16/03/2018 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

François Pouzaud

Après un mois de janvier en baisse semant le doute sur la pertinence de la réforme de la rémunération des pharmaciens, cette dernière cire au vert en février sur le médicament remboursable avec un gain de près de 2,4 millions d’euros (+ 0,59 %, données IQVIA-Pharmastat) par rapport au même mois de l’année 2017.  Le chiffre d’affaires TTC (honoraires compris) progresse également de manière équivalente (+ 0,53 %).  « C’est la première fois depuis janvier 2017, un mois marqué par de la pathologie, que la rémunération progresse », souligne Gilles Bonnefond, président de l’USPO, ajoutant que cette hausse est de + ...

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Les dernières réactions

  • 17/03/2018 à 09:05
    MAURICE
    alerter
    A force de compliquer le système de rémunération, plus personne ne peut en suivre l'évolution.
    Seule certitude, c'est l’état qui gagne, et le pharmacien qui perd, à ce jeu de con.
  • 17/03/2018 à 09:42
    PF
    alerter
    et monsieur Gaertner n'a toujours rien à dire sur le bilan de sa réforme à lui ? puisque depuis deux mois nous avons la chance d'avoir ses analyses sur les chiffres IQVIA-Pharmastat que pendant l'application de sa réforme il s'est bien gardé de publier
  • 17/03/2018 à 09:43
    PF
    alerter
    Maurice, si chacun le peut avec ses propres chiffres, l'analyse de sa MDL.
  • 17/03/2018 à 18:53
    pharmaciencensure
    alerter
    Le système de rémunération, part forfaitaire + MDL, est le même depuis près de 20 ans. Aucun de nos syndicats n’a cherché à en comprendre le fonctionnement, ce qui rend impossible le suivi de l’évolution de notre rémunération avec l’augmentation de la part forfaitaire unitaire à 1 €.
    Si on rajoute que sous l’impulsion de l’USPO la lecture de l’évolution de la marge commerciale du réseau se fait en utilisant une grille destinée à calculer la valeur de la marge pour une référence, on comprendra que la confusion est complète quand à savoir si notre rémunération évolue positivement ou négativement

  • 19/03/2018 à 12:25
    BREZHONEG
    alerter
    J'ai ma methode ,non pas de calcul,mais d'estimation a la louche,pour evaluer notre remuneration: Lors des gardes,j'ai constaté qu'il est impossible,le nez dans le guidon, de servir + de 10 ord. a l'heure (6 minutes par o.).Sur ces 10 ordo,7 n'ont que 3 ou 4 lignes,pour un total de 5 boites en general.et les 3 autres "grosses" ordo. ont "de l' ald" plus du " non ald",soit environ 8 boites. Boites generalement de p^rix faible,et ne laissant donc que 1.02 au pharmacien. 5 boitesx7ordo ,plus 8 boites x 3 ordo = 59 boites a l'heure x 1.02,on a donc pour l'officine environ 60 euros a l'heure. A la louche mais pas tres loin de la realité. Arrivez vous a faire vivre votre entreprise sur ces bases là,messieurs Gaertner et Bonnefons?
  • 19/03/2018 à 16:09
    PF
    alerter
    si je peux me permettre, une rémunération se compte pour un chef d'entreprise HT, donc 1€ d'honoraire par boite, que depuis le 1er janvier a été réinstaurée une marge de 10 % sur la première tranche, donc plus aucun médicament ne génère qu'un euro de rémunération. D'autre part, la rémunération par boite portée au remboursement est d'environ 2 €, et la rémunération d'une ordonnance est en moyenne de 8.2 €. Heureusement que les calculs ne se font pas à la louche, et que les simulations se font sur plus de 14000 officines, ce qui est largement suffisant au sens statistique
  • 19/03/2018 à 18:12
    BREZHONEG
    alerter

