Grève des pharmaciens : la profession est divisée - 19/01/2023 - Actu - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
19/01/2023 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Grève des pharmaciens : la profession est divisée

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Quelle riposte et quelle mobilisation pour exprimer le ras-le-bol actuel de la profession ? La réunion du 18 janvier, qui s’est tenue en soirée dans les locaux de l’Union des syndicats de pharmaciens d’officine (USPO) afin de définir une ligne d’action commune aux syndicats, groupements et à l'Ordre des pharmaciens, notamment autour du plan de bataille de l’USPO décidé en AG extraordinaire, n’a pas emporté l’adhésion totale attendue par ce syndicat.

« Manifester par une grève des gardes ou la fermeture des officines pour avancer sur tous les sujets qui nous irritent, ça n’a pas de sens, estime Philippe Besset, président de la Fédération des syndicats pharmaceutiques de France (FSPF). Ce qui importe, c’est de faire entrer dans la tête de tout le monde qu’il faut régler les problèmes de pénuries et de baisses de prix des médicaments, les deux étant intimement liés, et pour cela il nous faut une action lisible et efficace. »

En revanche, une action immédiate fait l’unanimité syndicale : « Nous avons prévenu le CEPS, le Leem et le Gemme que nous boycotterons la prochaine réunion du Comité de suivi des génériques du 26 janvier », annonce le président de la FSPF.

Les groupements se montrent également dubitatifs sur les mesures les plus dures envisagées par l’USPO, même si Alain Grollaud, président de Fédergy, ne cache pas être, à titre personnel, favorable à un mot d’ordre de grève. Il suivra la décision de son conseil d’administration qui se tient ce 19 janvier après-midi. De son côté, Laurent Filoche, président de l’Union des groupements de pharmaciens d’officine (UDGPO), est sur la même ligne que la FSPF. Cependant, « une campagne de communication et la réalisation d’une enquête auprès des Français ne pourront que mettre les patients de notre côté », pense-t-il.

Au lendemain de cette réunion, Pierre-Olivier Variot, président de l’USPO, indique, lui, maintenir le cap fixé par son conseil d’administration.



François Pouzaud  

Les dernières réactions

  • 19/01/2023 à 17:35
    Adjoint
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    Les patients connaissent déjà nos difficultés. Inutile de diluer nos messages et surtout de dilapider nos énergies.
  • 19/01/2023 à 18:07
    BREZHONEG
    alerter
    ........oui,Adjoint, et pour entendre un client sur deux nous dire "vous n'allez pas faire pleurer les gens !!!". On peut faire autre chose que la greve.
  • 19/01/2023 à 20:14
    Cari
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    Bonsoir
    Notre profession est menacée
    Il faudrait déjà s’exprimer et expliquer aux clients
    Les difficultés d’approvisionnement des médicaments
    Qu’on dépend de la Chine et de l’Inde et sur plus rien n’est fabriqué en Europe
    Ensuite il faut aussi leur dire que la profession n’est pas très lucrative pour les salariés
    Encore un client ne comprenait pas pourquoi on ne faisait pas de crédit pour 6€90 car on se faisait des milliers d’euros par moi oui bien sûr
    Un préparateur en fin de carrière peu experr 2300€ net par mois un assistant 3500 4000€?
    Bref il il y une pénurie des pharmaciens et de préparateurs car la santé va mal et oui il n’y a pas
    Qu’à l’hôpital que ça ne va oas
    Nous sommes en sous effectif depuis des mois et la fatigue s’en ressent
    Pour comparaison un conducteur ratp travaillant 3ou 4 h par jour gagné 2300 €
    Alors eux ils font grève et nous non
    Donc il y a : points à développer
    La pénurie des médicaments
    Le sous effectif 2 a tout faire pour 300 clients par jour
    Par exemple
    Ensuite les salaires des salariés


  • 19/01/2023 à 21:28
    ouf
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    exact il faut communiquer sur les baisses de prix depuis une quinzaine d années qui ont contraint les industriels à délocaliser leur fabrication et que nous en sommes arrivé au point que ça ne les interresse plus de vendre en France.Pas besoin de sondage ou de grève il suffit d'informer ;
  • 19/01/2023 à 22:48
    smartiz19
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    le sous effectif, de pharmaciens actuel (en 3 ans, dans ma petite échoppe d'un bourg de 3500 habitants accolé à un autre bourg de 3000 habitants lui même mitoyen d'une ville de 40 000 habitants = Alès, je n'ai pas vu un seul pharmacien se présentant parce qu'il recherchait un emploi ...
    Seulement 2400 au lieu de 3400 places en faculté de pharmacie pourvuessur l'année scolaire 2021-2022. Envoyez-y vos enfants, vous n'aurez pas de regrets quant à leur avenir tout tracé.
    Le PACES doit être revisité et promouvoir la pharmacie, ou bien il vaudrait bien mieux revenir en arrière et créer une première année de pharmacie

    Le manque cruel de médecins aujourd'hui et demain

    Les galères au comptoir par rapport aux médicaments manquants

    (donc comment attirer des jeunes?)

  • 20/01/2023 à 06:40
    Cari
    alerter
    J’en profite pour dire qu’on recherche à maisons alfort banlieue sud est de Paris
  • 20/01/2023 à 10:37
    Roidesronces
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    Il n'y a plus de paces, la LAS l'a remplacé
  • 20/01/2023 à 10:56
    ouf
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    le travail de pharmacien d officine ne fait plus rêver, en être réduit à faire le boulot que les autres professionnels de santé trouvent trop chronophage ( vaccins, prélèvement nasal et de gorge ... entretiens pharmaceutiques )
  • 20/01/2023 à 12:03
    BREZHONEG
    alerter
    Eh bien, puisque nous sommes epuisés et ne pouvons faire face à une activité de plus chronophage, faisons une action qui marche toute seule,une fois qu'on l'a lancée.Sans frais,sans perte de sympathie de la clentele,pas compliquée à comprendre : Mettre des affiches reclamant la reunification de l'Assurance Obligatoire et de l'Assurance Complementaire,toutes les 2 generalisées.L'Urssaf saura tres bien encaisser les cotisations qui vont ailleurs.------ (17.5% de la cotis'pour les frais de gestion-source MGEN -VALEURS MUTUALISTES DE JANVIER 2023)
  • 21/01/2023 à 14:45
    Dr Pruvost-M Macron.
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    La réaction a été supprimée car elle ne respecte pas la charte du site.
  • 23/01/2023 à 20:03
    Sophie 69
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    Le LAS c'est l'enfer..
    Des enfants de confrères très motivés pour être pharmaciens ( il en reste ....) n'arrivent pas à intégrer une fac de pharmacie..
    Nos bureaucrates dans les ministères se sont encore surpassés
  • 25/01/2023 à 09:37
    Marc74
    alerter
    Mettons vite des affiches dans nos vitrines !!! Ca fera bouger les pouvoirs publics !!!

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