Economie officinale en avril 2023 : le chiffre d’affaires tient mais la marge… - 08/06/2023 - Actu - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
08/06/2023 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Economie officinale en avril 2023 : le chiffre d’affaires tient mais la marge…

Getty Images/iStockphoto

Selon les données mensuelles fournies au Moniteur des pharmacies par Iqvia (panel représentatif de plus de 14000 pharmacies), le chiffre d’affaires moyen total n’est en recul que de 0,5 % en avril 2023 par rapport au même mois de l’année précédente (173 270 euros versus 174 059 euros).

Le nombre moyen de clients par pharmacie ressort à 4655 pour un panier pour l’ensemble des ventes de 37,62 euros, 52,33 euros par ordonnance (il y en a eu 2761 par pharmacie comprenant 3,71 unités) et 16,18 euros hors ordonnance.

En ce qui concerne le marché du remboursable, on peut même considérer qu’il est quasi constant (139 837 euros cette année contre 140 036 euros en 2022).

Et la marge ? Pour elle, ce n’est pas tout à fait la même musique… Non seulement le taux de marge perd presque 3 points sur le marché total (20,22 % versus 22,83 % un an plus tôt), mais en valeur, c’est un trou dans la comptabilité de plus de 4500 euros (35 033 euros contre 39 742 euros) que l'on peut constater.

Si l’on s’en tient au remboursable, c’est pire encore, effet Covid-19 oblige. Malgré une baisse du prix des tests de dépistage mise en place le 1er avril 2022, la marge moyenne ressortait à 29 882 euros pour un taux à 21,34 %. Un an plus tard ? Les chiffres sont sans appel :  24 913 euros et un taux de marge à 17,82 %.

Dans un communiqué publié le 8 juin, l’Union nationale des pharmacies de France (UNPF) mentionne une marge officinale en baisse de 4,8 % par rapport à avril 2022 hors missions liées au Covid-19. Soulignant que, dans le même temps, « les pharmacies d'officine sont touchées de plein fouet par l’inflation, la hausse des charges et les baisses de prix répétées sur les produits de santé ». 

« Dans ce contexte, il aurait été déraisonnable d’envisager une hausse salariale de plus de 2% (faisant suite à deux augmentations successives de 3 % chacune en 2022) », soutient le syndicat. Tout en rappelant qu’une enquête de Pôle Emploi a récemment classé les pharmaciens au 2e rang des professions qui ont le plus de mal à recruter.



Laurent Lefort

Les dernières réactions

  • 08/06/2023 à 20:25
    x
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    Allez je verse une petite larme
  • 09/06/2023 à 08:42
    habilis
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    Merci pour votre contribution et ce commentaire très constructif, X. Visiblement, vous ne voulez pas comprendre comment marche une entreprise...
  • 09/06/2023 à 09:13
    PharMarx
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    Quand on a connu ou qu on connaît encore des pharmaciens qui proposent des salaires égaux ou inférieurs aux minima conventionnels, on verse effectivement une petite larme.
  • 09/06/2023 à 10:24
    Jeum37
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    J’aurais aimé connaître l’évolution du nombre de clients d’une année à l’autre.
    On dirait que les ordonnances classiques se vident de leur substance mais que l’on récupère toutes les molécules chères (et non rémunératrices) de l’hôpital ! Je ne vois quasiment que cela comme explication hors Covid.
    Il serait temps que nos syndicats comprennent qu’on ne peut pas survivre avec une marge fixée à zéro, des honoraires au nombre de boîtes (ils se battent actuellement pour les ordonnances de plus de 3 produits alors que la moyenne atteint difficilement ce nombre, avec une tendance à la baisse…), des ruptures de stock (temps perdu et ventes perdues), peu de personnel (donc on est en capacité de servir moins de clients que ce que l’on voudrait), etc.
    Supprimez-nous les gardes (inutiles et non rémunératrices; on épuise des ressources de main d’œuvre - généralement le titulaire mais pas toujours - pour pas grand chose), acceptez de payer le prix réel des médicaments (plutôt que de baisser continuellement leur tarif en organisant ainsi la pénurie), laissez-nous de la marge pour pouvoir fonctionner (MDL totalement écrasée et égale à zéro pour les médicaments chers) et laissez-nous nous occuper pleinement des médicaments et prolongeant les traitements chroniques équilibrés, en prenant en charge le petit risque (cystites, œil rouge, etc.). Avec ces pistes simples, on peut améliorer largement la qualité de la prise en charge de la population, notre bilan comptable et les conditions de notre exercice (donc l’attractivité de la filière).
  • 09/06/2023 à 11:42
    x
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    le fric!!!le fric!!!! quel triste corporation!!!!
  • 09/06/2023 à 17:53
    Adjoint 69
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    Je me répète mais quand le prix de vente moyen d'une officine française est superieur et de loin à tous pays d'Europe , il est fraîchement risible , ridicule et pingre de se plaindre de la marge ....sur le medicament remboursé qui est elle aussi la plus importante d'Europe.
    Tant que les prix de vente des officines ne baisseront pas drastiquement ( en moyenne) c'est qu'il y a du gras à tous les étages.
  • 10/06/2023 à 11:54
    OJF
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    Il y a surtout beaucoup de gras pour les charges, l'Urssaf ...
  • 19/06/2023 à 21:31
    Casper
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    Tant que fleuriront autant de sci immobilière detenue par les titulaires, les chiffres parlant de marge me semblent galvaudé.

    Le ca avait une valeur de reference lorsque les marges etaient fixes et uniquement sur du remboursé.

    Comme d autres articles mettent en lumière, la part de conseils a augmenté de 6 points .

    Ce qu il faut determiner c est peut etre aussi que les patient vont moins chez le medecin avec des peescriptions longues et choississent leur traitement plutot que le suivre .

    Les generations futures sont moins ancrées dans du tout medicaments et du tout diagnostic comme les baby boomers pour resoudre leur problème.

    Mais ils font plus confiance en leir pharmacie et les conseils et recommandations prodiguées.

    Cela profite aux pharmacies bien implantées avec des equipes stables et organisées qui ont recours a des extra pour servir plus de clients plus informés ( pas forcement bien informés ) .

    Les charges comme électricités ( halogenes, robots, automates ) ont effacé une parti d excedent de marge cette année .

    Le probleme effectif est le prix de vente des officines qui doivent etre bloqué car le remboursement dans les charges faussent grandement les resultats des équipes.
    Et morsque ce remboursement a ete effectif, n oublions pas que ces dividendes vont dans les poches de certains sans garantir l investissement propre a l officine et la bonne continuité de service.

    D ou les sci ....a
  • 19/06/2023 à 22:01
    Casper
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    Et lorsque l on regarde en details les comptes des pharmacies qui font faillites.

    D un, certains les organisent ( reference au fraudeur avec plus de 30 appartements achetés et qui a mis sa pharmacie en faillite)

    De deux, dans les charges internes, les salaires qui plombent l officine est celui des titulaires et pas du tout les assistants ou les preparatrices et generalement preferent faire perdurer cette situation en limitant leurs effectif ou en le diminuant meme si cela engendre de fait une baisse de volume donc de ca et de marge .

    Lorsqu on arrete d investir dans une entreprise, celle ci ne croit plus, elle pereclite toujours ( base economie ).

    De trois, une recurrence est le manque d organisation structurelle de la pharmacie entre celle du travail et des taches qui font que l equipe reste ou pas , de l endettement lié a des strategies specifiques comme le discount et le fait de vouloir croire qu il faut conserver un ebe important alors que l ebe sert les trois dernieres annees avant la vente de l entreprise.

    Les personnels et leurs salaires ont ete des sources d ajustement d endettement qui ne le sont plus par defaut de personnel surtout de personnel qualifié tant assistants, titulaires et preparateurs.

    Cout oui mais surtout investissement de qualité contrairement a un cout plus faible mais generant des risques qui ne sont plus acceptables et viables pour l entreprise.

    C est avant tout la penurie de personnel qualifié et permanent en poste donc en competences qui affectent la marge des pharmacies et de n importe quel autre secteur d activité a présent.

    Cette main d oeuvre se rarefie par les desaffectations, les arrets de parentalité plus ou moins longues, le manque de mise a jour de connaissance.

    Ex: une pharmacienne qui explique a une patiente que l eryfluid solution est un bain de bouche sans se poser de question .

    Ou que calcibronat c est pour l apport en calcium pour les os.

    Il y a des pharmacies qui ne connaissent que croissance et d autres decroissance.

    Sur 14 000, la disparité des chiffres n apparait pas .
    Cela suffit juste a rassurer les mauvais de leurs chiffres.

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