20/04/2018 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
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Le Collège de médecine générale (CMG) a adressé le 18 avril une lettre ouverte à Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, au sujet des projets de décret et d’arrêtés sur l’exercice infirmier en pratique avancée présentés le 08 mars dernier. La raison ? Le CMG mais également les syndicats de médecins et ceux des infirmiers, cosignataires de la lettre, veulent que le domaine d’intervention « Pathologies chroniques stabilisées » figurant dans les projets de textes réglementaires soit modifié en « Pathologies chroniques stabilisées, polypathologies, actions de prévention et autres prises en charge en soins primaires ». Concernant les pathologies, il pourrait s’agir du diabète, de la BPCO, des risques cardiovasculaires. Quant aux actions de prévention, elles comprendraient des dépistages, la prévention en matière de tabagisme ou d’alcool, mais aussi l’observance des traitements médicamenteux. Des domaines qui recouvrent ceux des pharmaciens… Pour le CMG, il ne s’agit pas du tout d’écarter les officinaux. « Nous ne voulons pas d’une file active hospitalière avec des infirmiers en pratique avancée salariés, explique le Pr Pierre-Louis Druais, président du Collège. Les IPA en soins primaires seraient au cœur du métier tel qu’il se déroule en ville et en ambulatoire, en soins primaires mais aussi secondaires. Il s’agit de redonner de la logique dans l’organisation des soins avec un médecin qui regagne du temps médical et sera plus dans le management de santé avec les IPA et les pharmaciens en parallèle. » 
« Les IPA ne nous posent pas de problème, affirme d’ailleurs Gilles Bonnefond, président de l’USPO. Mais il ne faut pas qu’il n’y ait que le couple " médecin-infirmière ". Le couple " médecin-pharmacien " est indispensable et intervient systématiquement, notamment pour les pathologies chroniques. Nous sommes favorables à des évolutions à condition qu’on prenne en compte les trois acteurs. Et nous sommes d’accord avec le CMG qui ne veut pas d’une vision hospitalocentrée ». Du côté de la FSPF, l’idée est de travailler sur « les champs de recouvrement possibles avec les médecins et les infirmiers », comme l’exprime Philippe Besset, vice-président de la FSPF. Et de préciser : « Les IPA représentent plus une opportunité qu’un risque. Il faut regarder de façon fine. D’ailleurs, nous avons lancé des travaux avec les syndicats d’infirmiers libéraux ».






Magali Clausener

Les dernières réactions

  • 21/04/2018 à 09:45
    MAURICE
    alerter
    Bientôt les dispensaires de ma jeunesse, avec des bonnes-sœurs infirmières dans la brousse française.

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