26/04/2018 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
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« Ne laissons pas s’éteindre les dernière lumières de la ville. » Les boulangers-pâtissiers, les bouchers-charcutiers et les pharmaciens ont décidé d’apporter leur soutien à la proposition de loi portant Pacte national pour la revitalisation des centres-villes et des centres-bourgs, fruit d’un groupe de travail de 18 sénateurs, toutes tendances politiques confondues. Cette union singulière, dont l’objectif est de donner un coup d’arrêt à la multiplication à vitesse grand V des zones commerciales de périphérie, a été annoncée d’une seule voix le jeudi 26 avril par Jean-François Guihard, président de la Confédération française de la boucherie, boucherie-charcuterie, traiteurs (CFBCT1), Dominique Anract, président de la Confédération nationale de la boulangerie-pâtisserie française (CNBPF2) et Philippe Gaertner, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Rappelons que ce syndicat a lancé début février une campagne de communication intitulée « 1 pharmacie sur 2 va mourir ».

Le Pacte en question propose non seulement de renforcer l’attractivité des centres-villes pour les habitants en allégeant la fiscalité sur les logements et en luttant contre les départs des services publics, mais aussi de « desserrer » les contraintes pesant sur les commerçants. Les sénateurs comptent également durcir le processus de délivrance des autorisations d’exploitation commerciale pour les grandes surfaces de périphérie.
Et la situation semble réellement devenir urgente si l’on en juge par les chiffres de dévitalisation commerciale. Selon les trois fédérations, depuis 2010, le taux de vacance commerciale gagne en moyenne un point par an. Il est supérieur à 10 % dans près d’une centaine de communes. 
A contrario, seuls un peu plus de 10 % des centres-villes affichaient un taux de vacance commerciale supérieur à 10 % en 2001. Ils sont près de 60 % en 2016.

La proposition de loi des sénateurs sera soumise au vote au Sénat en juin prochain et l’Assemblée nationale devrait étudier la loi à la rentrée de septembre.

Pétition en vue !
L’initiative conjointe de la FSPF, CFBCT et CNBPF étant récente, elle est appelée à se structurer et doit se matérialiser par une pétition diffusée dans une quinzaine de jours - une fois les ponts de mai passés – à la fois sous format électronique et sous forme papier dans laquelle il sera demandé aux consommateurs de dire « Stop à la multiplication des zones commerciales ».
« La démarche ne doit pas se limiter à nous trois, précise Jean-François Guihard. Nous comptons ensuite associer l’ensemble des commerçants de proximité.» Dominique Anract renchérit : «  le centre-ville est l’affaire de tous. Le consommateur a tout intérêt à se protéger. Aujourd’hui nous parlons de la menace de la périphérie, mais demain ce sera une plate-forme électronique. Le placard sera digitalisé. » Quant à Philippe Gaertner, au titre de vice-président délégué sante de l’Union nationale des professions libérales (UNAPL), il confirme qu’il portera le dossier auprès des autres professions libérales.

(1) La CFBCT a été fondée en 1894. Le secteur de la boucherie-charcuterie (18 000 entreprises) représente un chiffre d'affaires de 6,1 milliards d'euros et donne du travail à 80 000 personnes. Environ 4 millions de personnes se rendent chaque jour dans ces commerces.

(2) La CNBPF a été créée en 1946. La filière de la boulangerie et de la pâtisserie artisanale regroupe près de 33 000 points de vente pour un chiffre d'affaires annuel de 11 milliards d'euros. Elle emploie plus de 180 000 personnes salariées et non salariées.






Les dernières réactions

  • 26/04/2018 à 17:05
    gemini
    alerter
    Bravo à cette initiative collégiale et citoyenne. Nous sommes prêts à faite signer cette pétition à nos patients
  • 27/04/2018 à 12:36
    BREZHONEG
    alerter
    J'ai appris en Gestion le grand principe de base: no parking ,no bizness. Nos ennemis ont reussi a l'aggraver en "no parking + no bagnole, encore moins de bizness".
    Bientot le pietonnier "doux" (?) couvrira tellement de surface qu'on cherchera en vain une vitrine non sterile,au milieu des fringues, terrasses, immobilier, banques. Les prescripteurs quittent les centres et suivent leurs clients agés qui ne prennent pas les transports en commun,et qui ne trouvent plus de place pour la voiture,qu'il faut decourager. C'est gagné!

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