyuréthane a l’avantage d’être imperméable à l’eau. Les pansements liquides à base de dérivé cellulosique (Urgo pansement spray, Nexcare Protector Spray…) forment une pellicule flexible et invisible qui protège la plaie et permet sa cicatrisation. Le pansement ainsi formé est imperméable à l’eau et aux bactéries ;
    • cicatrisation en milieu humide : ce type de pansement hydrocolloïde forme un gel protecteur au contact des exsudats et facilite la cicatrisation. Le pansement est imperméable à l’eau et aux bactéries. Il autorise les bains et les douches et peut être laissé en place 2 ou 3 jours (Urgo brûlures blessures superficielles…).
      Les pansements antiseptiques à base d’argent (Elastoplast flexible…) sont destinés plus spécifiquement aux plaies susceptibles de s’infecter.

    QUELS CONSEILS DONNER ?

    En cas de saignement abondant
    L’alginate de calcium possède des propriétés hémostatiques : Stop-Hémo (pansements, compresses ou poudre), Nexcare Blood Stop.

    En cas de coupure franche
    Les bords de la plaie peuvent être rapprochés à l’aide de sutures adhésives (Stéristrip, Ur-gostrips, Leukosan strip…).

    Contre les crevasses
    Une crème à base d’urée (Xérial fissures et crevasses, Scholl crème réparatrice 7 jours…) peut être proposée en cas de crevasses débutantes. Pour les crevasses plus importantes, un pansement liquide spécial crevasse permet la cicatrisation (Cicaléine Film soin crevasse, Urgo filmogel crevasses mains).

    Pour réduire les cicatrices
    Un pansement à base de silicone ou de polyuréthane, appliqué sur la cicatrice 12 à 24 heures par jour pendant au minimum 8 semaines (sur plaie fermée, après le retrait des points de suture), permet de réduire une cicatrice hypertrophique (Elastoplast réducteur de cicatrices…). Sur les zones visibles, pileuses ou de flexion, il est possible d’appliquer un gel de silicone (Dermatix gel, Kelo-cote ou Kelo-cote UV), associé à une protection solaire SPF 30. À base de silicone et de dexpanthénol, BepanthenCica doit être appliqué 2 fois par jour sur les cicatrices datant de moins de 2 ans.

  • theme (Thème) : Dermatologie
  • date_maj (Date de mise à jour) : 2017-06-01
  • lien_fiche_conseil (Lien vers fiche conseil) : Plaies
  • Calage (description) :

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