    Ok pour l'evolution ,mais comme personne,sauf garde de nuit d'epidemie, n'a un rythme permanent de travail a 10 ordo/heure,(et heureusement),en comptant 8.e20 x par 6 ord.a l'heure,(rythme moins epuisant et plus proche de la realité de 10 minutes par acte), on arrive quand meme a... 49e20 de marge pour l'officine, par personne au comptoir et par heure.Pas terrible non plus.
  • 19/03/2018 à 18:26
    pharmaciencensuré
    alerter
    La rémunération à l'ordonnance serait plutôt de 9,30 € au niveau national, sachant que selon la typologie des officines cette rémunération à l'ordonnance peut aller de 6 € (pharmacies commerciales) à près de 12 € (pharmacie de quartier ou rurales).
    Par ailleurs 30% des ordonnances apportent moins de 3 €
    avec moins de 3 produits prescrit et un rapport moyen de 1,10 € par boite depuis que les produits à PFHT < 1,91 € ont une marge de 10%. Cela concerne quand même 40% des médicaments dispensés par ordonnance.
  • 20/03/2018 à 08:10
    PF
    alerter
    Brezhoneg, sauf que les pharmacies qui font beaucoup de petites ordonnances, en font souvent beaucoup plus ( pharmacies de passage), par rapport aux pharmacies de quartier ou rurales qui ont moins en nb d'ordonnances mais beaucoup plus longues en nombre d'unités
  • 20/03/2018 à 08:20
    pharmaciencensuré
    alerter
    Les ordonnances ALD (25% des dispensations) rapportent plus de 6 fois ce que rapportent les petites ordonnances (30% des dispensations).
    Cet écart est en augmentation régulière avec l'augmentation du nombre des traitements chroniques et va être en grosse progression avec la mise en place des honoraires à l'ordonnance.
  • 20/03/2018 à 10:40
    BREZHONEG
    alerter
    Mais pour en revenir a 49 ou 50 e de moyenne ,pour la marge brute par personne et par heure au comptoir,cette personne coutant 30e/ heure avec les charges,(et plus pour adjoint-e),on voit que pour les autres sorties d'argent inevitables,il ne reste pas ce qu'il faudrait. Surtout pour les officines ayant un point mort comptable élevé ( loyer de galerie marchande,masse salariale élevée, ou remboursements...ou les 3 ensemble). Ce qui expliquerait la resistance des petites structures,qui,par les 55 h du ou de la titulaire,peuvent assurer un fonctionnement a bas prix de revient. Et si l'etranglement de la profession continue,le danger serait alors plutot pour les moyennes de centre ville.
  • 20/03/2018 à 12:21
    PF
    alerter
    pharmaciencensuré, le critère ALD ayant été proposé par la FSPF en octobre 2016, mais n'ayant finalement pas été retenu, puisque ce sont les critères d'âge et de notion de médicaments spécifiques qui l'ont été, ce sont plutôt à ces ordonnances-là qu'il faut s'attacher, il me semble : parmi les 600 M d'ordonnances dispensées annuellement, 31 % concernent des ordonnances ayant le critère d'âge ( <3 ans ou >70 ans), et 36 % avec le critère de médicament spécifique. Sachant que les deux critères peuvent se cumuler.
    Par contre, ce sont aussi ces ordonnances-là qui subiront le plus de baisse de marge, à l'inverse des petites ordonnances avec des médicaments peu onéreux qui, elles vont voir leur rémunération augmenter ( la marge a augmenté en 2018, et tous les nouveaux honoraires s'appliqueront)
  • 20/03/2018 à 12:50
    pharmaciencensuré
    alerter
    75% des porteurs d'ALD ont plus de 60 ans, 50% ont plus de 70 ans et c'est sur les ALD que se concentrent les médicaments spécifiques.
    Les ALD représentent environ 150 millions de dispensations, les dispensations pour les plus de 70 ans 160 millions. la population des plus de 70 ans va augmenter de 40% d'ici 2035, donc il faut prévoir une grosse augmentation du nombre d'ALD et du nombre d'honoraires pour les plus de 70 ans.
