Qualité à l’officine : qui va payer ? - 28/01/2019 - Actu - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
28/01/2019 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Qualité à l’officine : qui va payer ?

récompense, label, diplôme, rémunération Stuc/Pixabay

« Nous sommes régulièrement épinglés, soit sur des problèmes de rappels de lots, soit sur la qualité des conseils donnés et même sur notre dispensation. L’idée est d’amener la profession vers le zéro défaut. Et quelle meilleure démarche pour y arriver que la qualité ? », s’est exclamée Carine Wolf-Thal, présidente du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens (Cnop), lors de ses vœux à la presse le 24 janvier.
Rappelant que l’Ordre vise l’objectif de 100 % d’officines impliquées dans une démarche qualité à 5 ans, sa présidente espère que le top départ sera donné le 1er janvier 2020, 2019 étant l’année de conception des outils nécessaires : référentiel, audits, matériel d’auto-évaluation. « Ce top départ sera justement marqué par les officinaux eux-mêmes, quand ils vont démarrer les phases d’autoévaluation ». 

Selon l’Afnor, la non qualité dans les entreprises a un coût évalué à 5 % du chiffre d’affaires. A l’officine, selon Pharma Système qualité (PHSQ), il ne serait « que » de 1 à 2 % du CA. La qualité est un investissement, mais c’est un investissement rentable, martèle donc Carine Wolf-Thal qui concède que l’équation n’est pas si évidente dans un contexte économique tendu. 

« Sur le plan financier, on a déjà rencontré la Cnam pour voir comment des incitations financières peuvent être mises en place, ajoute la présidente. Du type, vous avez fait une autoévaluation, ça vaut tant ; vous avez rempli un questionnaire de satisfaction-patient, c’est tant ». Le dossier est d’ores-et-déjà dans les mains des syndicats. 
Pour le moment, à l’image des autres pays où une démarche qualité en officine existe, aucune forme d’obligation n’est prévue. Ce qui serait même un avantage. « Si la démarche est obligatoire, elle n’est alors pas compatible avec la mise en place d’une rémunération sur objectifs de santé publique (Rosp NdlR), nous a confirmé la Cnam », ajoute Carine Wolf-Thal.

En parallèle, le développement et la mise en place des outils associés à la démarche qualité ont aussi un coût. La question du financement se pose donc là encore. « Il y aura évidemment une forte contribution de l’instance pour les frais de fonctionnement, même si on espère ne pas être les seuls financeurs », conclut la présidente du Cnop.



Les dernières réactions

  • 29/01/2019 à 07:44
    rab74
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    c'est sympa de financer ceux qui trainent la patte et pas ceux qui ont anticipé et sont déjà dans la démarche! quant à la rentabilité, elle est essentiellement intellectuelle tant que TOUS les partenaires n'y sont pas encore. on utilise nos gains d'organisation et de temps à récupérer les âneries des uns et des autres( prescriptions erronées, livraisons incomplètes ou endommagées, facturations abusives (mauvaises quantités, mauvaises remises), retraits de lots, payements de mutuelles sans correspondance avec les cartes fournies etc, etc),qui sont de plus en plus nombreuses. Oui, là qualité est nécessaire, mais dire que c'est suffisant, pour l'instant, non, c'est surtout frustrant!
  • 29/01/2019 à 10:27
    cf
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    Vous vaccinez dans un bureau sans un point d'eau...Illégal et interdit... C'est cela la qualité..
    L'Ordre veut fermer 15 à 20 % des officines à locaux non conformes...
  • 29/01/2019 à 11:12
    BREZHONEG
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    ....La Qualité, nous avons des structures deja en place pour la surveiller : Inspection des PHIES, client mystere du groupement ou des consomm,etudiants stagiaires qui nous suggerent des ameliorations. le DPC.etc.... Le trop est l'ennemi du bien,parfois.
  • 07/02/2019 à 14:08

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    Qualité est toujours pour le mieux. Mais il faut bien définir qualité d’abord, après savoir que la qualité commence pour une qualité au travail, des pharmacies prêtes pour le froid et le grosse chaleur . Pour une condition de propreté obligatoire. Pour des inspections dans conditions de travail, 8 h debout , pas des sièges et interdiction de s’assoir car très mal aperçu ou pas toléré de façon indirecte.... éducation des patients, pharmacie n’est pas synonyme de boulanger. On fait pas des ventes mais nous délivrons des médicaments du conseil GRATUIT . Loi de prix et surveillance. Aider les pharmaciens et pharmacies rurales et des villages contre les monopoles de grosses pharmacies.
    Oui qualité mais pas au prix de faire disparaître la profession ni le professionnels.

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