13/12/2018 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
Rupture de stock Masako Masukawa

Comment résoudre les problèmes de pénuries de médicaments ? Tel était le thème du Cercle d’Hygie organisé ce 13 décembre par l’USPO avec Jean-Pierre Decool, sénateur du Nord et rapporteur du rapport sur les pénuries de médicaments et de vaccins, Philippe Tcheng, président du Leem, et Gilles Bonnefond, président de l’USPO.

Jean-Pierre Decool a présenté les principales mesures du rapport sénatorial et a notamment rappelé trois dispositions concernant les pharmaciens : le déconditionnement des médicaments pour faire face à certaines ruptures d’approvisionnement, la rétrocession entre pharmacies et la substitution en cas de pénurie. Gilles Bonnefond a clairement dit « non » au déconditionnement notamment en raison des problèmes de traçabilité et de sécurité. La rétrocession ne lui paraît pas non plus la mesure la plus adaptée : « le dépannage entre pharmaciens ne peut pas s’industrialiser », a-t-il précisé. Mais pour le sénateur, la rétrocession peut être une solution en particulier en zone rurale. « Les pharmaciens sont des professionnels sérieux », a-t-il ajouté.

Philippe Tcheng a, pour sa part, fait état d’une étude réalisée par le Leem sur les notifications de tensions et de ruptures d’approvisionnement de médicaments en 2017. La première cause des pénuries est une demande mondiale supérieure à la capacité de production. La deuxième est relative aux problèmes de qualité de la production (20 % des cas) et la troisième cause est due aux problèmes d’approvisionnement des principes actifs (15 % des cas). Pour Philippe Tcheng, il est difficile de « relocaliser des sites de production », mais il est favorable à leur maintien en France. Il préconise comme les sénateurs et Gilles Bonnefond, la mise en œuvre d’une base d’informations partagées sur les ruptures.

« Il faut avoir une réflexion sur le fait que nous sommes souvent dépendants d’une seule relation commerciale pour obtenir un médicament », a relevé Gilles Bonnefond, qui pointe aussi le problème des exportations parallèles. Le président de l’USPO souhaite aussi « mettre en responsabilité tous les acteurs » afin d’avoir plus de transparence dans les informations sur les ruptures. « La transparence amène beaucoup de vertu », estime-t-il.






Magali Clausener

Les dernières réactions

  • 14/12/2018 à 07:28
    rab74
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    c'est un malin ce sénateur: la rétrocession, que nous appelons le dépannage, c'est vieux comme, disons, Hérode, et, de toutes façons, quand y en a plus, y en a plus (valsartan, vaccin grippe, mantadix périodiquement par ex))! le déconditionnement: pour la traça, on fera un pilulier de 8 cp, un de 2 etc etc...moyennant quelle compensation? Quant à être informé des futures ruptures: certains stockent, d'autres non et les produits ne se retrouvent pas forcément au bon endroit (pour ma part, je n'ai JAMAIS pu avoir une boite d'euthyrox), et quand la rupture est effective, on est content d'être avertis mais ça ne change rien pour le patient! mettre les labos au pied de leurs obligations d'AMM serait beaucoup plus efficace, mais politiquement incorrect, comme la relocalisation des sites: elle ne fait peur qu'aux actionnaires qui gagneraient moins, même sans ISF!
  • 14/12/2018 à 07:34
    rab74
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    il touche combien par mois, monsieur Decool, pour oser proposer ces solutions recuites, qui ne sont que du cache-misère? Sait-il seulement où et comment on achète les médicaments? je lui propose un stage de 1 mois, au SMIC, pour qu'il puisse affiner ses propositions et qu'il prenne conscience du combat qu'on mène tous les jours pour que chacun ait son traitement, et ce, depuis des années, sans l'aide (heureusement,) de mesdames et messieurs les sénateurs et députés. Vraiment, ce genre de proposition me met hors de moi tellement c'est hors sol et méprisant par l'ignorance affichée du sujet traité!
  • 14/12/2018 à 09:45
    Citrobilou
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    L'Autorisation de Mise sur le Marché ne devrait concerner que le principe actif et être désolidarisé d'une licence d'exploitation accordée par l'Etat. La licence d'exploitation accordée d'office au laboratoire créateur devrait comporter des clauses de non rupture. En cas de clauses non respectées, la licence serait retirée au laboratoire défaillant et vendue aux enchères.

    On peut REVER, NON?
  • 15/12/2018 à 07:27
    rab74
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    il me semble que l'approvisionnement régulier et dans des délais précis fait déjà partie des engagements d'une AMM. Mais faire respecter la loi française par des multinationales occupant le marché mondial semble difficile...encore une loi inapplicable!
  • 15/12/2018 à 11:30
    BREZHONEG
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    La Secu pourrait peut etre desserer l'enorme pression qu'elle exerce sur les prix et les marges de la chaine du medicament? Dans les 500 milliards de son budget, le medicament ne represente que 7.5%.Un apport de 10 % ne representerait donc que 7.5 milliemmes ,pour retrouver un service public fonctionnant moins mal !
  • 16/12/2018 à 00:34
    ashok
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    Empêchons les grands laboratoires et grossistes de vendre à la meilleure offre étrangère avant de servir le circuit français ce sera déjà pas mal .
  • 17/12/2018 à 16:02
    BREZHONEG
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    Obligeons egalement la SECU a suivre l'inflation pour les prix de vente, et ça ira deja moins mal.

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