12/12/2018 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
fac Jean-philippe Glatigny/Visavu

Les conférences des doyens de médecine, de maïeutique, d’odontologie et de pharmacie (MMOP) ont tenu, mardi 11 décembre, une conférence de presse pour ré-expliquer les enjeux et objectifs de la réforme de la première année commune des études de santé (PACES), mais surtout pour présenter leur proposition de création d’un « Portail santé » qui serait une première année sélective de préparation aux études de santé.

Une méthode jugée « discutable » par Antoine Soula, vice-président en charge de l’enseignement supérieur au sein de l’Association nationale des étudiants en pharmacie (ANEPF). « Ce projet est présenté comme consensuel alors qu’il n’existe pas de consensus, et cette conférence intervient la semaine précédant la remise du rapport du Pr Jean-Paul Saint-André aux ministères de la Santé et de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation », s’étonne-t-il. Un rapport qui doit proposer des pistes au gouvernement pour mettre en œuvre la suppression du numerus clausus et du concours d’accès en fin de première année.

Si les Conférences des doyens et la Fédération des associations générales étudiantes (dont l’ANEPF) s’accordent sur la création d’une première année de licence (L1) avec des composantes « majeure santé » et « mineure santé », une phase d’admissibilité à l’écrit et une phase orale pour sélectionner les étudiants candidats à la filière de santé, en revanche, un point de désaccord reste entier concernant les modules d’enseignement pour les étudiants dont la candidature pour entrer en deuxième année d’une filière de santé a été refusée. « Le redoublement étant interdit, l’étudiant en L2 « majeure santé »  peut, s’il le souhaite, et sous réserve de la validation de son année, candidater une seconde fois pour l’entrée dans une filière de santé », explique Antoine Soula. S’il échoue à nouveau, « l’étudiant en troisième année de licence (L3) doit pouvoir garder la possibilité de choisir au minimum une « majeure santé » afin de pouvoir se destiner à une carrière dans le monde de la santé », réclame-t-il. A l’inverse, les conférences des doyens n’envisagent pas en L3 une filière « majeure santé ». « Ainsi, l’étudiant souhaitant accéder aux métiers de la santé se retrouverait dans une licence qui ne serait pas dédiée à la santé et qui ne l’intéresserait pas », fait observer Antoine Soula.






François Pouzaud

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