22/06/2018 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
Nanterre, CPAM, assurance maladie, argent Philippe Matsas

Les délivrances désormais fréquentes de médicaments dits chers rendent encore plus aigu le sujet de la récupération des indus – somme perçue à tort par la pharmacie - par les caisses d’assurance maladie.

Ainsi, certains pharmaciens se voient réclamer des indus portant sur la totalité du médicament concerné. Dans ce cas, la perte est non seulement sur le montant de leur rémunération (marge et honoraires), mais également sur le prix d’achat. Difficilement acceptable puisque le médicament, lui, a bien été délivré au patient. « Ce point devient déterminant, avec le risque d’un recul du tiers payant », mentionne Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) dans la lettre qu’il a adressée le 21 juin aux adhérents de son syndicat. Chat échaudé craint l’eau froide… Compte tenu du prix de ces médicaments, on peut donc comprendre la réticence à pratiquer une nouvelle fois l’avance de frais. Le trou dans la caisse peut en effet très vite grimper à plusieurs milliers voire dizaine de milliers d’euros.

Le courrier indique par ailleurs que « sur nouvelle intervention de la FSPF, une première réunion du groupe de travail (représentants de la profession et CNAM) sur la gestion des indus s’est récemment tenue à la Caisse nationale d’assurance maladie ».

A cette occasion, la FSPF a réclamé une remise à plat des pratiques des caisses en matière de recouvrement des indus. Car, médicaments chers ou pas, les exemples de notification d’indus transmis au syndicat ont également permis de faire le constat :
•    d’une disparité dans la gestion des indus d'une caisse à l'autre ;
•    de retards de délivrance pour le patient, voire de ruptures de traitement lorsque le pharmacien applique à la lettre la réglementation ou à l’inverse, d’une absence de règlement pour le pharmacien lorsqu’il exécute les ordonnances médicalement justifiées mais ne comportant pas toutes les mentions obligatoires.






Les dernières réactions

  • 23/06/2018 à 13:28
    Françoise Lozach, Pharmacien titulaire
    alerter
    les délivrances de médicaments onéreux doivent être
    sécurisées par un accord de délivrance des caisses. C'est un devoir de gestion élémentaire que d'exiger cela.
  • 25/06/2018 à 12:28
    BREZHONEG
    alerter
    Et il faudrait remettre la Secu dans le droit commun.Elle est la derniere structure a beneficier d'une juridiction d'exception, le TASS .Ce tribunal des affaires de Secu So.est là pour donner raison a la Secu, où bien pour ne pas lui donner tort. Donc ,ou elle gagne, ou elle ne perd pas. Si on avait une Protection Sociale assurée par le Privé, on serait devant un tribunal normal, une pharmacie face a une assurance, point.Plus de " une certaine protection de l'institution" et autres bizarreries ,dont les textes ne disent pas un mot,mais qu'on nous presente comme allant de soi. De toute façon , quelque soit ce qui remplacera la Secu, pour nous (et les malades) ,ça ne pourra pas etre pire.
  • 26/06/2018 à 01:10
    antz
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    Je trouve ce dernier commentaire très étonnant et je ne connais pas un seul malade (que vous invoquez) de votre avis.
    (Le commentaire et cet étonnement étant par ailleurs hors propos par rapport à l'article).
  • 26/06/2018 à 01:10
    antz
    alerter
    Je trouve ce dernier commentaire très étonnant et je ne connais pas un seul malade (que vous invoquez) de votre avis.
    (Le commentaire et cet étonnement étant par ailleurs hors propos par rapport à l'article).
  • 26/06/2018 à 10:41
    pharmaciencensuré
    alerter
    BREZHONEG, la Sécu est de droit privé, les litiges de règlements ou d'indus se traitent devant le tribunal d'instance, je dis cela par expérience puisque j'ai attaqué ma CPAM devant cet instance en référé pour un problème de non respect des délais de règlement conventionnel et pour lequel j'ai eu gain de cause.
    Les indus sont la plupart du temps un non respect par les CPAM de la convention qui nous lie. Ce non respect ne se traite pas devant le TASS, qui est dans ce cas juge et partie, mais devant le TGI.
  • 26/06/2018 à 16:44
    BREZHONEG
    alerter
    Merci PHARMACIEN CENSURE,je vais changer mon fusil d'epaule,l'essentiel etant de flinguer le dinausore sovietique.
  • 29/06/2018 à 08:32
    drlouzou
    alerter
    La Justice Administrative , comme la Justice Ordinale ou la Justice Militaire , sonT des Justices d’exception , avec leurs propres règles , ou les Juges sont payés par la même l’administration qui vous condamne et vous sanctionne ou non . Dans ces justices (ou plutôt “pseudo Justice ) notre ami Jean de la Fontaine disait : “Selon que vous soyez puissant ou misérable , les jugements de cours seront Blanc ou Noir “
  • 05/07/2018 à 14:47
    cf
    alerter
    MAIS LES SYNDICATS SONT CONTENTS et ils ne font rien comme d'habitude ,pour lutter contre ce problème comme bien d'autres d'ailleurs très pénalisants pour l'officine( baisse de marge sur les conditionnements trimestriels par exemple.) Vivre uniquement sur des médicaments à petit prix et fonction du volume ( paracétamol, lévothyrox...) , voilà une situation normale et négociée par eux...De qui se moque-t-on...

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