Nouvelles missions en pharmacie : une chose après l’autre, pour la FSPF - 11/01/2024 - Actu - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
11/01/2024 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Nouvelles missions en pharmacie : une chose après l’autre, pour la FSPF

Lors de la présentation de ses vœux à la presse, mercredi 10 janvier 2024, Philippe Besset, le président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF), a fait un point sur les négociations conventionnelles en cours avec l’Assurance maladie, et a donné l’ordre de bataille dans lequel les nouvelles missions du pharmacien sont à aborder.
Getty Images/iStockphoto

C’est sur le sujet de la prise en charge en officine des angines et des cystites, prévue dans le budget de la Sécurité sociale pour 2024, que démarrent ce jour, jeudi 11 janvier 2024, les réunions conventionnelles thématiques entre l’Assurance maladie et les syndicats. Cette première séance a pour but de définir le cadrage et la manière de réaliser ces entretiens ainsi que les conditions de facturation. Mais, la Caisse nationale de l'Assurance maladie (Cnam) n’a pas encore dévoilé la rémunération.

Angines et cystites : un tarif entre 25 et 100 €

Pour définir cette rémunération, il faudrait pouvoir comparer entre le coût de prise en charge de ces pathologies que ce soit aux urgences, en médecine de ville ou en téléconsultation via une cabine en officine et la réalisation d’un Trod, autrement dit « un tarif entre 25 et 100 euros » estime Philippe Besset. Quoi qu’il en soit, celui-ci sera applicable dès février puisqu’il devrait être officialisé par un arrêté de la Direction de la Sécurité sociale du ministère de la Santé afin que le lancement du dispositif ne soit pas retardé par les délais légaux liés à la convention. En parallèle, la Haute Autorité de santé (HAS) planche sur le cahier des charges de la formation et la Direction générale de l’offre de soins prépare les textes réglementaires.

Les entretiens de prévention aux quatre âges clés : c'est pour plus tard !

Parmi les autres élargissements prévus des missions de l’officine, les entretiens de prévention aux quatre âges clés de la vie qui étaient censés commencer en ce mois de janvier. Rémunérés à hauteur de 30 euros pour les professionnels habilités à les réaliser, dont les pharmaciens, ces entretiens doivent déboucher sur la rédaction partagée du plan personnalisée de prévention, après un repérage des risques individuels et une intervention brève auprès du patient. Le lancement de ces bilans de prévention commencera en mars et s'étalera jusqu'en septembre. La FSPF promet d’accompagner les officines dans la mise en place de cet outil, notamment pour la formation des équipes. Cependant, « dans notre feuille de route, ce n’est pas la priorité aujourd’hui, car on ne peut pas tout faire en même temps, note Philippe Besset. Nous allons d’abord continuer à déployer la vaccination en officine, puis dès février engager le réseau sur la prise en charge des cystites et des angines ». S’agissant de la vaccination, les pharmaciens n’ont pas chômé avec 5,5 millions d’actes pour la campagne grippe saisonnière 2023, soit 3,9 % de plus que l’année précédente alors que les Français se sont un peu moins fait vacciner cette année (-7,3 % de doses délivrées). Pour la vaccination contre le Covid-19, le calendrier est un peu différent : entre janvier et novembre 2023, on compte 5 millions d’actes dont 1,44 million en novembre. « Le système de la double vaccination contre la grippe et le Covid-19 a fonctionné », se réjouit Philippe Besset.



Véronique Hunsinger

Les dernières réactions

  • 11/01/2024 à 17:17
    BREZHONEG
    alerter
    Et pour la premiere,en 2017 des missions (,les NACO) ? Ca s'avere étre un succes dont tout le monde parle, ou un episode en phase terminale ? On n'a pas souvent de nouvelles.........
  • 12/01/2024 à 10:08
    Nicojo
    alerter
    Ca ça dépend surtout de l'engagement des pharmaciens titulaires, personnellement on a intégré la quasi totalité de nos patient sous ADO/AVK dans ce protocole de suivi.

    Après on en reviens toujours au même, certains préfèrent vendre la dernière daube de chez sanof ou de chez pileje, avec 0 études, plutôt que de s'investir dans l'accompagnement pharmacologique du patient et la santé publique.
  • 13/01/2024 à 10:28
    erwann
    alerter
    Ca dépend aussi de la disponibilité en personnel. J'avais commencé à en faire puis je me suis retrouvé sans assistant et avec 1 préparatrice sur 2. N'étant pas doté du don d'ubiquité, je ne peux pas tout faire.
  • 17/01/2024 à 15:49
    potard
    alerter
    Cette année dame Pipi
    Et l'année prochaine dame Caca ....

Réagir à l'actualité

Pseudo :
Vous êtes un professionnel de santé ? Faites le savoir dans vos contributions en affichant le pictogramme "Professionnel de santé certifié" . Inscrivez-vous ou identifiez-vous puis transmettez-nous un justificatif de votre qualité de professionnel de santé (photocopie de carte d'étudiant, de diplôme, de carte de l'Ordre...).


Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation du Moniteur des pharmacies.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.

Vous sentez-vous régulièrement en insécurité dans vos officines ?


Décryptage

NOS FORMATIONS

1Healthformation propose un catalogue de formations en e-learning sur une quinzaine de thématiques liées à la pratique officinale. Certains modules permettent de valider l'obligation de DPC.

Les médicaments à délivrance particulière

Pour délivrer en toute sécurité

Le Pack

Moniteur Expert

Vous avez des questions ?
Des experts vous répondent !