Inflation : les pharmaciens ont intérêt à augmenter leurs prix - 06/04/2023 - Actu - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
06/04/2023 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Inflation : les pharmaciens ont intérêt à augmenter leurs prix

Les pharmaciens ont tout intérêt à augmenter les prix de certaines références en vente libre (parapharmacie, dermo-cosmétique, compléments alimentaires…). C’est ce que révèle le panorama 2023 du marché Consumer Health de Iqvia, présenté le 5 avril.
Getty Images

L’augmentation des prix de ventes en pharmacie a été contenue sur la fin de l’année 2022 et, sur les catégories en vente libre, l’inflation moyenne se situe entre 0,5 % et 2 %. De fait, 19 % des références n’ont pas connu d’évolution des prix, sans conséquence par ailleurs sur les ventes en volume et en valeur. Si les baisses de prix peuvent apparaître judicieuses en cette période d’inflation, les augmentations de prix sont une technique éprouvée pour compenser plus que largement la diminution des ventes en volume. Ainsi, sur 44 % des références qui ont connu une hausse de leurs prix, 151 M€ de chiffre d’affaires supplémentaire ont été engrangés en 2022 alors qu’elles ont été vendues en bien moindre quantité : - 5,7 millions d’unités entre 2021 et 2022.

Des hausses de prix ciblées

Attention, l’augmentation des prix doit être ciblée. Selon Aurélien Belluye, directeur conseil, expert Consumer Health chez Iqvia, les pharmaciens doivent proposer une offre complète permettant de répondre à différents impératifs dans un cadre inflationniste : des basiques avec une augmentation de prix très limitée, des marques connues pouvant supporter une hausse de prix, des marques premium et/ou différenciantes pour pouvoir maintenir les marges, notamment grâce à l’offre bio.

Iqvia définit effectivement 4 profils de patents/clients :

- l’acheteur orienté « prix bas » qui achète un peu moins et moins souvent en pharmacie, pensant que les prix y sont plus élevés ; il aura tendance à acheter en plus petite quantité si le prix augmente ;

- l’acheteur orienté « promotion » qui achète beaucoup moins et très peu souvent en pharmacie et présente le risque plus élevé de quitter la pharmacie s’il y a une augmentation des prix ;

- l’acheteur orienté « marque » qui achète beaucoup plus en pharmacie certaines catégories de produits en particulier, y est donc moins sensible au prix ; son comportement ne sera pas différent de la moyenne en face d’une hausse des prix ;

- l’acheteur orienté « bio » qui achète beaucoup plus en pharmacie sur toutes les catégories de produits. Il ne modifiera qu'à la marge ses habitudes si les prix augmentent.

Le pharmacien doit pouvoir établir sa stratégie selon sa patientèle et élaborer un mix entre une gamme « petits prix », une communication plus forte sur les offres promotionnelles, des marques pour faire venir les clients en pharmacie et le développement de l’attractivité de la pharmacie grâce à l’offre bio.



Magali Clausener

Réagir à l'actualité

Pseudo :
Vous êtes un professionnel de santé ? Faites le savoir dans vos contributions en affichant le pictogramme "Professionnel de santé certifié" . Inscrivez-vous ou identifiez-vous puis transmettez-nous un justificatif de votre qualité de professionnel de santé (photocopie de carte d'étudiant, de diplôme, de carte de l'Ordre...).


Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation du Moniteur des pharmacies.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.

Vous sentez-vous régulièrement en insécurité dans vos officines ?


Décryptage

NOS FORMATIONS

1Healthformation propose un catalogue de formations en e-learning sur une quinzaine de thématiques liées à la pratique officinale. Certains modules permettent de valider l'obligation de DPC.

Les médicaments à délivrance particulière

Pour délivrer en toute sécurité

Le Pack

Moniteur Expert

Vous avez des questions ?
Des experts vous répondent !