25/10/2018 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
princeps, génériques, ordonnance, substitution, pharmacien DR

Les nouvelles règles encadrant l’emploi de la mention « non substituable », prévues à l’article 43 du projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2019 ne passent décidément pas, tant auprès des professionnels de santé que des usagers. Après le front du refus des syndicats de médecins et de pharmaciens, c’est au tour de l’association France Assos Santé de lancer des invectives contre les nouvelles mesures d’incitation à l’utilisation des génériques. 

Tout d’abord, France Assos santé s’étonne que « le gouvernement persiste dans le maintien de ce principe curieux consistant à inciter financièrement les professionnels et sanctionner les personnes malades. » 
Estimant que le « tiers payant contre génériques » est déjà en soi une première punition, l’association n’accepte pas d’en infliger une seconde au patient qui devrait assumer un reste à charge en cas de refus du générique. Elle dénonce à la fois une mesure budgétaire « particulièrement inégalitaire » pour les plus démunis, dépourvue de bon sens et contre-productive en alimentant les doutes sur le générique et en renforçant, a contrario, le « statut » des médicaments princeps qui se verront de fait « réservés à certains ». 

Alors que cette association demandait dans un précédent communiqué en date du 1er octobre l’opposabilité de la prescription en DCI au prescripteur, elle réclame, comme les professionnels de santé quelques jours plus tôt, « l’abandon de ce projet d’instauration d’une règle de remboursement sur la base du générique au profit de la pleine application de dispositions déjà existantes mais beaucoup trop rarement respectées comme l’obligation de prescription des traitements en " dénomination commune internationale " (DCI), c’est-à-dire en indiquant le nom de la molécule active (qui se retrouve de façon identique dans le princeps et dans le générique) et non pas le nom de marque d’un médicament en particulier sauf quand ce dernier est justifié médicalement avec, dans ce cas, le recours à la mention " Non substituable " par le prescripteur. »






François Pouzaud

Les dernières réactions

  • 25/10/2018 à 18:17
    drlouzou
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    Normal , rien de choquant ... Que les « Bobo » et « MGEN » assument leurs choix
  • 25/10/2018 à 18:17
    drlouzou
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    Normal , rien de choquant ... Que les « Bobo » et « MGEN » assument leurs choix
  • 25/10/2018 à 18:51
    Jarod
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    une certaine CSP qui connait tout sur tout va pleurer ! il était temps de durcir leur comportement puéril et sans fondement.
  • 26/10/2018 à 08:47
    Famfl
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    Pourquoi râler pour les restes à charge quand certains «  con - frères »véreux les pratiquent déjà de manière illégale ...  je vous facture le générique mais vous donne le princeps et vous me payez la différence.... On en connaît tous dans nos secteurs !!!!
  • 26/10/2018 à 09:11
    frades
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    Bonjour,
    Faux problèmes, fausses solutions, petits arrangements entre amis. Il faudrait une vraie vision prospective pour la politique du médicament en France, avec une vraie rémunération du pharmacien pour son travail. Sortir du système mafieux, et opaque de remises arrières, éviter les faux-nez, devient urgent. Il faut juste que nos professions deviennent adultes, prennent leurs responsabilités, et que les gouvernements nous disent ce qu'ils veulent faire de la société (Fastoche non?).

    Bref on est vraiment bien parti....
  • 26/10/2018 à 09:27
    ouf
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    Normal qu'ils payent la différence , la collectivité n'a pas a payer ce cout supplémentaire inutile .
    quand ils ont besoin d 'une ambulance ils choisissent la marque du véhicule : Mercedes non substituable !
  • 26/10/2018 à 10:23
    drlouzou
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    Ouf et Faml ont raison . Si ces pratiques sont réelles , il serait judicieux de porter plainte au CROP , le tarif est normalement 18 mois d’interdiction . À moins que suivant la fable « que vous soyez puissant ou miserable »
    , nous connaissons la suite ....
  • 26/10/2018 à 10:56
    BREZHONEG
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    Moi,j'ai deja donné.Au debut du generique, j'ai joué le jeu.Et
    j'ai vu les clients que ça me faisait perde au profit du cher confrere d'a coté qui donnait du princeps et la cpam qui ne faisait rien pour stopper ça (toujours planquée pour ne pas abimer son image et refiler l'impopularité aux brav'cons).Donc maintenant, je ne serais pas le premier...j'attend la grande campagne de la Secu expliquant a la population pourquoi elle fait ça, et que les pharmaciens n'y sont pour rien.
  • 26/10/2018 à 11:21
    Pragma
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    Je ne vois pas le problème. Si le patient ne veut pas du générique sans JUSTIFICATION médicale étayée, il est normal qu'il paye la différence. Un peu de citoyenneté ferait du bien.

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