Covid-19 : la pharmacie peut-elle bénéficier du téléservice d’arrêt maladie ? - 14/01/2021 - Actu - Le Moniteur des pharmacies.fr
 
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Covid-19 : la pharmacie peut-elle bénéficier du téléservice d’arrêt maladie ?

Le site de l’Assurance maladie qui autorise les salariés présentant des symptômes du Covid-19 à établir un arrêt de travail, précise les populations cibles et, parmi elles, les officinaux. Cependant, le nouveau texte reste toujours flou.
ameli, arrêt de travail, covid-19 Pixabay

Face à la recrudescence des patients atteints du Covid-19, l’Assurance maladie a mis en place un nouveau téléservice permettant aux personnes présentant des symptômes du Covid-19 de solliciter un arrêt de travail dérogatoire via le site declare.ameli.fr. Ainsi, le salarié n’a plus besoin d’aller chez le médecin pour obtenir un arrêt de travail dans l’attente d’un test qu’il doit réaliser dans les deux jours suivant l’arrêt. Parallèlement, le décret du 8 janvier harmonise les conditions d’indemnisation des arrêts maladie liés à l’épidémie.

Si ce service est ouvert largement à l’ensemble des salariés « ne pouvant pas télétravailler» , soit en raison de leurs symptômes soit de leur poste, le doute existe pour les salariés de l’officine.

Depuis le 10 janvier, le site indique que “les professionnels de santé de ville (libéral ou salarié) ou personnels d'une structure ambulatoire (cabinet médical, officine de ville, centre de santé, laboratoire de biologie médicale, transport sanitaire…) [...], peuvent dans certains cas faire l'objet d'une dérogation à l'isolement, au cas par cas, en fonction de la nature des symptômes et de la nécessité de maintenir l'offre de soins dans leur territoire. Ils doivent donc, avant d'utiliser ce téléservice, évaluer l'opportunité de maintenir l'activité en lien avec leur employeur s'ils sont salariés, ainsi que les mesures renforcées à mettre en œuvre si l'activité doit être maintenue.”

Ce texte flou (« dans certains cas ») laisse donc une large marge de manœuvre à l’employeur pour refuser l’arrêt de travail.

Rappelons que l’employeur est responsable de la préservation de la santé des salariés. A ce titre, il doit prendre toute mesure pour garantir la santé tant physique que psychique de l’équipe. Ainsi, si un salarié atteint du Covid-19, ou présentant des symptômes, poursuit son travail au comptoir et contamine d’autres personnes, l’employeur pourra être déclaré responsable et devoir verser des dommages intérêts à chaque membre de l’équipe s’il n’a pas fait preuve de prudence et respecté les règles du protocole national. De même, le stress engendré par la présence d’un collègue potentiellement contagieux pourra être indemnisé. L’employeur refusant l’arrêt maladie d’un salarié potentiellement atteint de la Covid-19 doit avoir cela en tête.



Anne-Charlotte Navarro

Les dernières réactions

  • 14/01/2021 à 15:00
    roller33
    alerter
    Je trouve, au contraire, que la lecture du texte intégral est très claire :

    " Attention, si vous êtes professionnel de santé de ville (libéral ou salarié) ou personnel d'une structure ambulatoire (cabinet médical, officine de ville, centre de santé, laboratoires de biologie médicale, transporteur sanitaire, …) ou d'une structure relevant de l'accompagnement social et médico-social à domicile (SAAD, SSIAD, SPASAD), une demande d'arrêt dérogatoire n'est possible que si l'éviction de toutes les personnes contacts à risque ne compromet pas la conduite de l'activité de soins de ville ou l'accompagnement des personnes à domicile. Il est donc nécessaire de vous rapprocher, le cas échéant, de votre employeur avant d'effectuer votre démarche via ce téléservice. "

    Le seul motif pour lequel le recours à l'auto-prescription d'un arrêt maladie pourrait s'avérer préjudiciable à la continuité du service à la population, c'est qu' une partie conséquente du personnel de l'officine soit considérée comme cas contact.

    Or, faut t'il encore le préciser, un cas contact concerne un individu ayant été exposé pendant au moins 15 minutes et à moins d'un mètre d'un autre individu testé positif, et tout ceci sans port du masque de part et d'autre.

    Cela parait hautement improbable dans une officine, ou alors le personnel est complètement inconséquent par les temps qui courent ( cela ne peut concerner que le temps de la pause déjeuner, or il est évident qu'au sein de l' officine les personnes doivent se succéder pour manger puis aérer, afin de respecter les mesures barrières préconisées par le ministère du travail, ce à quoi doit veiller l'employeur )
  • 14/01/2021 à 23:04
    JoseAntonio
    alerter
    La réaction a été supprimée car elle ne respecte pas la charte du site.

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