    Les petites ordonnances avec des médicaments peu onéreux ont de fait une très faible marge et vous semblez oublier qu'avec la réforme les plus de 70 ans apporteront en plus 1,55 € d'honoraires pour ces ordonnances.
    Quant à la contribution de la marge pour financer les honoraires, les médicaments à PFHT < 1.91 € n'apporteront rien (mais 19 centimes maximum par unité), les médicaments à PFHT compris entre 1.91 et 22,90 € perdront jusqu'à 71% de leur marge, les médicaments à PFHT situé entre 22,90 et 150 € perdront entre 71% et 50% de leur marge et les médicaments à PFHT > 150 € perdront entre 50 et 22% de leur marge.
    ce sont donc les médicaments à PFHT > 22.90 € qui contribueront le moins au financement des honoraires à la marge et qui apporterons près de 90% de la marge commerciale quand elle représentera 25% de la rémunération.
    On est donc très loin de ce que vous dites
  • 20/03/2018 à 19:07
    BREZHONEG
    alerter
    Je ne suis pas partisan de dissequer les diverses strates de la Profession pour voir au final qu'une pharmacie ne ressemble pas a sa voisine.Je l'ai constaté en remplaçant,et meme dans la meme rue,successivement chez 2 copains giphar, je ne voyais pas du tout la meme chose.Donc,il vaut mieux en rester a la moyenne francaise pour placer le point de depart des raisonnements. Sinon,on fait du Gaertner-Bonnefons.....
  • 20/03/2018 à 19:34
    pharmaciencensuré
    alerter
    C'est quoi la moyenne française ? Un modèle économique que la profession juge obsolète et qu'elle conforte en cherchant à se développer avec le hors ordonnance.
    La moyenne française c'est 1 dispensation sur 2 à un plus de 60 ans, moyenne que peu de pharmacies possède d'ou le coté obsolète du modèle.
    80% de la marge prélevée sera distribuée au plus de 70 ans et pour les traitements chroniques sur la base de 27% de dispensations pour les les plus de 70 ans 36% de dispensations pour chroniques.
    toutes les officines qui seront en dessous d'1 dispensation sur 2 pour un plus de 60 ans perdront alors de la rémunération, dans une proportion qui sera fonction de l'écart qu'il auront avec cette moyenne
  • 20/03/2018 à 19:55
    fed80
    alerter
    les resultats des dernières élections URPS privent manifestement G.Bonnefonds de sa lucidité, ... il s'est transformé en vrai technocrate politique, déconnecté et ..... ubuesque
  • 20/03/2018 à 20:58
    PF
    alerter
    donc, pharmaciencensuré, vous ne délivrez le levothyrox, les antibiotiques, les hypnotiques et anxiolytiques, les antidiabétiques, uniquement aux ALD de plus de 70 ans ? intéressant, comme théorie.
    Aujourd'hui, 87 % des unités délivrées représentent 60 % de notre rémunération, et si ce sont les tranches de 22.9 à 1500 € qui subiront le plus de perte de rémunération avec l'introduction de l'honoraire à l'ordonnance, ce sont aussi celles qui subissent le plus les baisses de prix.
    La marge réintroduite sur la première tranche sécurise effectivement 19 cts par boite sur 45 % des unités et 10 % sur les 55 % restantes.
    La marge sur la première tranche est sécurisée, puisque les baisses de prix ne concernent quasiment aucune de ces médicaments, et sécurise une partie de la baisse des tranches supérieures, puisqu'elle reste inchangée
  • 20/03/2018 à 21:00
    PF
    alerter
    les pharmacies qui ne font pas plus de 50 % de plus de 70 ans font en général un volume beaucoup plus important sur les petites ordonnances, qui vont se trouver revalorisées par la réforme
  • 20/03/2018 à 22:38
    pharmaciencensuré
    alerter
    moyenne d'âge des patients sous levothyrox : 63 ans, moyenne d'âge des diabétiques : 65 ans, moyenne d'âge des porteurs d'ALD : 63 ans, toutes ces moyennes d'âge sont en augmentation, ce n'est pas une théorie mais la réalité.
