10/01/2019 | Le Moniteur des pharmacies.fr ..
CPTS, MSP, interpro, réseau, automesure tensionnelle, mois sans tabac, Doctolib morganimation - Fotolia

Le 9 janvier, Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, a visité la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) Paris 13. Le déploiement de 1 000 CPTS d’ici 2022 est en effet l’une des 10 mesures phares du plan « Ma Santé 2022 ». La CPTS Paris 13, constituée en juin 2018, regroupe 150 professionnels de santé dont tous les pharmaciens de l’arrondissement (environ 70). Elle est financée par l’ARS à hauteur de 137 000 € par an durant trois ans. Sa création fait suite à la maison de santé pluridisciplinaire (MSP) née du regroupement de deux cabinets médicaux en 2011 et d’un réseau d’une quarantaine de professionnels de santé travaillant en coordination. C’est dans ce cadre que les pharmaciens ont commencé à participer à des projets. Le premier consiste pour les pharmaciens volontaires à expliquer à des patients l’automesure tensionnelle (3 mesures le matin et 3 le soir durant 3 jours) lorsque leur médecin leur prescrit de prendre leur tension. Les officinaux disposent d’un stock d’autotensiomètres qu’ils prêtent aux patients et dont ils montrent le fonctionnement. Ce sont aussi eux qui transmettent les données au médecin traitant. Les pharmaciens sont rémunérés 12,50 € par patient. « La deuxième étape pourrait être une adaptation du traitement », remarque Michel Leroy, pharmacien membre de la CPTS.

La deuxième expérimentation concerne le « Mois sans tabac ». Depuis trois ans, les pharmaciens volontaires qui ont suivi une formation de tabacologie, peuvent, après un entretien, prescrire et délivrer des substituts nicotiniques à condition que les patients fournissent leurs coordonnées et acceptent d’être appelés au bout de 15 jours. « La première année, nous avons délivré ces substituts nicotiniques – patchs et pastilles en fonction des besoins – pour une semaine, la deuxième année pour 15 jours et, en 2018, pour 4 semaines, généralement en deux fois après un entretien avec la personne sur son sevrage et les éventuels effets indésirables », précise Michel Leroy.

Enfin, le troisième projet, qui sera lancé vers la mi-janvier, doit permettre aux pharmaciens de prendre pour leurs patients des rendez-vous médicaux via Doctolib et une adresse mail de la pharmacie. « L’objectif est de permettre d’assurer la continuité des soins pour les patients qui ne disposent pas d’un outil numérique ou ne savent pas l’utiliser. Il s’agit aussi de « rattraper » les personnes qui échappent au système de santé en étant sûrs qu’ils vont consulter un médecin », explique le pharmacien. Une évaluation sera réalisée dans un an, Doctolib adressant un relevé des rendez-vous pris par les pharmaciens. « Ces expérimentations et ce travail en coordination montrent que les pharmaciens ont une place dans le système de santé », conclut Michel Leroy.






Magali Clausener

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