Pharmacies à 1 € : le réseau est-il en train d’exploser ? - 09/02/2024 - Actu - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
09/02/2024 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Pharmacies à 1 € : le réseau est-il en train d’exploser ?

Getty Images/iStockphoto


« Aujourd'hui, avec 10 € en poche, vous pouvez acheter 10 pharmacies d’officine. » Ce vendredi 9 février, lors du point hebdomadaire avec ses adhérents, Philippe Besset, le président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF), s’est ému d'une problématique qui est en train de devenir, selon lui, majeure. « Il suffit de se balader sur les réseaux sociaux pour se rendre compte que le phénomène des pharmacies à vendre pour 1 € a pris une ampleur insoupçonnée. Des confrères qui ne veulent pas abandonner leur village et leurs patients, mais qui souhaitent partir à la retraite, ne trouvent pas de repreneur, même à 1 €. Le réseau est en train d’exploser. Or, si nous perdons la proximité, le maillage et la ruralité, nous perdrons notre rôle dans la société française », a alerté le président de la FSPF en rappelant son désaccord sur les pistes envisagées pour enrayer le phénomène. « Les solutions que l'on nous propose, autoriser les succursales ou permettre de nouvelles ouvertures dans les communes de 2 500 habitants, sont des leurres, a-t-il estimé. Ce qu'il faut faire, c'est soutenir les pharmacies de ces villages. J’ai eu l’occasion de le dire au président de la République à travers sa conseillère, la question du modèle économique de ces officines rurales doit être prise en compte dans la convention. Elle fait d’ailleurs partie de notre arsenal de demandes dans le cadre de la négociation conventionnelle en cours. »

Le président de la FSPF a assuré qu’il restait complètement mobilisé sur ce sujet. « Les jeunes pharmaciens ont envie d’exercer en zone rurale. Je suis moi-même installé dans l’Aude. Lors de la dernière assemblée générale de la FSPF, il n'y avait que des jeunes qui sont tous installés dans des villages. Il faut donc absolument faire quelque chose pour que ces pharmacies de villages ne ferment pas, redeviennent attractives, et puissent trouver des acquéreurs ».



Yves Rivoal

Les dernières réactions

  • 09/02/2024 à 21:01
    BREZHONEG
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    Oui,si nous perdons la proximité,le maillage et la ruralité, nous perdons la guerre.Mais vous ne faites rien de nouveau et d'efficace.Là, vous semblez un peu concerné car votre situation personnelle est peut etre celle qui fait appeler au secours. Mais vous etes psychologiquement incapable de faire,d'agir,de vous rebeller.Demissionnez ,SVP ! et mettez votre officine en vente à 1 euro,il y a des jeunes qui disent ne pas pouvoir s'installer parce qu'elles seraient " trop cheres (à Nice,Bordeaux,).Regroupons les à Pharmagora et organisons la Grande Braderie des 100 pharmacies francaises à 1 euro.Les Cabinets specialisés savent où elles sont !! Les télés seraient ravies d'avoir autre chose que les agriculteurs à faire voir.
  • 09/02/2024 à 21:53
    Nick64
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    Le mal est fait! Alea jacta est! Pas de retour en arrière possible! Les français vont finalement connaitre le tiers-monde qu’ils ont tellement plaint et pour lequel tant d’argent du contribuable est parti à l’étranger! Fin de civilisation?
  • 09/02/2024 à 23:43
    RADIOPI
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    "BREZHONG"
    C'est quoi ce commentaire sans intérêt ? Respectez les personnes
    qui s'engagent et ne pas jouer au "YAKA". Votre commentaire si on peut l'appeler ainsi n'apporte rien.
    Quand on n'est pas d'accord avec un syndicaliste, on s'engage et on propose des combats différents sans attaquer l'homme ou la femme de n'importe quel syndicat. C'est ce qu'on appelle le débat .
  • 10/02/2024 à 09:40
    ouf
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    s'ils ne trouvent pas de repreneurs , ce n est donc pas à cause du prix !!!
    mais du boulot qu'il faut faire quand on à une petite officine.
    De plus le travail de pharmacien ne fait plus rêver personne depuis qu'on est devenu des "bonnes à tout faire" pour soulager les autres professions de santé
  • 10/02/2024 à 12:52
    BREZHONEG
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    A radiopi : j'ai cherché à m'engager au syndicat ,il y a 40 ans.Les partisans de la ligne "on ne bouge pas,ça durera bien autant que nous ",ont demandé à la secretaire de rassembler les "pouvoirs en blanc" de tous ceux qui n'iraient pas à l'A.G de l'election ,et les ont triomphalement sortis le soir du vote.Dans la salle,j'avais les voix,mais avec celles de ceux qui votent sans entendre le compte rendu d'activité, leur magouille a fonctionné.Alors,comme ils ne voulaient pas de mes propositions pour remplacer leur (in-)action à l'interieur,ils les ont de l'exterieur,Et j'ai l'impression que ça represente l'opinion de pas mal d'entre nous,et qu' avec 1 pharmacie par jour qui ferme,ils ne peuvent plus repondre que "ça va encore,le reseau tient et y'a pas le feu". Si!,il y a le feu ,et il faut mener l'action que je propose trés frequemment dans ces colonnes.
  • 10/02/2024 à 14:29
    Bastet
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    Il faudrait peut être limiter les installations de ces pharmacies supermarché et privilégier la pharmacie de proximité!!
  • 12/02/2024 à 11:27
    Feaforna
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    Je pense que le fossé se creuse entre pharmacies citadines et rurales.

