Négociations conventionnelles : quel soutien pour les officines en péril ? - 22/02/2024 - Actu - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
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Négociations conventionnelles : quel soutien pour les officines en péril ?

La sixième réunion en groupe de travail entre l’Assurance-maladie et les syndicats de pharmaciens d’officine, en vue d’un avenant économique à la convention nationale pharmaceutique, s’est tenue ce jeudi 22 février matin sur la thématique des « territoires fragiles ». 
Getty Images

Elles seraient entre 600 et un millier d’officines à se trouver aujourd’hui dans une situation difficile. La sixième réunion en groupe de travail depuis la réouverture en décembre des négociations conventionnelles entre la Caisse nationale de l'Assurance maaldie (Cnam) et les deux syndicats de pharmaciens représentatifs a permis, jeudi matin, de débroussailler la problématique des « territoires fragiles ». L’estimation du nombre de pharmacies concernées se fonde, pour Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF) sur une extrapolation des résultats d’une enquête réalisée par l’Union régionale des professionnels de santé (URPS) pharmaciens d’Auvergne Rhône-Alpes. « La Cnam avait un peu travaillé le sujet et ébauché des propositions, raconte-t-il à l’issue de la réunion. Mais c’est un sujet complexe car nous sommes toujours en attente du décret que prépare la direction générale de l’offre de soins du ministère de la Santé sur la définition des territoires fragiles ». En effet, c’est seulement une fois que les critères auront été publiés que les agences régionales de santé (ARS) pourront établir des cartographies des territoires éligibles aux dispositifs d’aide sur lesquels les partenaires conventionnels sont en train justement de plancher. « Nous pensons qu’il faut travailler en parallèle avec l’Assurance-maladie sur l’élaboration des dispositifs d’appui », ajoute-t-il.

Prendre en charge les salaires ou revaloriser les missions ?

Première piste avancée par la Cnam : proposer des prises en charge partielles par les caisses primaires de salaires de préparateur ou d’adjoint, à l’instar du dispositif des assistants médicaux dans les cabinets. « Nous y sommes favorables mais il y a aussi une autre façon de voir les choses qui serait de majorer les rémunérations des missions spécifiques des officines dans ces territoires fragiles », avance Philippe Besset. Et de citer la fonction de référent pour les Ehpad ou encore l’accompagnement des patients pour les téléconsultations.

L'ébauche de l’Assurance maladie a laissé sur sa faim l’Union des syndicats des pharmaciens d’officine (USPO). « La Cnam a fait des propositions qui ne nous ont pas complètement convaincus, résume son président, Pierre-Olivier Variot. Nous voulons que les officines soient autonomes. Il faut renforcer l’économie de toutes les pharmacies et plus encore celles qui sont dans les territoires fragiles car elles sont parfois le seul point d’accès des patients au système de santé ».

Une dernière réunion sous la forme de groupe de travail se tiendra jeudi prochain. Elle sera consacrée à la pertinence de la délivrance, avant une nouvelle séance de négociation multilatérale en vue de l’avenant économique à la convention, prévue le 5 mars.



Véronique Hunsinger

Les dernières réactions

  • 22/02/2024 à 19:20
    smartiz19
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    Navré de ne rien attendre de la part des autorités de santé, à part nous taper dessus, et faire de la démagogie en faisant croire qu'elles vont réagir... Toujours trop tard.
    Quand l'unique but est de consacré les grandes entreprises à notre époque, l'unique fin est de réduire le nombre de pharmacies.
    C'est pourquoi les jeunes n'achètent plus en-dessous de 1500000 euros de CA, voire +, privilégiant l'association et le partage de quelques jours de repos bien mérités chaque semaine.
  • 24/02/2024 à 16:18
    BREZHONEG
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    Oui,mais ça ne fait que l'equivalent d'une petite officine pour chaque associé , parfois obligé de venir-- plus souvent qu'elle ou il le pensait--, remplacer "parce qu'il y a un probleme".
  • 26/02/2024 à 11:10
    tnttnt
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    Faisons des tracts et des affiches, ils vont adorer notre soutien...
  • 26/02/2024 à 14:53
    BREZHONEG
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    C'est un fait,TNTTNT que 20 000 officines qui voient chacune 50 personnes par jour regarder l'affiche , ont informé ensemble 1 millions par jour de ce que notre profession a à leur dire..Ce qui ferait 10 millions entre le 1er et le 10 mars,par exemple.. Et comme les professionnels de la pub et responsables marketing des labos continuent à émettre des panneaux vitrines, des affiches, et des notices visant les consommateurs, n'hesite pas à les informer qu'ils sont completement nuls de faire ça. Signé: un ancien de l'Oreal responsable pub diplomé IAE revenu ensuite à l'officine.
    ..
  • 26/02/2024 à 22:47
    tnttnt
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    Youpi on est sauvé...
    Heureusement que la majorité des pharmaciens ne pense pas comme toi sinon nous sommes morts. Le dernier sondage de l'Uspo montre que les mentalités bougent, il était temps !
  • 27/02/2024 à 13:11
    BREZHONEG
    alerter
    Malheureusement ,la profession ne pense pas (encore) comme les professionnels de la comm .Mais aprés l'echec (habituel) de la greve,il ne restera plus que le choix entre ne rien faire, ou essayer ce qui ne l'a pas encore été .C'est plutot ça que je conseille...

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