    10 millions de porteurs d'ALD représentent les 2/3 des dépenses de la sécu et près 90% des dépenses de remboursement de médicaments.
    A partir des chiffres fournis par l'ANSM et en recoupant avec ceux du CEPS 60% des unités représenteraient plus de 83% de la rémunération des médicaments remboursables.
    la modification du taux des 2 premières tranches de la grille de calcul de la MDL augmente la marge des produits jusqu'au PFHT de 6,35 € de 0 à 19 centimes jusqu'à 1,91 € et de 19 cts à 0 de 1,91 à 6,35 €.
    Les médicaments à PFHT > 6,35 € perdront jusqu'à 67 cts en comptabilisant les 19 centimes de la première tranche
    Il n'y a pas de sécurisation de la marge sur la première tranche puisque la grille MDL ne sert qu'à calculer la marge d'une référence. Pour les médicaments à PFHT < 1,91 € la marge moyenne sera d'environ 10 cts avec un maximum de 19 cts pour les médicaments à PFHT de 1,91 €.
    la marge apportée par les médicaments à PFHT < 1,91 € sera d'environ 130 millions (soit 5% de la marge commerciale du réseau) pour 45% des volumes.
    Hors remises les ordonnances ALD (25% des dispensations) rapportent plus de 6 fois ce que rapportent les petites ordonnances (30% des dispensations). Mécaniquement plus le pourcentage des petites ordonnances est élevée et plus celui des ALD est faible et plus la moyenne de rapport par ordonnance baisse
  • 21/03/2018 à 15:44
    BREZHONEG
    alerter
    Sachant que les patients de plus de 60 ans diminuent de moitié leurs visites a la pharmacie quand ils ont + de 600 metres a faire ( Cahier du Moniteur decembre 2010),etc,etc..je ramasse les copies dans 2h. :o) -- Bon, assez torturé les recettes.Je vais ,(toujours a la louche) ,sortir mon indicateur,cette fois pour la colonne depenses-debit.
    Une phie moyenne de 1.5m de CA, ouverte 11h par jour 300 jours ouvrables=3300 heures pendant lesquelles il faut couvrir le total des frais de fonctionnement (disons environ 1.4 m au compte d'exploitation) soit 1.4/3300= 425e chaque heure.C'est le Point Mort comptable a atteindre, pour la rentabilité de la phie faisant le c.a moyen francais.Mais IL evolue,lui, en suivant l'inflation,les hausses de prix,de cotisations, apparition de nouvelles charges,etc. Bref ,les 2 colonnes du bilan n'evoluent pas du tout selon la meme logique,et voila pourquoi nous allons mourir,en pleine SLA,une jambe verrouillée par la Secu,mais pas l'autre.
  • 21/03/2018 à 17:02
    pharmaciencensuré
    alerter
    1,4 millions de frais de fonctionnement pour 1,5 millions de chiffre d'affaires, c'est plus le point mort, c'est le point mort né, avec quoi tu payes tes achats BREZHONEG ?
    Il vaut mieux raisonner par coût moyen à la vente. Pour une pharmacie moyenne c'est environ un coût de 7 € à la vente pour un rapport moyen de 10,50 € à la vente. Si le coût moyen ne varie, le rapport à la vente varie selon le panier moyen de l'officine, plus celui ci étant élevé et plus le rapport étant élevé.
    Plus le panier moyen vente baisse et plus le rapport baisse, le point mort étant lorsque ce que rapporte la vente est au niveau de ce qu'elle coûte.
    En officine toutes les ventes comptoirs simples ont un rapport moyen inférieur 7 € (remises comprises) alors que les dispensations ordonnances rapportent en moyenne 9,40 € (hors remises).
    Tout cela à la "louche" bien entendu.
  • 21/03/2018 à 18:54
    BREZHONEG
    alerter
    Dans les depenses,j'ai les achats .Puisqu'il parait que la pharmacie moyenne fait 100 000 e de benef,selon les journalistes,j'ai retiré ce benef. du ca et on est a egalite debit-credit,à1.4m. Et ce 1.4 doit etre fourni par 3300 heures d'ouverture de l'officine qui doivent donc faire rentrer 425 euros de tresorerie chaque heure pour payer tout et tout le monde.

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