Recrutement : tensions dans les métiers de la santé à l’horizon 2030 ? - 10/03/2022 - Actu - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
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Recrutement : tensions dans les métiers de la santé à l’horizon 2030 ?

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Parmi le top 15 des métiers pour lesquels les créations d’emplois seront les plus élevées d’ici 2030, figurent cinq métiers de la santé et du « care » : Infirmiers, sages-femmes, aides-soignants, médecins et assimilés, professions paramédicales, selon le quatrième exercice de prospective des métiers co-piloté par la Dares et France Stratégie.

A l’exception des paramédicaux, les quatre autres secteurs figurent aussi parmi les métiers avec le plus de postes à pourvoir. Des déséquilibres élevés se feraient jour dans la plupart des métiers à fort besoin de recrutement : les métiers de la santé sont hautement concernés, en particulier les aides-soignants. Les tensions pourraient s’accentuer chez les aides à domicile et se maintenir chez les infirmiers et sages-femmes, alors que ces deux professions de santé font partie des métiers qui attirent les jeunes. Elles peuvent compter sur une forte mobilité entrante mais qui, en raison de leur dynamisme, pourrait toutefois connaître une augmentation potentielle des difficultés de recrutement.

Notons que la pharmacie et les métiers qui en découlent ne faisaient pas partie des 37 secteurs et 83 métiers étudiés dans cette prospective,.



François Pouzaud

Les dernières réactions

  • 10/03/2022 à 18:57
    erwann
    alerter
    les difficultés de recrutement en pharmacie, on est déjà bien en plein dedans!
  • 10/03/2022 à 20:52
    Rixtou
    alerter
    On en parle des professionnels suspendu? Paraît qu’il y a de la demande.
  • 14/03/2022 à 16:02
    drlouzou
    alerter
    En 2021, 74.227 pharmaciens sont inscrits au tableau de l’Ordre des Pharmaciens, dont 53.484 exerce en officine de pharmacie : 25.518 sont des pharmaciens titulaires (soit seulement 34% des pharmaciens inscrits à l’Ordre des pharmaciens), et 27.966 sont des pharmaciens adjoints et remplaçants en officine de pharmacies (soit 53% des pharmaciens officinaux inscrits à l’ordre des pharmaciens).

    Le métier de pharmacien, comme celui des médecins, est en cruel et constant recul, soit une perte d’effectif de 0,5% à 2,0% par an.

    Plusieurs éléments expliquent ce phénomène : problématiques économiques, problèmes sociétaux en constante augmentation : surcharge de travail, insuffisance de rémunération, mais aussi et surtout : conflit et agressions tant physique, physiologique, que verbal.

    De nombreux pharmaciens soucieux de respecter la législation, se sentent pris au piège entre : d’une part, les demandes de certains patients simples consommateurs peu scrupuleux de « produits de santé », et d’autres part, leurs obligations réglementaires et économiques vis-à-vis de l’assurance maladie.

    Croyez que ces situations sont inconfortables, dans le milieu professionnel pharmaceutique, les « burn-out» et abandon de la carrière officinale, deviennent «monnaie courante».

    Aussi, devant ces inquiétants et alarmants événements « d’incivilités », le conseil national de l’Ordre des pharmaciens (CNOP), les agences régionales de Santé (ARS), les unions régionales des professions de santé (URPS), le Ministère de la Santé et des Solidarités, ont ouvert des cellules de soutient, et nous incitent à signaler, avec diligence, toutes agressions de quelques natures que ce soient, y compris celles constatées sur les réseaux dits «sociaux», article L-4233-1 du code de la santé publique.

    Bref, que nous soyons pharmaciens titulaires, pharmaciens adjoints, pharmaciens remplaçants, il y a un véritable « ras le bol » : du manque de reconnaissance de nos dirigeants, du corporatisme singulier gangrénant notre profession, mais aussi et surtout des clients consommateurs de santé se sentant « tout puissant ».

    Au lieu d’être de véritable professionnel de santé, digne et responsable, nous avons accepté d’être de simple commerçant avec une perpétuel fuite en avant.

    Maintenant, la profession en paie de prix fort, et la profession ne fait plus rêver :

    • De moins en moins d’inscription dans les filières pharmacies, des étudiants n’ayant pas réussi au concourt , ou « mal placés » dans le concourt du tronc commun médecine-pharmacie, préfèrent abandonnés car non reçus en médecine, et je peux les comprendre …
    • Idem, dans la filière pharmacie, de moins en moins d’étudiants se tournent vers l’officine, et beaucoup choisissent de rejoindre la pharmacie hospitalière, attirés par une rémunération plus confortable, des horaires plus souples, l’absence de contact avec la clientèle, et la perspective de recentrer leur métier sur le médical et d’abandonner une dimension commerciale à laquelle ils n’ont jamais adhéré à l’officine
    • Des prix de cession encore trop élevés (un grand merci aux cabinets de transactions, qui savent fort bien flatter notre égo), et une concurrence inacceptable entre les officines (surtout en centre-ville) ,
    • Des horaires de travail à n’en plus finir (de 40 à 70 heures par semaine en moyenne pour un pharmacien titulaire),
    • Des rémunérations nettes mensuelles peu attractives : de 1.450,00€ à 4.950,00€, net (après impôts, prélèvements sociaux, remboursements des prêts d’installation et outils de travail, amortissements des investissements, frais de fonctionnement …) pour les pharmaciens titulaires, de 2.000,00€ à 3.500,00€ net pour les pharmaciens adjoints, de 3.000,00€ à 4.250,00€ net pour les pharmaciens remplaçants.
    • Un corporatisme passéiste, dessué et inexplicable au XXIème siècle, participant à une forme de sclérose idéologique et professionnelle,
    • Une détestation d’une partie de la population de notre pays, relatif à l’image parfois entretenue de « gros bourgeois nantis, plus souvent au golf que dans leurs officines »,
    • Enfin, une sensation de réelle et véritable « prise en otages » des certains « clients consommateurs de santé publique», car malheureusement, un certain laxisme a longtemps été la norme (parfois encore...), en oubliant les missions de santé publique qui nous sont désormais dévolues : contrôle des ordonnances, vérification de la bonne applications des normes économiques et sanitaires, bilan partagés de médicaments, vaccinations, dépistages, coopération interprofessionnelles.
    Voilà, CQFD ….

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