15/10/2018 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Etudiants en pharmacie : état des lieux d’une filière délaissée

4802, c’est le nombre de réponses exploitées dans son enquête « Le Grand entretien 2.0 » lancée en 2017 par l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (ANEPF). Une enquête qui fait la lumière sur les conditions de vie et d’études des étudiants en pharmacie. Une enquête assortie de propositions concrètes d’amélioration, transmises aux différentes instances professionnelles, ministérielles et universitaires.
Pharmacie, cours, fac, entretiens dirigés, travaux pratiques, CFA, Roure, Seyne-sur-Mer Mathieu Ducaroy

On savait la filière pharmacie mal aimée des étudiants, les chiffres de l’enquête « Le Grand entretien 2.0 » de l’ANEPF le prouvent : elle ressort en premier vœu lors de leur première année de Paces seulement dans 48,32 % contre 63,75 % dans la version 1.0 de 2014. Une des solutions envisagées par l’ANEPF est de confier l’information et la promotion de la filière à des tutorats lors de salons d’orientation professionnelle et dans les lycées.

Concernant les enseignements, le rapport fait montre d’un absentéisme galopant pendant les cours magistraux (+ 130 %) ; les étudiants évoquent des cours trop longs et monotones, regrettent aussi le manque d’interactivité ou encore l’inadéquation entre certains cours et la réalité professionnelle. « 62 % des étudiants interrogés estiment qu’il manque des thématiques de cours pour leur futur exercice professionnel », indique Robin Tocqueville-Perrier, président de l’ANEPF qui demande plus d’enseignements dirigés et de stages ainsi que des évaluations de l’étudiant au travers d’un contrôle continu accru. L’objectif est d’opérer un profond toilettage des cours afin de passer « d’une maquette de connaissances » à une « maquette de compétences ». Des compétences qui devront également être linguistiques en inscrivant l’anglais comme un enseignement obligatoire et en facilitant les échanges internationaux entre étudiants.

Sur les affaires sociales et la vie estudiantine, l’enquête pointe du doigt la nécessité de travailler en officine pour pallier aux difficultés financières : plus de 6 étudiants sur 10 ont recours au salariat (12 % d’entre eux effectuent plus de 100 heures par mois) et 17,72 % sont en forte ou très forte difficulté, en dépit des aides existantes qui mériteraient d’être revalorisées et mieux diffusées auprès des étudiants.






François Pouzaud

Les dernières réactions

  • 16/10/2018 à 07:18
    rab74
    alerter
    comment, en première année, peut on juger de ce qui est utile pour le métier ou pas? Quelle connaissance, autre que livresque ou imaginaire, ont-ils de la profession? Quant à développer des compétences sans un sérieux socle de savoirs, dans un métier aussi polyvalent que la pharmacie, j'ai du mal à imaginer... si on disait plus franchement que le métier devient peu attractif: gains non proportionnés au travail fourni et aux risques encourus, législation hallucinante, j'en passe et des meilleures, on trouverait peut-être de vraies solutions? avant l'anglais, c'est le juridique qui devrait être renforcé (la profession est régulièrement allumée par la DGCCRF, le fisc, l'inspection du travail), l'IA pour la gestion des nouvelles tâches (PDA, telemédecine)...surtout, chers étudiants, si les cours ne vous plaisent pas, n'insistez pas, réorientez vous: le métier ne vous plaira pas d'avantage!
  • 16/10/2018 à 09:11
    MAURICE
    alerter
    De toute façon le système de sélection par année commune à la médecine, fait perdre la possibilité aux gens motivés, d'accéder à la pharmacie. Le risque que des candidats médecins ayant échoués, se retrouvent à occuper une profession qui est un pis aller pour eux, est évident. C'est une perte sèche pour tout le monde.
    Les technocrates qui nous gouvernent, ne font qu'empirer les situations.
  • 16/10/2018 à 12:03
    BREZHONEG
    alerter
    Ca va dans le sens des 10 000 fermetures.Ne pas compter
    sur quelque decideur que ce soit pour faire cesser l'assechement du vivier de successeur(e)s , en prenant les mesures qu'il faudrait.
  • 17/10/2018 à 08:27
    Guillaume Allard, Pharmacien adjoint
    alerter
    Il est vrai que les cours allant de la 1 ère année à la 4 ème au premier semestre, c’est à dire avant le choix de filière, sont très orientés internat. J’ai commencé à travailler en officine dès la 2 ème année et c’est ça qui m’a fait aimer ce métier au combien polyvalent en constante évolution, les cours étaient ennuyeux à mourir, c’est pourquoi une refonte du système a sa base semble s’imposer, introduire des stages plus fréquents pour donner goût au comptoir, supprimer ce stage de 1 an en hôpital pour les étudiants en filière officine ou du moins le réduire à 3 mois maximum. Quant au stage de 6 mois rémunéré moins de 600€, il faut le revoir en profondeur, c’est une réelle exploitation, pourquoi ne pas instaurer un suivi du travail de l’etudiant Lors de son cursus ? Un carnet fil rouge qui permettrai de déterminer le temps qu’il a encore à passer au comptoir pour voir les points qui n’ont pas été abordé les années précédentes. L’examen de validation de stage à Marseille est dingue, les préparations occupent une place importante, 2h d’epreuve Contre 20 minutes de commentaire d’ordonnance.
    Se tourner vers l’étudiant pour lui donner envie est primordial pour relancer l’engouement pour notre belle profession

Réagir à l'actualité

Pseudo :
Vous êtes un professionnel de santé ? Faites le savoir dans vos contributions en affichant le pictogramme "Professionnel de santé certifié" . Inscrivez-vous ou identifiez-vous puis transmettez-nous un justificatif de votre qualité de professionnel de santé (photocopie de carte d'étudiant, de diplôme, de carte de l'Ordre...).


Cet espace a vocation à débattre et partager vos avis sur nos contenus. En réagissant à cette actualité, vous vous engagez à respecter les conditions générales d’utilisation du Moniteur des pharmacies.fr. Tout commentaire calomnieux ou injurieux sera supprimé par la rédaction.

Maintenant que l’arrêté a été publié au Journal officiel, envisagez-vous de déployer la téléconsultation dans votre pharmacie ?



MON ESPACE FORMATION

L’abonnement au Moniteur des pharmacies inclut désormais l’accès à tous les modules de formation en ligne, dont les modules agréés DPC, sans frais supplémentaires.

Les médicaments à délivrance particulière

Pour délivrer en toute sécurité

Le Pack

Moniteur Expert

Vous avez des questions ?
Des experts vous répondent !



En poursuivant votre navigation, vous acceptez les CGU ainsi que l'utilisation des cookies pour vous proposer des services et offres adaptés à vos centres d'intérêts.
En savoir plus

OK