26/04/2018 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
Masako Masukawa

L’espoir renait pour les répartiteurs de sortir de l’impasse économique. Reçus le 19 février dernier par Agnès Buzyn, les représentants de la Chambre syndicale de la répartition pharmaceutique (CSRP) ont demandé à la ministre de la Santé une réforme structurelle de la rémunération de la répartition. 

La situation économique des répartiteurs commence, sondage Ipsos de mars 2018 à l’appui, à être perçue par les Français… et réellement prise en compte par le gouvernement. 

« Deux signaux favorables sont intervenus récemment », rapporte Hubert Olivier, vice-président de la CSRP lors d’un déjeuner de presse organisé par la chambre syndicale le jeudi 26 avril. Le premier signal fait suite à une question écrite posée à Agnès Buzyn par deux parlementaires et publiée au Journal officiel sur les enjeux économiques de la répartition. Sept jours après, la ministre y a répondu. « De plus, elle a demandé - et c’est le second signal - à ses services de se saisir de notre situation afin de rechercher une solution pour soutenir notre économie et trouver un nouvel équilibre », poursuit-il. 

Un groupe de travail piloté par la Direction de la Sécurité Sociale (DSS) doit se mettre rapidement en place, à priori fin mai. Ce qui laisserait à peine un peu plus d’un mois de discussion pour aboutir à un consensus sur un nouveau mode de rémunération et ses modalités de mise en œuvre. En effet, la CSRP souhaite qu’il prenne place dans le train législatif du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019.

Le temps est donc compté pour une profession qui, collectivement, clame être à rentabilité zéro depuis 2016. Mais le groupe de travail ne part pas d’une feuille blanche et peut s’appuyer sur le cadre fixé dans le rapport IGAS 2017 remis en juillet 2017 au cabinet du ministre de la Santé et sur les recommandations du dernier rapport de la Cour des comptes sur l’application des LFSS 2017. 
« Nous demandons une structure de notre mode de rémunération davantage déconnectée des baisses de prix mais aussi une augmentation de 200 M€ de notre marge, actuellement de 900 M€ sur le médicament remboursable », annonce Olivier Bronchain, président de la CSRP dont les revendications n’ont pas changé : un forfait par boîte de générique, une part forfaitaire plus un pourcentage pour le princeps, une rémunération spécifique pour les produits thermosensibles et les stupéfiants.






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