    Je suis surpris de découvrir que les "jeunes" veulent s'installer en campagne. C'est surtout que le prix des officines de ville est inaccessible aux primo-acquérant sans un financier derrière qui les étranglera avec une SELAS...
    Tout professionnel de santé aspire à une bonne scolarité pour ses enfants, scolarité plus difficile en campagne (distance, rayonnement des établissements...). ce constat est déjà le cas chez les médecins, qui désertent nos campagnes. En outre, avec 24 facs dans 23 métropoles urbaines, notre propension à la vie citadine s'affine durant les études (culture, loisirs...).

    En outre, le nombre d'heures d'ouverture d'une officine pour un titulaire unique (officine de moins de 1.3M€) est plus important que lorsque l'officine dispose de deux titulaires.
    Cette proportion de titulaires uniques est plus importante en campagne que dans les drugstores de Paris, Lyon ou Marseille (que certains appellent megapharmacies).

    Ce mode de consommation pharmaceutique nous fait perdre chaque jour notre crédibilité de professionnel de santé et l'on passe d'une patientèle fidèle à la clientèle que l'on mérite.

    La PACES a beaucoup pesé sur les vocations, la financiarisation (lié aux baisses de marges) a elle aussi un fort impact et pour compenser, il faut du personnel pour la réalisation des nouvelles missions, personnel encore plus difficile à trouver en campagne.

    Jean Parrot (ancien président de l'Ordre) l'avait dit en 2008 (Le Moniteur des Pharmacies n° 2736 du 28/06/2008 ), il y a 6000 pharmacies de trop. de là à dire qu'il avait vendu la pharmacie aux technocrates ministériels (pléonasme) de la DGOS...

    J'enfonce des portes ouvertes mais je pense qu'il n'y a pas qu'une vérité.

    Me tuer à la tache 60 à 80h par semaine a eu raison de mon couple, de ma santé. Pour quelle reconnaissance ?
    En tout cas, ce sont les raisons pour lesquelles moi j'ai choisi d’arrêter ce métier que pour autant j'aime et je respecte.
    Je m'en fout, le savoir professionnel je le garde, j'arriverais toujours à me soigner, mais nos concitoyens par contre...

    Dans son discours de politique générale, notre nouveau 1er ministre a dit vouloir mettre un terme aux rentes de situation. Grand bien lui fasse, Leclerc est en embuscade.
  • 12/02/2024 à 12:54
    RADIOPI
    alerter
    BREZHONEG.
    Désolé cher confrère , mon commentaire n'avait aucun caractère agressif vis à vis de vous.
    Vous dites "40 ans"! Donc nous sommes de la même génération de pharmaciens, la génération du siècle dernier.
    En effet, à l'époque le syndicat (il n'y'en avait qu'un) était dirigé par une sorte de clan ; une espèce d'amicale. C'était pendant les années glorieuses de la pharmacie : Prix marqué sur les boites de l'OTC, coefficient linéaire , le conseil de l'ordre était contre la présence d'une pharmacie dans les galeries marchandes , ce qui n'est plus le cas depuis longtemps et ce qui a fortement contribué à l'appauvrissement de beaucoup de pharmacies rurales, de quartiers et de centre-villes et la "libération" du prix de l'OTC qui a crée une concurrence farouche a enfoncé le clou. Je peux rajouter les extravagants prix catalogue des laboratoires , avec la complicité de certains groupements qui ont contribué à isoler les pharmacies citées plus haut à être hors-jeu.
    Exemple : Prix catalogue de LYSOPAINE (8.64 ht chez le grossiste , prix public constaté 5.91 à 7.61 TTC !!!!!). Comment voulez-vous qu'un pharmacien dans un petit village puisse suivre sans être catalogué de "voleur". Je ne parle pas de la catastrophe de la VENTE de médicaments par INTERNET qui, j'en suis sûr, deviendra plus important et la pharmacie sera virtuelle et au nom de la digitalisation ,cette pharmacie "DELIVRERA" les ordonnances chroniques ou aigues en applicant le 1/3 payant.
    Vous vous rappelez sûrement d'une présidente du syndicat qui, 1989 nous a informé du cadeau de NOEL qu'est la MDL et supprimer le coefficient linéaire qui, en effet, était raboté petit à petit par chaque nouveau ministre de la santé.
    Un retour en arrière est impossible, c'est évident, et nous sommes devenus comme les buralistes qui, perdant du CA, on leur donne d'autres services.
    Il y'a des solutions mais radicales et ceux ou celles qui profitent du système actuel; certains pharmaciens affairiste, certains groupements qui enrichissent leurs créateurs que je ne critique pas du tout, ce n'est pas leur faute si la moutonnerie fonctionne à fond , des jeunes installés ne sont plus, dans leur immense majorité, des TITULAIRES, mais de simples gérants au service de leurs financiers 'pour âtre , je n'inclue pas la CAVP qui est sinère et non gourmande) et enfin l'industrie pharmaceutique qui n'a de pharmaceutique que le nom puisqu'elle est devenue une industrie purement financière.

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