10/09/2018 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

François Pouzaud

A la veille d’une réforme de la Première année commune des études en santé (PACES) et de l’annonce le 18 septembre prochain de la fin probable du numerus clausus lors de la présentation par le Président de la République de la stratégie de transformation du système de santé, l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF) partage le constat d’échec : le système ne retient en effet qu’un candidat sur sept. « La PACES est un massacre sur le plan humain pour les étudiants soumis à un rythme insoutenable de mois de compétition entre les filières et de bachotage acharné, ...

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Les dernières réactions

  • 11/09/2018 à 06:47
    MAURICE
    alerter
    licence au bout 3 ans = massacre repoussé à trois ans.
    3 ans de spécialisation perdues.
    Perte de vocation, (pharmacien, dentiste, etc...)
    solution revenir au concours par spécialisation:
    Médecine, pharmacie, dentaire etc... en fonction du nombre de places disponibles, dans les différentes structures.
    Et donc augmenter les numerus clausus, de chaque spécialité.
    Les formations n'en seront que plus qualifiantes.
  • 11/09/2018 à 20:25
    Astérix
    alerter
    L'article étant réservé aux abonnés, je réagis au petit bout que j'ai pu lire. Je ne sais pas ce que l'ANEPF propose, certainement sans avoir consulté l'ensemble des étudiants qu'elle est censée représenter.

    Ce qui est sûr, c'est que la profession n'a rien à gagner d'une suppression du NC. Les facs de médecine limiteront toujours (voire plus) le nombre d'étudiants sous prétexte qu'il y a peu de places d'externes. Les facs de pharma ne feront pas la même chose (plus d'étudiants = plus de sous pour la recherche !). Elles serviront encore plus à récupérer ceux qui ont raté médecine, formant de futurs chômeurs sur le modèle des facs de psycho.

    Une telle réforme ne peut être envisagée que si elle est accompagnée d'un financement des facs qui ne soit pas lié au nombre d'étudiants mais à leur taux d'insertion professionnelle. Il y avait d'ailleurs quelque chose sur ce sujet dans le programme de Macron, mais je remarque qu'il n'a toujours pas été question de mettre cette mesure en oeuvre.

    La solution qui ferait le moins de gâchis, et tout le monde le sait, serait une sélection en fin de terminale sur la base de la moyenne et/ou des notes du bac, avec des passerelles entrantes par la suite.
  • 12/09/2018 à 17:17
    PACES
    alerter
    Revenir à l'ancien système n'a pas de sens non plus, la PACES a eu au moins un avantage qui est d'éviter que les étudiants perdent 2 ans en PCEM1 puis 2 ans en PCEP1.
    La sélection post-bac n'est pas forcément la meilleure des solutions, l'étudiant venant de lycée de ZEP mais qui s'en donne les moyens sera très souvent blacklisté comme il l'est déjà dans les prépas classiques (Math Sup, MP, BCPST,...).
    Evidemment que la diversification des profils a du bon, mais n'oublions qu'un médecin est un "sachant" et donc qu'il doit par définition savoir !
    Alors OUI la PACES ne laisse à 90% que de la place aux étudiants très scolaires, OUI l'ECN c'est 3 ans de bachotage... donc OUI on ne valorise pas la fibre humaine de chacun. Mais:
    1/ Peut-on vraiment juger des qualités humaines d'un jeune de 17/18 ans? n'a t-il pas le droit d'évoluer d'ici à ce qu'il soit interne à 25 ans?
    2/ Evidemment qu'il est important que mon Psy ait les qualités humaines et relationnelles nécessaires à sa fonction (tout comme mon généraliste), mais pour ma part je préfère que mon Chirurgien ou mon Oncologue soit moins humain mais techniquement irréprochable et si il est les 2... c'est top.

    Je pense que la réforme doit avant tout commencer par le fait d'acter que des notes éliminatoires à l'ECN !!!
    Un externe qui fini dans les 1000 derniers à l'ECN est potentiellement dangereux!!! il n'a à priori pas les connaissances nécessaires pour mener à bien son rôle d'Interne... j'espère ne pas tomber sur lui à l'hôpital, mais j'ai de la chance j'habite dans une grande ville très demandée à l'ECN (#médecineà2vitesses)

    Je me permets également de rappeler que le but de la réforme des études de santé, un de ses fondements était également d'améliorer le bien être (ou plutôt de limiter le mal être actuel) des étudiants en médecine...
    Alors je récapitule:
    - PACES en 3 ans si le concours est en fin de licence : Au lieu de bachoter 1 ou 2 ans, les étudiants bachoteront 3 ans d'office...
    - ECN en fin de 5ème année au lieu de 6ème année : donc les étudiants ont 2 ans pour apprendre le programme qu'ils mettaient 3 ans à apprendre
    - Puis une espèce d'ECN sur de la pratique en fin de 6ème année... ou des stages notés,... un beau retour en arrière où le piston sera le meilleur allié des personnes qui ont le réseau pour avoir une bonne note.

