Photo Hélène Touminet
Les services à l’officine, oui, mais pas sans le médicament !
28/03/2020

L’évolution de la pharmacie vers les services se fera-t-elle au détriment du médicament ? Lors d’une soirée événementielle organisée dans cinq villes de France, le Moniteur des pharmacies pose le débat sans détour et donne la parole à quatre partenaires de l’officine. L’un d’eux est le Laboratoire Biogaran. « De plus en plus, les services prennent le pas sur le médicament. Mais ils ne vont pas l’effacer. Le médicament, c’est ce qui fait entrer le patient à l’officine », temporise Hélène Touminet, docteur en pharmacie et responsable trade marketing de Biogaran. Pour cette dernière, « la complexité des traitements crée de nouvelles opportunités de services et de suivi ». Les économies réalisées sur le poste médicament, notamment grâce aux génériques, permettent de financer en partie ces nouvelles missions. En parallèle, depuis 2018, de nouveaux services sont proposés en dehors du champ conventionnel, comme la préparation de piluliers. L’objectif est de faire payer pour cela clients et patients. Impératif car on dit bien que ce qui ne coûte rien n’a pas de valeur !

Photo Bordeaux Jeudi 16 janvier 2020
Le pharmacien de demain sera-t-il docteur ou vendeur ?
29/02/2020

Pharmaciens, étudiants et partenaires de l’officine : ils ont livré leur réponse à cette question cruciale lors d’une soirée organisée par le Moniteur des pharmacies en janvier à Bordeaux. Un évènement qui se tiendra prochainement dans quatre autres villes*. « Certes, les honoraires de dispensation prennent le pas sur le médicament. Mais c’est lui qui fait entrer le patient à l’officine », rappelle Hélène Touminet (Biogaran). L’avenir ne se fera pas non plus sans nouvelles technologies. Daniel Buchinger (Univers Pharmacie) évoque les indications que ses adhérents peuvent adresser à distance à leurs clients équipés de compression veineuse. Une démarche individualisée qu’entrevoit aussi Miguel Mellick (E-Santé Technology) : « Avec capteurs et objets connectés, nous allons pouvoir suivre les effets d’un médicament. » Pour être armé face à ces perspectives, Sébastien Masson (UNIM) recommande d’être bien assuré et de s’associer « afin de disposer de multiples expertises dans l’officine ». Enfin, cette évolution ne pourra se faire sans pratiques coordonnées. « Médecins et pharmaciens, il faut travailler ensemble, parlez-vous ! », interpelle Bernard Kouchner, ancien ministre de la Santé et grand témoin de la soirée.

*A Paris (Pharmagora Plus), Lille, Lyon et Rennes.



En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK