Dispensation à l’unité : pourquoi les pharmaciens sont-ils réticents ? [Vidéo] - 25/02/2022 - Actu - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
25/02/2022 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..

Dispensation à l’unité : pourquoi les pharmaciens sont-ils réticents ? [Vidéo]

La dispensation à l’unité est une promesse d’Emmanuel Macron qui remonte à 2017 lorsqu’il était candidat à l’élection présidentielle. Cinq ans plus tard, à l’approche de la fin de son mandat en tant que président de la République, marqué par deux ans de crise sanitaire, il fait de la lutte contre le gaspillage et le mauvais usage des médicaments une de ses priorités. Sans aller jusqu’à obliger les pharmaciens à le faire et sans récompenser non plus les plus aventuriers qui se lanceraient.

C’est dans le cadre de la loi relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire de 2020, que la dispensation à l’unité des médicaments est entrée en vigueur le 1er janvier 2022, avant même la parution au Journal officiel datée elle du mercredi 2 février. Pour le pharmacien, la dispensation à l’unité reste optionnelle et ne donne lieu à aucune rémunération spécifique. Or, la dispensation à l’unité exige d’ouvrir la boîte, de trouver un nouvel emballage, de l’étiqueter et d’y ajouter une notice. Bref d’avoir du temps et, comme le dit l’adage ,« le temps, c’est de l’argent ! ». C’est en tout cas le constat de Béatrice Clairaz, pharmacienne titulaire à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine), qui a participé à l’expérimentation sur la dispensation d’antibiotiques à l’unité, menée entre 2014 et 2015 et qui ne souhaite pas aujourd’hui poursuivre la démarche. Elle explique, arguments à la clé, le pourquoi du comment. Loin de minimiser les enjeux environnementaux et de l’antibiorésistance qui se cachent derrière la dispensation à l’unité, Béatrice Clairaz se demande pourquoi l’industrie pharmaceutique ne participe pas à cet effort collectif aux côtés des pharmaciens. Un point de vue que partagent également les syndicats de la profession et l’Ordre national des pharmaciens.



Audrey Chaussalet

Les dernières réactions

  • 25/02/2022 à 12:12
    BREZHONEG
    alerter
    Deja que le travail sur un dossier de tiers payant est 12 fois plus long qu'une vente "normale", comme pratiquée dans d'autres magasins, avec la delivrance à l'unité ,nous allons passer à 15 fois.C'est à, dire qu'au bout de 6 delivrances on aura perdu 1 heure.(non payée, bien sur).
    On voit bien que le but réel est d'asphyxier le reseau en l'etouffant sous des taches qui ne manquent à personne quand on n'a pas le temps de faire plus que ce qu'on faisait deja en delivrant. A propos , on ne voit plus de ces statistiques si parlantes a propos des "Entretiens sur les Anticoagulants", les 1er mis en place et qui doivent donc avoir atteint leur regime de croisiere, n'est ca pas?
  • 25/02/2022 à 17:15
    pascal.r
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    La délivrance à l'unité n'a absolument aucun intérêt
    - ni écologique : plus de conditionnement + de papier
    - ni économique : cout de la délivrance nécessairement superieur
    ...
    Mais par contre beaucoup d’inconvénients
    - perte de temps énorme, attente comptoir
    - majoration dingue du risque patient qui mélange tout à la maison
    - facturation complexe
    - surconsommation de médicament chez le malade (plus de boite "tampon" faisant le lien)
    - surconsommation de médicament en EHPAD dans le cadre des PDA
    ...
    Le gaspillage des médicament c'est, et ce n'est pas une découverte.
    - dans le cas des antibiotiques, un non respect des posologies AMM par les médecins
    - dans le cas général, le tiers payant, le tout gratuit
    Sur ces deux points, la délivrance à l'unité n'a quasiment aucun effet !
  • 25/02/2022 à 20:54
    ouf
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    Si on ne peut pas demander aux médecins de respecter la posologie de l'AMM, les labos n'on qu'a faire des boites de 1 comprimé .
  • 26/02/2022 à 20:54
    Grégory Cuffel, Autre professionnel de santé
    alerter
    Le choix des posologies repose sur bons nombres de variables vous ne l'ignorez pas, fonction du poids, fonction rénale, fragilités, etc ... pathologie.

    La plupart (enfin j'espère des relativement jeunes médecins) prescrive en mg ou g/kg)
  • 27/02/2022 à 19:36
    Fleur
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    Kalmine reviendrait il ?celui qui sous un emballage par unite ,etait trés demandé.....par nos grands mères
  • 29/07/2022 à 10:02
    Pharma60
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    Ca peut avoir un intérêt quand on voit le gâchis qui existe parfois.
    Mais c'est clair qu'aucun pharmacien ne voudrait s'y mettre tellement ça a l'air galère à gérer au quotidien...
  • 29/07/2022 à 19:38
    Eleglin
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    Zero interet au deconditionnement. Cela ne reglera pas le probleme des traitements inutilisés par inobservance, cela fera du conditionnement supplementaire et reduira tout l intérêt de la serialisation. De toute facon, le circuit actuel n est pas prévu pour.... Une idee nulle, on la laisse tomber et on passe a autre chose
  • 29/07/2022 à 23:46
    domim
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    Depuis longtemps, je demande que les labos de médicaments nous fassent des conditionnements à posologie pour 7 jours,
    14 jours
    et 28 jours , ce qui, évidemment éviterait le gaspillage.

    Je pense que ce serait la façon la moins coûteuse de pouvoir délivrer les médicaments, sans que cela devienne un temps perdu fou pour les pharmaciens, qui, déjà, sont les écrivains publics pour leurs patients qui leur jettent sur le comptoir leurs feuilles de remboursement de l'acte du médecin car ils ont la flemme de les remplir et envoyer eux mêmes.....










  • 30/07/2022 à 10:35
    cpvxo
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    vous agitez pas!!!ca viendras c 'est juste une question de temps!!
  • 31/07/2022 à 08:07
    pharma56
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    Encore une fois, c'est la pharmacie qui doit faire le travail des labos.
    La 1° exigence à avoir, c'est d'obliger les fabricants à fournir des spécialités en conditionnement unitaire (à l'hôpital, à peine 50% des produits utilisés sont disponibles sous cette forme).
    Alors seulement à ce moment là,on pourra reparler de déconditionnement.....
    Tout le reste à déjà été évoqué ci-dessus (temps, rémunération,...)
  • 31/07/2022 à 14:05
    drlouzou
    alerter
    Comme d'habitude, les pharmaciens redoutent de sortir de leurs zones de conforts. La pratique de la vaccination et des tests, a démontrée que nous savons nous adapté . La vente à l'unité en pharmacie se pratique dans de nombreux pays . Dans les magasins je ne sait pas (:-))

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