    Dans le système actuel :
    - PACES : 1 ou 2 années de grosses horaires
    - P2 / D1 : 2 ans rythmés par beaucoup de soirées (2 ans détente quand même)
    - DFASM 1 à 3 : 3 ans de de grosses horaires

    => On va donc demander aux étudiants de faire 5 ans d'horaires très intensives pour améliorer leur mal être... Je pense que ceci va parfaitement résoudre le problème ! Tout ça dans le but de créer une licence santé qui ne servira sûrement à rien, puisque ce sera un diplôme "bâtard" qui n'apporte aucune compétence, qualification,...

    Des beaux projets de réforme sans une vraie réflexion derrière, des annonces faites à la vite par les médias qui "sur-angoisse" les primants en PACES actuellement (est ce que je pourrais redoubler?), les étudiants de terminale qui ne savent pas à quelle sauce ils vont être mangés... et certains qui pensent qu'il n'y a plus de NC et qu'ils seront tous médecins :)

    => Je passe sur le fait qu'on demande au Faculté d'être capable d’accueillir près de 3 promos de PACES si le concours se faite en fin de 3ème année (sachant que la PACES représente en général près de 50% des étudiants de la Fac) sans amphi et moyens supplémentaires.

    En plus clair, je pense sincèrement savoir à peu près de quoi je parle sur la problématique "études", je pense qu'il y a certainement plein de choses à faire et qui pourrait être très constructives. Mais :
    1/ Pas dans la précipitation
    2/ Avec des moyens
    3/ Sans faire payer l'inorganisation des instances décideuses (état, conférence des doyens, faculté,...) aux étudiants!
    => Pour rappel les étudiants de 3ème année ne savent toujours pas les modalités de leur ECN (qui reste le concours le plus important de leur vie), même pas si ils le passeront fin de 5 ou de 6... pas le top pour s'organiser et anticiper pour les plus motivés.

    J'en finirai sur l'idée de rendre les stages "notant" ce qui est de toute évidence une bonne idée, si c'était réalisable...
    Qui pour noter les externes en stage? A priori les chefs de service! => Je ne connais aucun chef de service qui connait tout ses externes (il ne connait généralement pas ses internes), alors il peut déléguer à son assistant (même problème) et sans oublier que l'assistant n'est "qu'un interne sénior" (sans qu'il n'y ait rien de péjoratif dans le "qu'un"). Un interne qui n'a que quelques années d'écarts avec les externes qu'il devra noter on peut donc imaginer les risques de dérive, chantage... et de pression de la part de certains chefs qui auraient enfants, famille, amis,... dans les externes...

    Tout ceci est décousu sans une structure et un plan bien établi tout comme cette réforme...
  • 19/09/2018 à 13:12
    Astérix
    alerter
    "La sélection post-bac n'est pas forcément la meilleure des solutions, l'étudiant venant de lycée de ZEP mais qui s'en donne les moyens sera très souvent blacklisté comme il l'est déjà dans les prépas classiques (Math Sup, MP, BCPST,...)."

    La sélection pour les prépas se fait selon le dossier, pas selon les notes du bac ! Moi je préconiserais une sélection en fonction des notes du bac.Que je sache, les copies du bac sont anonymisées donc l'élève de ZEP a autant ses chances que celui d'un bon lycée. Et il y a beaucoup de jeunes des ZEP ou des zones rurales qui réussissent leur bac bien mieux que de nombreux élèves des lycées de centre ville.

    Ce que je verrais, c'est une sélection comme à l'EPFL de Lausanne, avec un seuil : ne peuvent s'inscrire que ceux qui ont eu plus de 14/20 au bac S dans les matières scientifiques. C'est tout à fait à la portée d'un élève sérieux, quel que soit son lycée d'origine. Et cela n'exclut pas une autre forme de sélection par la suite.
  • 03/12/2018 à 00:13
    Pezenas
    alerter
    Il fallait que ça change, ça va changer, il n’y a plus qu’a espérer que cette réforme tienne la route.

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